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Les Mauvais Jasnières

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Description

- Dégueulasse, mon vin? tonna Jacques Langlois. Qui m'a foutu un détective comme toi? Mon vin n'est pas dégueulasse, non, mais infect! De la pisse! De la merde! Ça me débecte! Voilà à peu près, gnard, ce que tu m'aurais dit Si tu avais un peu de lettres e

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Publié par
Date de parution 16 avril 2015
Nombre de lectures 41
EAN13 9782342036756
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les Mauvais Jasnières
Jean-Marc Sainero Les Mauvais Jasnières
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0120246.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2015
Une aventure de Valentin Dedemble
Prologue
Valentin Dedemble et Jean Rouget vivaient sur les ban-quettes molletonnées du café de la gare du Solu un de ces moments rares où l’on se sent en harmonie avec le monde qui nous entoure. C’était l’heure bénie de l’apéritif – trois heures de l’après-midi, peut-être quatre ; on perdait la notion du temps derrière les gros carreaux de verre à bul-les du troquet. Ils vidaient lentement leur verre de vin blanc, tinté de cassis pour Dedemble, pur pour Rouget qui, ayant passé sa vie à faire des compromis, refusait tous les mélanges.
Dedemble : Tu prétends qu’il est pur Ce blanc plein de sulfates Ce blanc dont tu te gâtes L’estomac et qui gratte Moi je n’en suis pas sûr. Tu prétends qu’il est pur Et sans phylloxéra Ce vin que l’on sucra Ce vin que l’on soufra Moi je n’en suis pas sûr ! Tu prétends qu’il est pur Ce vin où l’on mêla Le chenin, le syrah Et le cabernet gras ? Moi je n’en suis pas sûr
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Tu prétends qu’il est pur Ce vin dont les racines Fouillèrent la cuisine Du sol, des sels, des mines ! Moi je n’en suis pas sûr.
Rouget : Tu m’emmerdes. J’aime pas le cassis.
Dedemble : Il y a de la mûre.
Rouget : Ça, je n’en suis pas sûr. Tels ils buvaient, sur les banquettes molles ; et le pa-tron, qui faisait aussi le service, entendit leurs paroles. Mais il dut les juger de peu de poids car il s’éloigna, lais-sant les vieux amis à leurs retrouvailles.
Rouget : T’as pas beaucoup changé, Dedemble. Mais au fond, je suis pas mécontent de te voir.
Dedemble : Et sais-tu que je suis ému De respirer l’air du Solu (Qui n’est pas bien pur, mon Rouget) Et les vapeurs de ce troquet ?
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