10 nouvelles pour rire, sourire ou grimacer

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C'est ainsi que j'observai davantage mon méticuleux voisin, lorsqu'il bricolait dans sa cour ou qu'il jardinait. Il le faisait avec une rare minutie, proche du ridicule pour moi qui n'étais qu'un bricoleur maladroit. Il se méfiait d'ailleurs beaucoup de mon voisinage et de mon jardin sauvage qu'il regardait avec un air désolé. Madeleine Covas réussit à merveille son pari de réunir dans un même recueil des nouvelles aux couleurs extrêmement variées. Entre humour, suspens ou encore conte, ces "10 nouvelles pour rire, sourire ou grimacer" abordent tantôt l'amour, tantôt la mort ou la folie avec le même succès. Après nombre d'ouvrages destinés à la jeunesse, l'auteur élargit ici son public pour notre plus grand plaisir.

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Date de parution 16 mai 2013
Nombre de visites sur la page 23
EAN13 9782342006636
Langue Français

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10 nouvelles pour rire, sourire ou grimacer
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Madeleine Covas 10 nouvelles pour rire, sourire ou grimacer
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Retrouvez l’auteur sur son site Internet : www.madeleine-covas.com
Chien de printemps ! A quel moment ai-je commencé à m’interroger sur mon voisin ? Certes, j’avais dans un premier temps admiré sa méticulosité de jardinier, mais cette admiration devint rapidement de l’agacement car cela ne correspondait pas à ma façon de jardiner. Sans doute est-ce l’installation d’une immense plaque de polystyrène devant sa porte d’entrée qui m’intrigua. Je m’en aperçus lorsque le facteur, un nouveau, vint me demander comment entrer dans la maison voisine. Après bien des recherches, il tenta vainement d’y pénétrer par la porte du ga-rage dans le sous-sol, lui aussi bien clôturé, mais ses appels firent sortir enfin l’homme inquiet. Il est vrai que jamais personne ne venait dans la maison voisine à part de rares livreurs ou, comme ce jour-là, le préposé. C’est ainsi que j’observai davantage mon méti-culeux voisin, lorsqu’il bricolait dans sa cour ou qu’il jardinait. Il le faisait avec une rare minutie, proche du ridicule pour moi qui n’étais qu’un bri-coleur maladroit. Il se méfiait d’ailleurs beaucoup de mon voisinage et de mon jardin sauvage qu’il regardait avec un air désolé. Un matin de prin-temps, je le vis tendre une toile sur deux piquets et
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surveiller les coups de vent. Je compris à la fin, lorsqu’il démonta son installation qu’il tentait d’empêcher les graines indésirables de mes herbes folles de s’étaler dans sa pelouse. Par la suite, il remit sa toile chaque fois que le vent soufflait dans ce sens. Il l’enroulait précau-tionneusement après l’avoir secouée sur une feuille de plastique étalée au sol qu’il jetait en-suite à la poubelle et rentrait dans sa cave, accablé par le poids de ses soucis domestiques et sans doute par mon insouciance. Son jardin était une merveille de jardin, abso-lument parfait et aseptisé. Son potager ne recelait aucune mauvaise herbe et sous ses rares arbustes, des plastiques noirs étouffaient les velléités des graminées. Il traquait impitoyablement dans sa pelouse le trèfle indésirable et, chaque matin, avec une petite balayette, il nettoyait le chemin gou-dronné qui séparait nos deux propriétés et sur lequel mon saule pleureur semait impudiquement ses jolies feuilles que j’admirais dans leur dan-sante voltige. Sa maison, toujours bien entretenue, jouxtait le jardin et il n’y avait que quelques pas à faire pour aller dans la belle cabane des chiens, un vrai cha-let bien pimpant et abrité du soleil par les longues branches d’un frêne pleureur. Des touffes d’hortensias dissimulaient le grillage qui gardait les chiens prisonniers. Des chiens de chasse, mais qui avaient sans doute oublié pourquoi ils étaient là.
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