//img.uscri.be/pth/ef3c4036a1dde24349a3231e7f90453e93a4d398
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Une nuit en Écosse

De
198 pages
Karen Hawkins, de la liste des auteurs à succès du New York Time, débute une pétillante nouvelle série avec cet excitant récit mettant en scène une beauté désespérée dans une quête urgente, un sombre comte marqué par son atroce passé et le trésor ancien qui relie leur destin.
Un ravisseur mystérieux…
Quelqu’un tient son frère prisonnier en échange d’une boîte en or et onyx couverte de runes mystérieuses, alors Mary Hurst se rend au presbytère familial afin de retrouver ce précieux artéfact. Mais l’homme qui le détient, Angus Hay, le Comte d’Erroll, ne compatit pas du tout à sa détresse.
Un étranger menaçant…
Lui-même prisonnier de son passé sombre, Angus refuse de céder la boîte et de laisser Mary partir! Se méfiant de la séduisante mission de la jeune femme, il fait le voeu de lui soutirer une confession, mais elle possède un caractère fougueux et une volonté aussi forte que la sienne.
Une malédiction immuable
La passion s’enflamme entre eux, mais maintenant l’enjeu est plus grand: un ennemi inconnu traque la boîte précieuse et rien ne l’arrêtera. Risquant tout par amour, Angus doit résoudre le mystère qui se cache derrière les runes… et faire confiance à l’unique femme pouvant réveiller son coeur délaissé.
Voir plus Voir moins
— Je dis que vous resterez ici, et ici vous resterez, dit Engus.
Mary renifla. — Hum. Angus n’arrivait pas à y croire. Elle avait reniflé à son intention, ne le prenant absolument pas en compte. Comment osait-elle ? Par Dieu, il allait lui montrer qui décidait et ce qu’il allait tolérer ou non. Il la souleva dans ses bras et l’embrassa. « Tu avais juré de ne plus jamais l’embrasser, lui murmura à son oreille son côté logique. Tu devrais t’en soucier. » Son côté logique avait probablement raison, mais son côté vigoureux se démenait pour le dominer. Son corps était douloureusement conscient de la douceur de ses courbes, de la pression de sa poitrine contre son torse. D’une manière ou d’une autre, il allait conquérir cette femme, la faire plier à sa volonté, et il savait déjà qu’il y avait un moyen, un unique moyen, de faire taire son discours exaspérant. Cependant, s’il l’embrassait à nouveau, il ne savait pas s’il aurait la force de s’éloigner. Sa captive prit les choses en mains. Maintenue prisonnière contre son torse, ses yeux lançant des poignards, elle saisit son col et planta un baiser sur ses lèvres étonnées. Angus sentit la pression de ses lèvres douces avec un féroce mélange de plaisir et de furie qui fit dissoudre sa maîtrise d’un seul cruel baiser. S’abandonnant à sa passion, il accrut son étreinte et intensifia le baiser.
Éloges pour KAREN HAWKINS…
« Toujours amusant et affriolant, un livre de Karen Hawkins est un vrai délice ! » — Victoria Alexander « Karen Hawkins écrit des récits vifs, amusants et affriolants, parfaits pour une journée pluvieuse, une journée ensoleillée ou n’importe quelle journée ! » — Christina Dodd « Karen Hawkins saura vous toucher et vous faire rire. »
— Rachel Gibson
Copyright © 2010 Karen Hawkins Titre original anglais : One Night in Scotland Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Pocket Star Books, une division de Simon & Schuster, Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Deshaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Illustration de la couverture : © Craig White et © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89767-308-6 ISBN PDF numérique 978-2-89767-309-3 ISBN ePub 978-2-89767-310-9 Première impression : 2016 Dépôt légal : 2016 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 ImpriméauCanada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Hawkins, Karen [One night in Scotland. Français] Une nuit en Écosse (L’amulette Hurst ; 1) Traduction de : One night in Scotland. ISBN 978-2-89767-308-6 I. Deshaies, Sophie. II. Titre. III. Titre : One night in Scotland. Français. PS3558.A8231647N5314 2016 813’.54 C2016-940683-0
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Pour Nate, alias Hot Cop
Merci d’être aussi patient avec mon état presque constant de « démence de date butoir », lequel est occasionnellement rompu par le légendaire état de « frousse de version préliminaire », suivi de près par une (très courte) période d’« euphorie de sortie du livre ».
Tu fais sourire mon âme.
REMERCIEMENTS
Des remerciements spéciaux à Waldo, un entraîneur personnel formidable ; Sue, une assistante personnelle prodige ; et Julietta, une chef légèrement paranoïaque, mais dévouée. Merci d’avoir offert tant de merveilleux conseils et trucs sur la forme physique et l’organisation ainsi que des centaines d’incroyables (et faciles !) recettes pour mon nouveau site Web, www.karenhawkins.com. Grâce à vous, mes amis, www.karenhawkins.com est génial ! Louxor, Égypte 12 avril 1822
Très chère famille, J’écris ces mots à la hâte. Depuis mardi dernier, je suis toujours en Égypte, l’« invité » d’un soufi qui ne m’autorise pas à partir avant que j’aie rendu un artéfact que j’ai légitimement acheté à un antiquaire du Caire. Cela m’irrite de le rendre, mais il semble que j’en sois obligé. William, dès que vous le pourrez, rendez-vous en Écosse, au nouveau château de Slains, et demandez à mon ami le comte d’Errollde confier l’artéfact à vos soins. Puis livrez-le en toute hâte à ma fidèle (mais pénible) assistante, mademoiselle Jane Smythe-Haughton, laquelle vous avez rencontré lors de votre dernière visite. Elle loge en ce moment au consulat de Malfi et attend votre arrivée. Mère, ne vous inquiétez pas. J’ai été dans de pires pétrins et m’en suis tiré indemne. J’ai pleinement l’intention de poursuivre cette tradition. Bien à vous, Michael
CHAPITRE1
Aberdeenshire, Écosse 12 mai 1822
L a grande porte en chêne de l’auerge s’ouvrit avec fracas, le vent glacial fit tourillonner de la neige sur le sol irrégulier en planches rugueuses. Presque tous ensemle, les occupants de la pièce regardèrent la nouvelle venue, une jeune demoiselle lourdement emmitouflée et manifestement choquée par le terrile temps. Grelottant des pieds à la tête, Mary Hurst agrippa la porte avec ses deux mains gantées et se démena pour la fermer. Sa domestique apparut, et ensemle, elles parvinrent enfin à fermer la porte, toutes deux haletantes sous l’effort. — Merci, Aigail. — Y’a pas d’quoi, mademoiselle. Aigail se frotta les ras et jeta un coup d’œil à la ronde avec intérêt. — Ça alors, mademoiselle, y’a eaucoup de gens dans c’t’étalissement. Mary dénoua l’écharpe qui protégeait son menton et ses oreilles du temps rigoureux et cligna des yeux devant les regards tournés vers elle. Le mauvais temps avait amené tous les autres voyageurs vers la seule auerge disponile sur cette particulièrement longue et isolée route écossaise. Mary traversa la grande arche qui menait à la salle commune. — Je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie. Aigail frotta ses mains gantées ensemle. — Oui, c’est aussi froid qu’le téton d’une sorcière ! Le visage de Mary s’enflamma quand deux fermiers et un marchand ien emmitouflé assis autour d’une tale près de la fenêtre s’esclaffèrent. Un pasteur assis à la longue tale du uffet décocha à Aigail un regard dur, avant de replonger dans son assiette. Pendant ce temps, dans le coin le plus éloigné, deux ouvriers aux allures de voyou gloussèrent ruyamment et firent un clin d’œil quand Mary leur envoya un regard de réprimande. — Aigail, je vous en prie, surveillez votre langage. Nullement intimidée, Aigail sourit. — Ouais, mademoiselle. Elle souleva son cache-nez et examina la pièce avec intérêt, son large visage s’illumina d’un sourire encore plus large. — Ça alors, mademoiselle, regardez tous ces m’sieurs. Mary tourna un regard sévère à sa domestique enthousiaste. — Aigail, les demoiselles ne regardent pas avec admiration les étrangers. Alors, ne regardonspastous ces messieurs. Le sourire d’Aigail s’estompa. — Très ien, mademoiselle, mais… — Pas de « mais ». Mary enleva son écharpe et en secoua la neige fondue. Ce faisant, elle surprit le regard du dernier occupant de l’auerge. Vêtu de la tête au pied uniquement en noir, l’homme était assis à l’unique chaise près de l’âtre crépitant. Plus grand que tous les autres hommes présents dans la
pièce, il avait de larges épaules et de longues james qui faisaient paraître la lourde chaise trop petite. Il était encore enveloppé dans son manteau, et une lourde écharpe dissimulait partiellement son visage. C’était dommage, car il avait une apparence impressionnante : des cheveux noirs tomant sur son front nole, un rouste nez aquilin et de pâles yeux verts, qui captèrent et soutinrent son regard. Aigail dit dans un faux murmure : — Mademoiselle, je pensais qu’on ne devait pas fixer les m’sieurs. Le visage de Mary s’empourpra, certaine que l’homme avait entendu le commentaire inopportun de sa domestique, mais il leur accorda à peine un regard indifférent, avant de retourner son attention vers le feu grésillant, son visage démontrant un ennui dédaigneux. Piquée par ce rejet évident, Mary tourna le dos à l’étranger et tira sur ses gants doulés de laine. C’était un accueil des plus inhospitaliers. Il n’y avait aucune chaise disponile, et aucun des hommes présents ne s’étaient levés quand sa domestique et elle étaient entrées, alors encore moins offerts leur siège. Mais elle pouvait endurer ceci, et encore plus, pour son frère. « C’est pour Michael. Je ne peux pas l’aandonner. » Son frère avait une place spéciale dans son cœur. Il avait été maladif dès sa naissance jusqu’à tard dans son adolescence, quand, miraculeusement, il avait cessé de contracter toutes les maladies qui passaient dans leur village. En une année, il avait perdu son inquiétante toux, acquis un teint doré et pris dix centimètres. Même s’il était entièrement rétali, les longues années où il avait été malade l’avaient formé de différentes manières. Les heures qu’il avait été oligé de passer allongé sur le canapé l’avaient laissé avec peu de chose à faire, sinon dévorer livre après livre. Quand sa santé s’était suffisamment améliorée pour qu’il puisse aller à l’école, il avait découvert qu’il était ien en avance sur ses camarades de classe et quelque part en route était devenu un intellectuel. À la surprise de sa famille, il avait rassemlé son grec et son latin, qu’il pouvait parler couramment, avec ses connaissances avancées en sciences et en histoire et était devenu quelque chose dont personne ne s’était attendu… un égyptologue. Mary dit le mot dans sa tête, le savourant. C’était un nouveau terme, rentré dans l’usage seulement depuis la ataille du Nil de Napoléon. Ses troupes avaient dévasté la vallée du Nil. Après la défaite de Napoléon, l’acquisition d’un grand nomre de trésors anciens égyptiens était venue enrichir les coffres du British Museum. Michael était memre de la Société royale de Londres, une institution fondée en 1660 et se composant de scientifiques dynamiques qui estiment l’évidence empirique par-dessus tout. Les memres ont pris leurs rôles comme experts de premier plan dans l’étude des artéfacts égyptiens très au sérieux. Mais Michael n’avait pas uniquement joint la société pour chercher des artéfacts égyptiens. Il était sur une quête spéciale, dont seule sa famille connaissait l’existence, soit de découvrir l’amulette Hurst, qui avait été volée à un ancêtre et offerte à la Reine Élizaeth 1. L’histoire suggère que l’intrépide reine en était rendue à craindre l’amulette, croyant qu’elle possédait des qualités magiques et l’avait transmise à un messager d’un pays étranger. Le prolème était que personne ne savait de quel pays il s’agissait. Au fil des ans, Michael était devenu convaincu que l’amulette s’était retrouvée en Égypte et il était déterminé à la retrouver.