Abrek Zelimkhan : Héros tchétchène

-

Français
134 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Cet ouvrage a pour ambition de faire connaître tout un pan de la culture et de l'histoire des Tchétchènes. Ces rebelles menaient une vie assez solitaire. Appelés abreks par le peuple, devenus hors-la-loi, pourchassés sans relâche par les autorités, ils sont devenus des héros nationaux que l'on célèbre toujours aujourd'hui. C'est donc la vie de Zelimkhan, descendant de l'une des auteurs et abrek malgré lui, retracée ici. La nouvelle écrite en tchétchène en 1991 est aussi traduite en français puis en russe.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2013
Nombre de lectures 62
EAN13 9782296536074
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0079€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Kissa GATSAEVA et Françoise GUÉRIN
ABREK ZELIMKHAN Héros tchétchène
suivi de
RAID SUR KIZLYAR
(Version trilingue de la nouvelle de SaïdAhmed Gatsaev)
ABREK ZELIMKHAN Héros tchétchène
Photographie de couverture : Kharatchoy. Village natal de Zelimkhan (Arbi Chapaev, 2010). © L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00066-4 EAN : 9782343000664
Kissa GATSAEVAet FrançoiseGUÉRIN
ABREK ZELIMKHAN Héros tchétchène suivi de RAID SUR KIZLYAR (Version trilingue de la nouvelle de Saïd-Ahmed Gatsaev)
« Je sais… retourner à la vie paisible ne m’est plus possible, je n’attends ni miséricorde, ni grâce de quiconque. Mais pour moi, ce serait un grand plaisir, si les représentants du peuple savaient que je ne suis pas né abrek, tout comme mon père, mon frère et d’autres camarades. »
Extrait d’une lettre de Zelimkhan e adressée au Président de la 3 Douma d’État
PRÉFACE
Ce livre relatant un pan épisode de l’histoire de la Tchétchénie est né de la volonté d’une femme, Kissa Gatsaeva, membre de la famille du héros national Zelimkhan Gushmazukaev, et qui, à la fois pour rendre hommage à son prestigieux aïeul et à son propre père, a mis toute son énergie à rassembler des documents authentiques, à traduire des récits biographiques ou romancés écrits en tchétchène ou en russe, afin que les jeunes générations nées en exil aient accès à la mémoire de leur peuple, à leur histoire, mais également à leur langue.
C’est autour d’un épisode fameux de la vie de Zelimkhan relaté par le père de Kissa Gatsaeva que le livre est construit. Le même texte est présenté en trois versions : la version d’origine en tchétchène, la traduction en français et en russe.
Pour que ce livre ait un intérêt historique, la vie de Zelimkhan, ainsi que celle d’autres personnes ayant joué un rôle important à ses côtés, sont retracées. Les auteures expliquent également ce que sont et ce que représentent lesabreksla culture dans tchétchène. En effet, Zelimkhan, par ses actions destinées à sauvegarder la liberté de son peuple, est entré dans la légende. C’est unabrek, c’est-à-dire un justicier, un rebelle, un hors la loi, une sorte de Robin des Bois.
Françoise Guérin
INTRODUCTION
Le récit principal qui forme le cœur de ce livre a été rédigé en tchétchène par mon père, Saïd-Akhmed Gatsaev, et publié dans le numéro 119 du journalDaïmohk,le 2 octobre 1991. Dans ce texte, il relate un fait réel et célèbre de la vie de son illustre grand-oncle Zelimkhan. En véritable historien, il a, pour confirmer ses propos, consulté les archives de très nombreux musées ou institutions, en Tchétchénie et en Russie. Ainsi, les photos qui illustrent quelques périodes de la vie de Zelimkhan appartiennent presque toutes aux archives personnelles de mon père. Il les avait probablement collectées lors de ses recherches.
Pour comprendre mon vif intérêt à sauvegarder la mémoire de notre passé historique, et en particulier celle de Zelimkhan, il est utile, je pense, de dresser une rapide biographie de mon père.
Saïd-Akhmed Gatsaev, issu d’une famille paysanne, est né de l’union d’Aslabek Gatsaev, son père, et de Jovzan Batirova, sa mère, le 20 mars 1929 à Dichni-Vedeno, village de la région montagneuse située au Sud-Est de ce qui était à l’époque la région autonome(oblast) de Tchétchénie. Sa grand-mère paternelle, Khajkalkha Gushmazukaeva, n’est autre que la sœur de Zelimkhan.
Il est également intéressant de préciser que la sœur de l’arrière-grand-père de mon père avait épousé Artsu Chermoev, un général du Tsar. Leur fils, Abdul-Mejid (dit Tapa) Chermoev (1882-1937) fut le Président de la République indépendante de l’Union des Montagnards. Ayant entamé une carrière de militaire de la garde impériale de 1901 à 1906, Tapa devint un industriel en 1913 en fondant l’une des premières compagnies re pétrolières de Tchétchénie. Il créa, pendant la 1 guerre mondiale, au sein de l’unité d’élite de l’armée impériale russe, un régiment tchétchène. En 1917, il réunit le premier congrès des peuples montagnards du Caucase, au cours duquel furent élus les membres du Comité central des Montagnards
9