Comme l
119 pages
Français

Comme l'aimant le fer

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Description

"Dans ce recueil, Maria Zaki et Jacques Herman se livrent à une exploration du sort de l'Homme, leur interrogation au sujet du Sens y est centrale. Est-ce qu'un virus, une pandémie, peuvent faire régresser l'humanité ? Ou bien seulement accentuer les désordres et pertes de sens déjà à l'oeuvre avec la mondialisation ? Le dialogue entre ces deux poètes témoigne de cette période d'incertitude exacerbée qui marque l'année 2020. Ce dialogue se structure selon des lignes assurant le passage d'une voix à l'autre dans une continuité faite de ruptures, laissant transparaître quelques figures de différenciation entre femme et homme." Nicole Barrière

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Date de parution 01 juillet 2020
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EAN13 9782140153174
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Jacques Herman
Maria Zaki
Comme l’aimant le fer Poésie entrecroisée
Comme l’aimant le fer
Accent tonique  Poésie
« Accent tonique » Collection dirigée par Nicole Barrière « Accent tonique » est une collection destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire. Dernières parutions LOVE POEMS Ma Saïsara SUR L’ÎLE NOSTALGIQUE Indran Amirthanayagam NUS VERS L’INDÉPENDANCE Reshat Sahitaj (dir.) LES NON-ÊTRES IMAGINAIRES Ara Alexandre Shishmanian SOUS LE CIEL DE VÉZELAY Claudine Bertrand PETITE FUGUE STÉPHANOISE Marcel Faure POEMES DOUX POUR LES FROIDURES Élisabeth Launay-Dolet LE SOUFFLE DU CIEL Sonia Elvireanu VIE D’ARTEMIO MUERTE Eric Sivry MARINA Pauline le Roy MARINE MARCHANDE UNIVERSELLE MARINA MERCANTE UNIVERSAL Gonzalo Castro
JacquesHermanMaria Zaki Comme l’aimant lefer Poésie entrecroisée
Des mêmes auteurs ensemble Et un ciel dans un pétale de rose, Poèmes entrecroisés, Coll. « Accent tonique », L'Harmattan, Paris, 2013. Risées de sable, Poésie entrecroiséetonique »,« Accent , Coll. L'Harmattan, Paris, 2015. Un tout autre versant, Poésie entrecroisée« Accent tonique »,, Coll. L'Harmattan, Paris, 2016. Préface de Jacques Tornay. Hormis le silence, Poésie entrecroisée, Bilingue (français-arabe), Coll. « Le Scribe-L'Harmattan », Paris, 2017. Les signes de l'absence, Poésie entrecroisée, Bilingue (français-italien), Coll. « Aga-L'Harmattan », Alberobello-Paris, 2018. Introduction et traduction de Mario Selvaggio. © L’Harmattan, 2020 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-20682-0 EAN : 9782343206820
Les vers de Maria Zaki sont en caractères droits et ceux de Jacques Herman, en italiques.
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Comme l’aimant le fer Pas plus qu’un bémol N’altère le sol Porteur des promesses Des moissons à venir Les nuages n’effacent Ni l’essence ni la face De ce que par nature Le naturel attire Ce qui fait fleurir Chaque parcelle du cœur Et ressusciter le corps Du milieu des pierres Dans le secret Ou au grand jour L’âme sans cesse Rêve de s’abreuver D’eau douce Et déploie ses ailes Vers la tendresse Qui vient à elle Comme l’aimant le fer Le cœur attire à lui L’écume de la mer La douceur océane Un sourire esquissé Dessiné dans le sable Et tout ce qui débouche Sur le ciel impalpable De notre éternité
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Malgré l’orage Malgré l’orage Qui éclate en montagne Ou dans la vallée Et les éclairs Qui fusent dans le ciel Malgré la pluie rageuse Qui tambourine au gré De ses humeurs frileuses Contre le vitrage Malgré l’ardeur venteuse Qui écume de rage Quand le ciel devient noir Comme un champ de charbon Il nous faut tenir bon Enlacer notre courage Au contact des ombres Que nous pouvons Capturer entre les mailles Souvent détricotées Du long paysage
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La terre grise comme argentée La terre grise comme argentée Après des journées Longues de pluie Et de mélancolie Que le ciel a soudées Laisse entrevoir des brèches Granuleuses et sèches Entre des fleurs des champs Et des fils barbelés Un pépiement d’oiseaux Se fait entendre Dans le repos du jour Et d’autres êtres dorés Petits et discrets Semblent danser Imperturbablement Dans les rais de lumière Les nuages s’étirent Hirsutes et las Comme un manteau troué Que les vents déchirent Sur les meules de blé Avant que la nuit Ne vienne recouvrir De sa robe immuable Des présences fugaces Et des traces Que l’on devine Sans jamais les capter
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Les étoiles s’effacent Dans le ciel au-dessus De nos têtes ce soir Les étoiles s’effacent Et depuis hier la lune Elle-même a perdu la face Tout autour de nous Est plongé dans le noir Assourdis par La diversion de la terre Nous le sommes Pourtant notre source Demeure entière Nos âmes maintes fois S’en abreuvent Et nos yeux guettent Le moindre Battement de lumière Avant que notre cerveau Ne devienne trop lourd Que notre esprit Ne sombre dans l’oubli Et que l’ange du temps Ne referme ses ailes Sur nous sans retour Semons des pensées Pour laisser notre trace Entre un mauvais départ Et le lieu d’arrivée
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