Maison de souffle
66 pages
Français

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Description

La langue poétique de Tahereh Barei, née en Iran, ressemble à ces miniatures persanes, dont les enluminures ne cachent pas la réalité. C'est une part de vie, de souffle entre les tranches radiographiées de ses poumons devenus cerfs-volants. C'est un galop dans l'éphémère de vivre, l'accouchement du souffle prophétique et poétique des êtres. "Pareils aux enfants gelés / Qui avancent leurs premiers pas nus / Au moment de se boiser dans le monde".

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2009
Nombre de lectures 231
EAN13 9782296680692
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Maison de souffle
Maquette de couverture ; Osama Khalil.
Illustration de couverture : Photographie de Mahmoud Imani.


© L’Harmattan, 2009
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-09436-9
EAN : 9782296094369

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
Tahereh Barei


Maison de souffle


L’Harmattan
Accent tonique
Collection dirigée par Nicole Barrière


Dernières parutions

Sylvestre CLANCIER, Généalogie du paysage. Quatrains limousins, 2008.
Carlos Henderson, Vers la phrase infinie, 2008.
Présentation de Maison de souffle
Maison de souffle retrace le chemin initiatique de la maladie, depuis l’interrogation angoissée et l’appel à l’aide jusqu’à l’apaisement de la guérison qui pose pourtant la question de la mort.
Les poèmes de Tahereh Barei portent l’émotion de ce mal à respirer qui habite le corps cathédrale.
Entre chaque symptôme et sa guérison, elle capte un souffle nouveau, radiographie mystique de l’âme, ce souffle devient l’élément essentiel de l’identité du poète, bagage de voyageuse à l’âme libre.

Cette interrogation de l’espace-temps trouble le lecteur, le fait passer dans l’espace intermédiaire où parlent d’autres voix.
Alors se mêlent les interrogations de l’être en proie à sa maladie, en proie à son exil : Tahereh Barei nous livre alors les inconnues d’autres histoires, d’autres destins, tout en restant proches de chaque être à sa souffrance.
La langue poétique de Tahereh Barei ressemble à ces miniatures persanes dont les enluminures ne cachent pas la réalité, c’est une tranche de vie, de souffle entre les tranches radiographiées de ses poumons devenus cerfs-volants.
Nous sommes au jardin ou au cimetière, nous sommes sur la page blanche où le souffle trace en rouge les enveloppes charnelles qui résistent jusqu’à l’envol de vivre.
C’est un galop dans l’éphémère de vivre, l’accouchement du souffle prophétique et poétique des êtres,
« Pareils aux enfants gelés
Qui avancent leur premier pas nus
Au moment de se boiser dans le monde »

Cette renaissance d’oiseau hors de la cage agite « les blancs sur la page », un rêve de bourgeons et de pomme, de bulbe et de paille, « Des bouquets immenses de couleur » au parfum interdit, un espace d’étoiles effarées par les chants et la danse célestes à l’horizon quotidien du réel.

Nicole Barrière


Ces textes sont recueillis pendant un séjour dans un centre de pneumologie, suivi d’une halte à Chamonix, puis d’un retour à la clinique pour le contrôle, d’un déjeuner au parc de L’Haÿles-Roses…

Des signes géographiques sont réservés pour donner un minimum de matérialité aux poèmes, très dépouillés, qui ont parfois tendance à s’envoler et à ne rien laisser derrière.
Les fenêtres
Je regarde le monde
À travers mes poumons
Ils sont mes vitres
Je suis leur cathédrale.
Terminus
Nous avons…
J’ai…
Aidez-moi
J’ai des gelées dans la bouche
Elles ne s’envolent plus
Se fondent
Je parle eau
Non, je dégouline
Je termine par terre
Mon manteau de verre se brise
Des gouttes d’eau émeraude
S’écoulent.
Radiographie
J’ai tout oublié aujourd’hui
Mes souvenirs, rien que des nuages entassés
Comme les tranches de mes poumons
Que le jeune radiologue
Me livre dans un coffret aluminium
Voilà Madame
C’est fait
Dit-il
Et avec quelle main tremblante
Je tourne la clé
J’ouvre les yeux
Aux feuilles humides, nouveaux nées
Comme la tablette de Loi
Avec ses deux ailles
Sur le velours d’inspiration inédite.
Passage
Ils m’ont o

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