Nanine

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Français
54 pages
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Description

Extrait : "LA BARONNE. Il faut parler, il faut, monsieur le comte Vous expliquer nettement sur mon compte. Ni vous ni moi n'avons un cœur tout neuf ; Vous êtes libre, et depuis deux ans veuf : Devers ce temps j'eus cet honneur moi-même ; Et nos procès, dont l'embarras extrême Était si triste et si peu fait pour nous, Sont enterrés, ainsi que mon époux."

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EAN13 9782335097559
Langue Français

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EAN : 9782335097559

©Ligaran 2015Avertissement pour la présente édition
Nanine est tirée du fameux roman de Paméla ; ce sujet, qui était tout à fait dans l’esprit et dans le goût
de l’époque, avait déjà séduit Boissy et Nivelle de Lachaussée. L’un avait donné au Théâtre Italien, le
4 mars 1743, Paméla, ou la Vertu mieux éprouvée , trois actes en vers ; l’autre avait donné à la
ComédieFrançaise une Paméla en cinq actes et en vers, le 6 décembre de la même année. Toutes deux avaient
échoué, surtout la seconde, qui n’eut qu’une seule représentation et ne fut pas imprimée ; ce qui donna lieu
de jouer aux Italiens la Déroute des Paméla.
Voltaire jugea prudent de débaptiser l’héroïne. Nanine fut plus heureuse que Paméla. Elle réussit.
« Amusez-vous donc, écrivait Voltaire à Baculard d’Arnaud, le jour de la seconde représentation
(18 juin 1749) ; amusez-vous donc si vous pouvez à Nanine ; voici deux billets qui me restent. Si vous
voulez d’ailleurs vous trouver chez Procope, je vous ferai entrer, vous, vos amis, vos filles de joie ou
nonjoie, partout où il vous plaira. »
« M. de la Place, traducteur du Théâtre anglais (c’est Collé qui consigne ce trait dans son Journal
historique), me dit un fait dont il me jura avoir été le témoin ; il prétend qu’à la troisième représentation de
Nanine, où il assistait, il s’éleva un petit ricanement dans le parterre. Alors Voltaire, qui était place aux
troisièmes loges en face du théâtre, se leva et cria tout haut : "Arrêtez, barbares, arrêtez !" et le parterre se
tut. »
« Il était un peu désagréable, dit Wagnières dans ses Mémoires sur Voltaire , de se trouver à côté de lui
aux représentations, parce qu’il ne pouvait se contenir. Tranquille d’abord, il s’animait insensiblement ; sa
voix, ses pieds, sa canne, se faisaient entendre plus ou moins. Il se soulevait à demi de son fauteuil, se
rasseyait ; tout à coup se trouvait droit, paraissant plus haut de dix pouces qu’il ne l’était réellement.
C’était alors qu’il faisait le plus de bruit. Les acteurs de profession redoutaient même, à cause de cela, de
jouer devant lui. »
Nanine eut ; dans sa nouveauté, douze représentations consécutives. Voltaire fut si content de l’accueil
qui avait été fait à sa pièce, qu’il songea, dit-on, à la mettre en cinq actes ; mais, mieux inspiré, il renonça
à ce projet.