Un signe dans la vie

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78 pages
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Venise, ville de ses os, sise sur des canaux de sang… Vincennes, ses canoteurs du lac Daumesnil, ses canards et ses bons coins dans les îles… Paris, ce beau profil émergeant, toute aube bue, digne de Cimabue ou d’un maître portraitiste… Souvenirs fantasmés de la plage de Pampelonne… Ici et ailleurs, les étoiles nous conduisent sur mer, mais quel autre ciel nous guidera lorsque nous traverserons l’autre mer qu’est la nuit? Peuplé d’images et de sensations, de milliers d’atmosphères, le recueil Un signe dans la vie d’Août Saïder nous emmène quelque part entre hier et maintenant, entre mythologie, histoire et souvenirs. La création et la vie, palpitant, palpables noir sur blanc.

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Date de parution 01 janvier 2011
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EAN13 9782748365146
Langue Français

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Un signe dans la vie
Août Saïder Un signe dans la vie
Publibook
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Palais des Beaux-Arts Au sujet de la souffrance, ils se trompaient rarement, les vieux maîtres ! Comme ils comprenaient bien sa position humaine, la façon dont elle prend sa place, se place, tandis que quelqu’un d’autre mange, ou bien ouvre une fenêtre, ou simplement se promène. Comment, tandis que les vieux attendent avec respect, avec patience, avec passion, la naissance virginale, il y aura toujours des enfants qui ne désirent pas particulièrement que cela arrive, patinant sur un étang en lisière du bois. Ils n’oubliaient jamais que même le terrifiant martyre suit son cours, de quelque façon que ce soit, dans un coin, quelque endroit sale où les chiens mènent leur vie de chien. Dans l’Icarede Breughel, par exemple, toute chose s’écarte comme à loisir du désastre. Le laboureur aurait entendu l’éclaboussement, le cri perdu : mais est-ce là pour lui un échec important ? Le soleil brille ainsi qu’il se doit, planté sur ses jambes blanches qui disparaissent dans l’eau verte et le coûteux et délicat bateau qui aurait pu sembler quelque peu étonnant : un garçon tombant du ciel, ayant quelque course à faire, ne va-t-il pas, comme prévu, y mettre la voile ?
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Meunier, tu dors 1 Je suis un métis des cinq parties du monde, et je n’ai rien de pur en moi. Métissé du monde, je suis ouvert de tous les côtés. Le monde en moi vient, et va et vient comme dans un moulin. Tout mon corps dressé crie, parce que mes ailes vont trop vite, et je me meus à moudre, je mouds à mourir, je meurs de moudre et mouds toujours, et je m’émeus à me moudre trop fort. Les cinq parties du monde gémissent parce que le monde va trop vite, depuis que des ailes lui ont poussé. Ah ! Meunier, plus inventif qu’un homme, depuis que tu nous les as données, ces ailes, il n’y a plus de repos ! oui, c’est bien joli d’avoir des voiles, mais il faudrait les rentrer
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