Innombrables parmi les minuscules

Innombrables parmi les minuscules

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91 pages
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Description

Quelqu'un dit "je" et raconte une expérience étrange, initiatique. Il nous entraîne dans une de ces "Solitudes" où tout se joue sur le mélange du familier et de l'étrange. Cet itinéraire nous propose la découverte d'un monde en sursis, et nous sommes bientôt conduits à la fin de l'espace, là où il bat comme un miroir, où il se fond avec le temps. Nous perdons nos précieuses références comme la rêverie du promeneur solitaire, la poésie bucolique ou celle des gouffres, rencontrant lieux rebelles à toute civilisation, villes contraires à toute raison, êtres indéfinissables...

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Ajouté le 01 février 2009
Nombre de lectures 274
EAN13 9782296220782
Langue Français
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INNOMBRABLES PARMI LES MINUSCULES
suivi de Banlieue des pôles

Levée d'ancre Collection dirigée par Michel Cassir et Gérard Augustin
Levée d'ancre est une nouvelle collection privilégiant l'écriture poétique. Elle se propose d'abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose» par lequel l'œuvre exprime ce qu'il y a de plus actuel, dans sa construction d'un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie. Déjà parus dans la collection Levée d'ancre 41 - Nathalie PICARD, Le Mot Amen ne se prononce pas, 2008. 40 - Nanos VALAORITIS, La boîte de Pandore, 2008. 39 - Maria EFSTATHIADI, Gants avec mains. Traduit du grec par Michel Volkovitch, 2008. 38 - Paul HENRY, Mari d'Ingrid (trad. de l'anglais par Gérard Augustin), 2008. 37 - Hervé BAUER, Aggravation(s), 2008. 36 - Michel CAS SIR, dieux des dieux des dieux suivi de Chronique d'ici-bas, 2008.

35

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Gérard AUGUSTIN, Nicosie suivi de Les banquets de

Dinana,2008. 34 - Anthologie, Douze poètes roumains, 2008. 33 - Hiromi TSUKUI, Ceux qui n'existent pas, 2008. 32 - Marc FONTANA, Épreuves du grand moment, 2008. 31 - Ahmed BEN DHIAB, Le Ba/iseur des songes, 2007. 30 - Catherine LECHNER-REYDELLET, Le Cercle d'or, 2007.

29 - Alain ROBINET, J'logo dans l'lego des mots, 2007.
28 - Andreas EMBIRICOS, Amour Amour. Traduit du grec par Constantin Kaïtéris, préfacé par Nanos Valaoritis, 2007. 27 - Vladas BRAZIUNAS, Grandes sont les nuits, 2007. 26 - Nanos VALAORITIS, Anidéogrammes, 2006. 25 - Metin CENGIZ, Après la tempête et autres poèmes, 2006. 24 - Nada HÉLEIW A, Les Sept chants de la Madeleine, 2006.

Philippe André Raynaud

INNOMBRABLES PARMI LES MINUSCULES suivi de Banlieue des pôles

LI Hemattan

L'Harmattan, 2009 5-7, rue de l'Ecole polytechnique;

@

75005

Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-07891-8 EAN:9782296078918

Ce que je donne et abandonne au fil de cette traversée où une seconde égale un siècle, parfois l'inverse l'instant suivant, n'est rien d'autre qu'un visage épargné dans le fleuve. Je l'aurai vu, fluide, surgir de ville en ville. A point nommé, il est lumière affranchie de l'obstacle. Ni nuit ni continent. J'ai suivi un courant, ses ramifications multiples. Comme tout chemin, je l'ai juste emprunté. Quant à ce qui me revient, c'est la voix d'autres.

Jamais souffle dissout souffle

décline dit le oui les faits ne dit mot des futurs

suffira d'une annonce, d'un feu bref, d'un détournement d'un peu à se persuader ce qui éclaire ne brûle jamais décline l'arbre fait tenir le ciel, le ciel une trouée d'argile un, amasse racines d'immortelles autre, fait spectre d'un gant, organise récolte de harpes avec ceux qui prennent refuge en solitude œuvrent pour tant d'abattus en route et s'éveillent métalliques chenille et soie au petit matin, déjà tuniques avec celles qui décrochent des nuits arrachent l'être au chiffre

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avec ceux qui d'espoir fou silence jusqu'à l'extrême tentent de se maintenir repassent les vêtements d'hiver

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Jetées dans le courant, les voix ne se distinguent pas du chant. Elles lui donnent corps. Il vient. Elles le reprennent alors que le matin succède au jour tombé depuis longtemps.

éternité du premier pas, gestes déliés soir ne tombe pas simplement passe je souligne nos paupières d'un trait, parfois une phrase dans les mares aulne en repli je vogue à contre courant, pierres en poche je les conserve par ricochet sur la plaine m'étends un siècle et ne demande mille ans

nous n'avons réclamé aucun supplément, une soustraction plutôt, une fenêtre l'avons construite ouverte pour qu'elle rende un peu d'air une seule présence nous a suffi

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