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Un peu par hasard

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136 pages

Vive la poésie ! Vive la France ! C'est le double cri d'un trublion qui aime jouer avec les mots, les sonorités, qui navigue entre l'oral et l'écrit et nous dit dans un pied de nez : " Tais-toi, c'est moi qui raconte ! "

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Ajouté le : 01 mai 2014
Lecture(s) : 36
EAN13 : 9782336346809
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Tah Cian Huanchi Alko
Un peu par hasard
Un peu par hasard
Collection «Vivre et l’écrire» dirigée par Pierre de Givenchy Voir en fin d’ouvrage la liste des titres de la collection
Tah Cian Huanchi Alko
Un peu par hasard
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03436-2 EAN : 9782343034362
Les prémisses d’un départ annoncé
L’herbe toujours très verte du côté de chez moi M’est familière à ces heures, à ces heures acerbes. Regardez le beau gazon, les tulipes en émoi, Troublées par deux rebelles aux airs de mauvaises herbes.
La tondeuse rendra justice aux tulipes stupides, L’herbe n’a plus ses épices et son goût est insipide.
Alors je pars où les graviers sont des collines, Où les cailloux sont des montagnes, Et la bourrasque m’accompagne, Poussera mon vélo me tirant des ravines.
Partir loin où mon cœur s’est déjà fait la belle, Où rugit le chat et hurlent en meute les toutous, Herbe verte ou bien fanée, tulipes ou bien rebelles Quand ils croisent mon chemin ils ont tous plus de goût.
(année 2009 - France)
7
Le doux pays
Toi, doux Pays de mes amours inaccessibles. Quand il m’arrive de penser à toi, mon cœur bat. Je me sens revivre comme si tout m’était possible. Relève mes manches, mouille mon maillot, prêt au combat.
Ne t’apercevant pas dans ma ligne d’horizon. Fronçant mes deux sourcils… Non, vraiment rien n’y fait. Même hissant tout mon long sur le bout de mes pieds. Toute ma force ne sert à rien, je reste en prison.
Ah, bordel ! Doux pays que je ne peux saisir. Toi à qui je m’agrippe sans jamais défaillir. Du bout de mes doigts, sans cesse, tu te dégages. Ha ! Ha. Haâe… Tout ça n’est qu’un douloureux mirage.
Tu te moques, hein !? Mais entends-tu ? Ce cœur en crève. Un jour, un jour peut-être, l’bon numéro d’lot’rie. Alors je m’accroche, frotte mes yeux, à tue-tête crie : « Dieu qu’il doit être bon, un jour, d’atteindre ce doux rêve »
(mars 2010 - France)
8
Ode à Xiaoran
Assise au fond cette demoiselle se meurt, Ses longs yeux sont clos, sans cils, comme des amandes, 'LVFUqWHPHQW FHWWH PLQXVFXOH ÀHXU Se noie dans ses larmes et bières qu’elle commande.
Voilà un gaillard ! Il titube l’animal… Avec ses yeux vides et noirs, Bien qu’elle le serve, se donne du mal, ,O QH YRLW SDV OD ÀHXU GX VRLU
Cet aveugle tente de garder l’équilibre, Elle d’être vue. Alors plus fort elle sert, Pour que d’elle résonne en lui son cœur qui vibre, Qu’il voie ses yeux qui l’attendent grands ouverts.
(juillet 2010 - Chine)
9