80 pages
Français

Clichés brésiliens

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Description

C'est un gamin. Je l'ai observé et admiré une première fois sur la plage de Copacabana. Et le lendemain aussi, et le surlendemain. Je n'étais pas le seul. Je pense qu'il doit avoir treize ou quatorze ans. Il s'appelle Matheus et chacun le veut dans son équipe. Il est léger et rapide. Il joue d'office au centre. C'est un numéro 10, un milieu de terrain, mais bien plus qu'un simple relayeur-récupérateur. Son jeu possède un extraordinaire pouvoir de conviction. Il repousse et il attire. Il dissipe et il transmet. Il offre ou refuse. Il rayonne autour de lui, et on le respecte.

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Informations

Publié par
Date de parution 15 juin 2016
Nombre de lectures 9
EAN13 9782140012990
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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Jéan-PHîLîppé BIehler
Clichés brésiliens (FRagménts poÉtîqués)
Clichés brésiliens
Illustrations : Olivier Unfer © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09618-6 EAN : 9782343096186
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Jean-Philippe BIEHLER Clichés brésiliens (Fragments poétiques)
« Lebonheurest l’état de la jouissance d’exister — (en soi). Le plaisir généralisé à l’entière étendue du domaine actuel d’existence, domaine qui comportesonpassé et sonavenir, ici contentement d’une part, espoir très intense de l’autre. Jouir par le seul sentiment de l’existence et le Soi réduit à ce qu’il faut pour supporter, réfléchir, renvoyer purement aux dieux l’ensemble de circonstances concertées qui comblent les besoins. Avec ce qu’il faut aussi pour que nulle inquiétude, nul regret, nul pli, nulle déchirure ne soit sensible. Échange entre l’appétit et sa nourriture. » Paul Valéry.
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Rio de Janeiro
Je suis au Brésil, àRio de Janeiro. Plein été. Soleil et lumière qui éclairent toutes choses. Fleurs et fruits à pleines mains. Et je voudrais essayer de donner aux mots du corps, de la peau, des couleurs, — pour illuminer et transporter le visible, pour l’écrire, ainsi le rendre sans le changer, et afin que les beautés ne s’effondrent pas infiniment et à chaque instant…
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