À l'ombre des muses

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Français
74 pages
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Description

Si Aragon avait pour muse Elsa, pour Lan Qyqalla, Lora, c'est la muse et la patrie. Et combien poignante est sa poésie, passionnée, désespérée. Avec Lora nous traversons épreuves et joies. Nous suivons la métaphore de la souffrance , de la perte, nous cheminons avec le poète sur les voies du déchirement et peut-être même de la rédemption ? Il est question de l'amour d'un homme et d'une femme, mais aussi d'un pays et d'une langue, et de ces intrications naît la poésie.

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Date de parution 10 décembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140107474
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Lan Qyqalla
À l’ombre des muses
Préface de Nicole Barrière
Accent tonîque - Poésîe
À l'ombre des muses
« Accent tonique » Collection dirigée par Nicole Barrière « Accent tonique » est une collection destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire. Dernières parutions MARGES ET RIVAGES Dominique Aguessy CHANTS DU CRÉPUSCULE Issa Hassan Al-yasiri LE CAPTIF, EL CAUTIVO Juana Puga LUMIERE, DOUCEMENT Marian Drăghici LE SILENCE D’ENTRE LES NEIGES Sonia Elvireanu J’AIME (ON PEUT PAS PASSER TOUT SON TEMPS D’AMOUR A GUEULER) Philippe Laval UN CIEL POUR UN OISEAU ETRANGER Fethi Sassi POUR TOUJOURS Abdul Hadi Sadoun LE CHANT DE L’AIMANCE Maria Zaki ATELIER EN APESANTEUR Agnès Adda PAYSAGES AVEC FIGURES LANDSCAPES WITH FIGURES
Lan QYQALLAÀL'OMBRE DES MUSESPréface de Nicole Barrière
Du même auteur : Bardh Blanc(monographie) 1995 Nymphe d'un cœur blessé(histoires) 2013 Larme, grande douleur(poésie) 2016 La Larme de la Parole2016 Lora(poésie) 2017 Passeport d'amour(volume bilingue albanais et roumain), 2018.
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-16284-3 EAN : 9782343162843
Préface Si Aragon avait pour muse Elsa, pour Lan Qyqalla, Lora, est la muse, la poésie et la patrie. Lora, Laura…on ne peut s’empêcher de penser à laLaure aux mains blanchesde Pétrarque, la muse de Lan Qyqalla est la femme aimée disparue, le poète évoque le souvenir d’un amour passionné, qui devient obsédant dans la disparition. Si l’évocation de la muse Lora rappelle le ravissement du poète, s’il retrace le chemin d’amour parcouru avec elle, pour Lan Qyqalla, la beauté de Laure est inséparable de celle de la patrie et de la langue albanaise, et dans cette œuvre, il évoque à la fois la passion et le recueillement, le lyrisme et l'érudition, l’histoire et l'avenir. La passion et le recueillement, avec cette déclaration : « quand le poète aime la lune devient enceinte » qui plonge immédiatement le lecteur dans un univers cosmique et immémorial, de la vigueur de l’amour et de la réminiscence de l’astre mort mais qui continue d’être le symbole de l’image de la femme et de la mère. De cette évocation universelle, le poète a la possibilité d’étendre son amour à tout ce qui vit et le touche. Alors commence le travail poétique, tour à tour fusion et mise à distance, qui permet au poète d’entrer dans le deuil et tout en même temps de le dénier. Lan Qyqalla nous dit qu’avec la mort de l’aimée,le temps déborde, il nous dit aussi à la manière de Paul Eluard : Nous voici aujourd'hui au bord du vide Puisque nous cherchons partout le visage
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que nous avons perdu. Nous voilà pris dans le balancement du deuil, entre doute et oubli, entre la recherche de l’aimée dans chaque visage, « j’ai vu Mélania, à la fenêtre de Lora », avec une forme de cruauté qui traverse la muse « elle glissait l’épée en la moralité »et le poète « rencontre la ressemblance entre l’homme et le loup.»Commence alors l’évocation passionnée de cet amour, depuisl’autel sacré de l’étreinte jusqu’à la flétrissure.Cette évocation est l’occasion de revisiter l’unité de lieu du drame qui est aussi son pays et sa patrie : Je les ai vues à Saranda, avec le ruban et la couronne royale, les yeux en intersection avec le fil du temps, l’une avec des sabots,l'autre avec des sandales, l’une, l’épée à la taille, l'autre avec un IPhone, l’une à l’œil d'aigle, dans l’obscurité,l’autre née au 21-ème siècle. Ce pays c’est l’Albanie et le Kosovo, c’est avant tout une langue, l’albanais qu’il décrit de façon très charnelle: « Ses lèvres laissent une braise sur ma langue, Là-bas, où le mot non-dit glisse » A la recherche de cemot interdit, dans une forme d’hallucination, Lora apparait sur l’écran comme une vision et interpelle le poète, elle est son inspiration mais elle est aussi poète elle-même, et nous assistons après l’unité de lieu, à l’unité d’action entre le poète Lan Qyqalla et la muse-poète Lora, pris ensemble dans latenaille du destin.
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