Voix ferrées par l
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Voix ferrées par l'ombre

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Description

Cet opuscule emmène le lecteur dans un voyage au coeur des mots, vers des déserts improbables où la voix, ferrée par l'inconscient, s'exprime dans un jeu d'ombres et de lumière. Composé de soixante-huit petits poèmes, et suivi d'un court épilogue, cet opuscule est subdivisé en trois sections qui sont autant d'invites à cheminer : avec Vertiges et rus, le promeneur prend une voie de traverse entre minéraux et végétaux ; Murmures insolites raconte des attentes et des amours, Jetés de mots déroule l'instant captif dans de petits tableaux colorés.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2009
Nombre de lectures 231
EAN13 9782296686069
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0042€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

VOIX FERRÉES PAR L’OMBRE
Marcienne Martin


VOIX FERRÉES PAR L’OMBRE


L’H ARMATTAN
© L’H ARMATTAN, 2009
5-7, rue de I’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-10224-8
EAN : 9782296102248

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
À ma fille, Isabelle Anger
À mon fils, Cyril Anger


Dans cet univers, il y a peu de sourires.
Celui qui s’y meut fait une infinité de
rencontres qui le blessent.
Cependant on n’y meurt pas.
Si l’on meurt, tout recommence.

Henri Michaux in Plume précédé de Lointain intérieur
(Gallimard, 1963, p. 121)
VERTIGES ET RUS


Je marchais le long d’un arbre.
Il s’était couché, par fatigue, par jeu.

Il s’était encanaillé jusqu’à se
Recouvrir de vertes feuilles
Pour ne pas cacher sa rousse nudité.
La porte est sombre.

Elle s’est refermée sur des bouches ouvertes et muettes,
Sur des regards déconcertants.



Il a poussé des plantes vertigineuses
Irriguées par les rus raides et
Rouillés,
Les bois transverses exsangues.



C’était juste un puits :
Le plus profond que je connaisse.
Le plus court ouvert jusqu’à l’écume broussailleuse
D’une femme brune qui en a bu l’eau cristalline.

Il n’en reste que les traces de lumière sur la margelle
Éraflée.



L’ombre dévoreuse de couleurs et de
Matière.

Il ne reste qu’un long mur gris

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