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Les larmes du coeur

De
92 pages
Toute la vie ici est peinte à travers l'amour, la joie, le malheur, la tristesse, la souffrance, la mort... Mais pour l'éveil des consciences et pour des retrouvailles de soi ou de l'en-soi, Les larmes du coeur sont les larmes des humains que nous sommes...
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Anicet Cyrille Ngouloubi
Les larmes du cœur Poésie
Préface de Fidèle Biakoro
Les larmes du cœur Poésie
Anicet Cyrille Ngouloubi
Les larmes du cœur
Poésie
Préface de Fidèle Biakoro - Congo
Du même auteur La gestion rationnelle de trésorerie dans une entreprise : le regard d’un manager,CAPM, Kinshasa, 2010 Amour profond, recueil de poèmes,Galimage, Kinshasa, 2012 Quel management pour les entreprises en difficultés financières ?(article),ICES, Paris, 2012.Comment un manager peut optimiser la trésorerie de son entreprise ?(article),ICES, Paris, 2013 © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02034-1 EAN : 9782343020341
Préface J’ai voulu écrire. De temps en temps! Hélas! Quand j’ai décidé, je n’ai pas voulu me livrer au public. Car, je m’écrivais et je me gênais de me faire découvrir. Tel est le sentiment d’un homme qui écrit pour la première fois et qui hésite à publier ses écrits. Et puis voici, je crie, avec la main tremblante et par étourderie, les cris de mon cœur. Des horreurs et des joies pour les larmes de mon cœur,l’autre vie intime que je ne voudrais dire à personne. Je me suis laissé emporter par la fibre sentimentale. La poésie n’est-elle pas le moyen sûr pour exprimer ma personne et témoigner de ma douleur sur terre ? Catharsis ! Je m’essaie pour extirper les souvenirs qui, du fond du cœur, pétrissent les formes à donner aux idées et au matériel, pour dire les maux de la terre, les maux d’un autre cœur battant. Je me laisse aller en douceur, mais souvent avec émoi. La plume m’emporte dans les méandres des familles, les méandres de la Nation troublée et pourrie. Un père. Une mère. Un enfant. Un oncle. Une femme. Une amie. Un ami. Un frère. Une sœur. Des contemporains ! Lisez-moi donc, vivants ou disparus, c’est pour vous que je crie cette douleur et cette joie. Je vous enfante un autre monde où nous serons seuls face à face, mais sans se voir ; un monde où le visible côtoie l’invisible. Ngouloubi, tu accroches le lecteur à ton filtre. Envoûté par une poésie infantile, élégiaque qui coule son évocation dans un style épistolaire bien agencé pour percer les mystères du cerveau et, par osmose, limer son doigt à celui des anciens pour dire avec les mots, les maux de la terre et ceux des hommes. Le lecteur va se fondre en toi pour délecter les glorieux instants du Prince Kitsara, Grand baobab qui dévoile la généalogie.
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Les larmes du cœuralors les yeux du lecteur à inondent travers la disparition inopinée de certains parents. La souffrance, dans ce cas, est souvent mal perçue, taboue et honteuse. Nos mœurs ne nous permettent pas d’en parler par ce qu’elle n’est pas ressentie de la même manière par les gens dans chaque épreuve de la vie, selon les âges. La mort des autres nous fortifie. Et la poésie qui la transcrit nous aide à la vivre, à la transcender. Nos émotions sont alors anesthésiées. Nous vivons pour apprendre à vivre longtemps tant que nous le pouvons. La mort nous délivre des « miasmes morbides» baudelairiens. La fresque «Ngouloubi »plonge le lecteur dans un sombre univers. Au fil des poèmes, il laisse une impression du complexus existentiel. Un mélange des mélodies pour un mélange de styles orchestrés par le psychodrame qui retourne les situations comme le cycle des saisons. Alors le cœur de Ngouloubi vomit cet amour tant chanté par les musiciens et poètes. « Mon cœur», Comment être libre; Si la nature accrédite la gauche; Sais-tu ma chérie ; Que la vie est complexe (…) Je suis à toi ma belle ; Ma convenable compagne ; Vœu divin… Ma fleur Belle pour mien ; Tu fantasmes mon être…». Aujourd’hui sans demain, entre espoir et désespoir, pour se sentir esseulé, ainsi les autres vies ne sont pour nous que des leçons d’essai de « l’arbre de vie ». La sombre fresque ne manque pas de nous illuminer par les charmes de la nature semblables aux charmes de « Claire, ointe d’une beauté naturelle ». Comme quoi tout est à vivre, à consommer voire à consumer. Même le « rêve » doit nous ramener à la réalité. Le poète est fou. Tout homme est fou au gré des circonstances, des moments et des lieux. Dans un homme grand survivent les infantilismes et les fantasmes de tous genres. Nous ne sommes pas toujours grands, ni mûrs, ni
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sages. Nous sommes des instants mélangés du positif et du négatif ; du grand ou du petit, du présent qui, la minute qui suit, fond au passé immédiat. Aussi, tu nous fais aimer la patrie par le « Sang de mon peuple ». Apprendre à sacrifier quelqu’un ou à se sacrifier, telle est la leçon des révolutionnaires. Sartre dansLes mains salesrendu cet engagement par le jeune Hugo. a C’est pourquoi Houphouët Boigny, Thomas Sankara, et autres Africains sont devenus des héros, héros de ce monde qui pète le « feu » et les larmes. L’univers n’appartient plus à personne. Eclatent les frontières poursuivies par les balles des blancs, perforant cieux et terres. Quartiers, villes et pays sont en sanglot. Terreur partout, beaucoup plus dans mon cœur. Alors « pourquoivivre ? »Pour épouser les peurs? Qui peut commander une Nation, sans un profond regret des « larmes du cœur » ? Comment un torrent a drainé tous les ingrédients de la vie. Embrassons-nous dans les malheurs imposés, mêmes exilés, car quels hommes dits souverains appartiennent exclusivement aujourd’hui à une nation ou quelle est la nation spécifique qui appartiendrait aux seuls hommes dits souverains ? La vie est un ensemble d’essais, d’expériences et d’épreuves à partager. L’écriture fait partie de ses héritages. Les larmes du cœursont des larmes qui vivifient les cœurs de ceux qui n’ont pas encore vécu une expérience. Bonne ou mauvaise ! Une panacée littéraire ? Une posologie de la vie que chacun de nous doit respecter à dose plurielle ? Alors, pour une écriture : à lire. Biakoro Fidèle Inspecteur des Lycées
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