Fidélité conjugale dans la tourmente
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Fidélité conjugale dans la tourmente

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Description

Très engagé dans le tournant du troisième âge, un père de famille inconsolable raconte l'odyssée de sa tumultueuse vie sentimentale et professionnelle, vécue à travers un arrière-plan explosif où s'affrontent une mosaïque de cultures singulières et des traditions et coutumes parfois barbares. Il en profite pour stigmatiser le monde sur le sort des laissés-pour-compte : les femmes mutilées, les Pygmées et les "crétins" découverts dans son parcours.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2012
Nombre de lectures 33
EAN13 9782296498266
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0112€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait











Fidélité conjugale dans la tourmente BLOMMAERT KEMPS









Fidélité conjugale dans la tourmente


























L’Harmattan





































© L'HARMATTAN, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-99403-4
EAN : 9782296994034




DÉDICACE ET REMERCIEMENTS




Je rends grâces et gloire à mon Dieu, Jéhovah Jiré, qui m’a
pourvu d’une inspiration abondante, de la sagesse, de la santé,
du courage et de la persévérance qui m’ont permis de terminer
le second essai. C’est grâce à sa miséricorde que j’ai pu
surmonter toutes les épreuves, à travers lesquelles j’ai cheminé,
au gré des déboires et des difficultés de tous ordres, durant toute
ma vie socioprofessionnelle. Et c’est Lui qui a permis que, à
travers ce modeste ouvrage, je puisse partager aujourd'hui mon
expérience avec plusieurs parents et jeunes célibataires.
Je dédie cet ouvrage, en premier lieu, à ma tendre épouse,
Christina, qui a cru en moi en m’incitant à écrire cet essai, et
qui n’a cessé de me soutenir en sacrifiant souvent des heures et
des jours de nos moments d’intimité pour que ce travail soit
terminé.
«Sweety, les larmes qui coulent sur tes joues chaque fois que
tu lis mon manuscrit seront compensées un jour, car elles m’ont
profondément inspiré et m’ont incité à aller jusqu’au bout.»
Au bourgeon de mon rosier, Priscilla, immaculé fruit de ma
vieillesse, qui tapotait rageusement sur le clavier de mon
ordinateur portable en se débattant sur mes genoux, pour
m’empêcher de continuer d’écrire, afin de lui gaver mes douces
caresses dont elle raffole tant.
A toi Paul, le sang de mon sang, la dernière goutte de sueur
de tout mon être, de toute ma vigueur, tu es l’Obed de ma
lignée, lequel viendra curer et sécher les torrents de larmes qui
coulent dans les abimes profondes de mon âme, tu es le dernier
pilier résistant de ma charpente croulante.
7 ! A ma petite famille que j’aime beaucoup, même si les
vicissitudes de la vie ont fini par ternir notre harmonie
d’autrefois…. Mes mains demeurent largement étendues et
ouvertes pour vous accueillir, vous embrasser et échanger sans
conditions et dans la joie, un vrai baiser de paix et d’amour
sincère.
Pour ceux de mes amis, amies, frères, sœurs, neveux, nièces
et collègues qui se sont reconnus à travers cette triste odyssée,
qui ont vécu volontairement ou involontairement ces drames,
même s’ils sont restés dans l’aveuglement spirituel, j’implore de
tout mon cœur et de la profondeur de mon âme l’indulgence et
le pardon de notre Seigneur pour tous.
A ma pauvre mère, Inès, défavorisée par le poids de l’âge et
rongée par les maladies chroniques séniles, qui ne saura jamais
que ses conseils étaient vraiment sages et d’une portée
incommensurable. Ma prière est qu’un de ses multiples petits et
arrière-petits enfants lui parle, un jour, de son apport dans
certains récits de mon ouvrage.
Tous mes remerciements vont aussi aux Professeurs J.B.
Mpeza (Guest House de Ma Campagne) et L. Matangila
(UNIKIN), hommes de lettres et philosophes qui ont largement
contribué à l’épuration de la forme de mes écrits.
Il serait ingrat d’ignorer mes encadreurs, frères et sœurs
spirituels, qui m’ont encouragé et soutenu de près ou de loin
pour finaliser ce travail.
Et, enfin, à mes petits-enfants chéris, Tino, Lucas, Jan et
Christina qui seront certainement fiers de lire les écrits de leur
ancêtre et d’assurer sa pérennité dans ce noble art.


QUE DIEU VOUS BENISSE TOUS ABONDAMMENT.
8 !




AVANT-PROPOS




Chers lecteurs,
L’auteur vous fixe un autre rendez-vous dans cette seconde
partie de son ouvrage, toujours animé par son souci majeur de
toucher les plus des couples possibles et de les sensibiliser sur
certaines bonnes et mauvaises expériences auxquelles la famille
est soumise dans la consolidation d’un foyer et surtout dans
l’éducation des enfants, à travers les péripéties et intrigues du
drame vécu par Philippe.
Pour les parents qui n’ont pas encore lu la première partie de
cette triste odyssée de la famille de Philippe, voici un résumé qui
peut les ramener dans le vif du sujet, et au cœur de ce drame
choquant et révoltant en moins de temps, à travers le compte
rendu du speech prononcé à l’occasion du baptême du premier
volume de cet essai.
L’auteur de ces écrits n’est pas un écrivain de profession. Il a
travaillé pendant toute sa vie professionnelle comme
« Marketeur » des produits de consommation courante et
Consultant International de Marketing. Dans son discours
d’introduction, il n’avait cessé de solliciter l’indulgence des
lecteurs pour la qualité de ses écrits. Il était conscient qu’il ne
pouvait pas leur offrir la finesse de la prose et des vers qu’ils ont
l’habitude de savourer dans ce genre de circonstances.
Il s’est tout simplement présenté comme un malheureux père
de famille qui a voulu exprimer sa souffrance, sa douleur, sa
détresse, son humiliation, son indignation et sa déception à
travers ces écrits confinés dans l’ouvrage dont la première partie
venait d’être éditée chez Harmattan et baptisée spirituellement
sur les fonts baptismaux du Jourdain.
9 ! Lorsque quelqu’un se lamente, souffre atrocement et pleure,
on le sait parce que l’on voit des larmes couler de ses yeux, mais
personne ne peut évaluer l’intensité et l’ampleur de sa peine, de
son affliction, nul ne peut appréhender la profondeur de sa
douleur dans son âme blessée, déchirée et qui saigne
abondamment et peut être sans espoir de secours.
Sa grande préoccupation dans cet essai est de partager avec
vous parents, non seulement son drame, mais aussi l’expérience
vécue dans le silence par plusieurs maris et pères de famille dans
cet environnement tumultueux et volcanique du Congo,
environnement marqué naguère par des pillages, des essaims de
rébellions récurrentes, des foyers de tensions intempestives, des
épidémies mortelles, des invasions meurtrières et des incursions
incontrôlées provenant de sources diverses.
Les jeunes couples et parents potentiels pourraient
éventuellement s’y ressourcer pour mieux appréhender la vie de
ménage avec tous ses contours glissants, cachés, insaisissables et
incompréhensibles avant de la mordre à belles dents.
Cet essai n’est donc pas exclusivement autobiographique car
l’auteur a dû plonger sa vue panoramique aussi dans la vie des
êtres chers qui ont vécu avec lui jadis, ou ceux qui partagent en
ce moment son espace vital pour illustrer certaines conclusions,
en leur faisant aussi jouer certains rôles à travers son ouvrage.
Il a fait parler son cœur et son âme meurtris par 25 ans de
vie commune dans une union bâtie d’hypocrisie, de mensonges,
de tricheries, de chantages, de menaces, de manipulations et de
fourberies, par le truchement de son personnage principal:
1Philippe, à travers ces 150 pages d’intrigues et de suspens.
Philippe, c’est moi, c’est toi, c’est lui…c’est tout parent réel ou
tout jeune, potentiel parent, qui aspire à se marier et à avoir des
enfants.
Dans son adresse, il a encore une fois sollicité l’indulgence de
ses lecteurs pour les métaphores et les images très choquantes
utilisées pour dépeindre parfois certaines situations dans le
parcours de ses récits.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
1 Kemps B. (2011) Confidences d’un mari désabusé, Harmattan France
10 ! Il rassure son audience qu’il n’en voulait à personne et qu’il
n’accuse personne du tout, mais qu’il se sentait tellement déçu
de la vie, qu’il ne trouvait presque plus de l’espace où insérer
des termes du genre « amour, fidélité, affection….. ». Dans les
sentiments que chacun de nous éprouve envers son prochain,
qu’il soit ami, conjointe, conjoint, enfant, frère ou sœur, pareils
termes ne semblent manifestement se réaliser que dans le
monde des idées; pour ne pas dire le monde imaginaire et
utopique.
Après avoir observé et saisi la sagesse des disciples de
Socrate, dont celle de son favori Platon, il s’est forgé quelques
principes de vie qu’il évoque d’ailleurs avec conviction et
détermination dans son essai en concluant: Qui croit aimer se
trompe, l’amour n’existe que dans le monde des idées!
Dans le parcours de son récit, l’auteur vous fait revivre
certains faits et événements particuliers qui ont marqué sa vie
professionnelle et sociale, surtout dans le pays. Il s’agit de:
1. Le niveau de clochardisation atteint par la population
congolaise et leurs conséquences immédiates dans leur vie
quotidienne.
2. L’épuration ethnique des Kasaiens au Katanga étouffée
par les politiciens nationaux et les organisations internationales,
même celles de « droit de l’homme », et de l’indifférence totale
de ceux-ci envers/en face de la paupérisation apocalyptique des
victimes qui s’en est suivie.
3. Les sanctions spirituelles et physiques infligées à certains
de nos contemporains qui ont osé minimiser et défier notre
Dieu, et à ceux qui l’ignoraient et qui n’ont jamais vécu
délibérément dans Sa crainte.
4. Le respect, l’observation stricte, et l’application aveugle de
nos coutumes et traditions qui nous emmènent parfois vers
l’idolâtrie inconsciente, la malédiction perpétuelle, la servitude à
vie et l’impudicité institutionnalisée.
5. Les enfants peuvent être des anges de Dieu qui vous
assistent après votre retraite et assurent votre bonheur, ou des
croque-morts et vautours qui attendent ce moment là pour vous
dépouiller de tous vos biens ou ce qui en restent !
11 !




CHAPITRE PREMIER

L’AMOUR RÉEL N’EXISTE
QUE DANS LE MONDE DES IDÉES




Selon Platon, dans la Théorie des Idées, « Il existe une autre
réalité derrière le monde de sens, le monde des idées. Sur les
ailes de l’amour, l’âme rejoindra sa demeure dans le monde des
idées. Elle se libérera de la prison du corps… » Phédon vers 383
av. JC (78d-79c).


Genèse de l’Odyssée

Philippe, cadre supérieur dans une multinationale et
Jézabella, femme au foyer, croyaient s’aimer profondément et se
marieront très vite coutumièrement, civilement et même
religieusement.
Jézabella était très jeune, innocente, fragile, mais belle et
tendre. A trois ans elle était déjà orpheline de mère et rejetée
par son géniteur de race blanche, de surcroît méditerranéenne.
Née d’une famille de 7 enfants de différents pères, la petite
métisse sera élevée par ses grands-parents déjà à la retraite et
sans ressources. Ses oncles et tantes vivant à Kinshasa ne
s’intéressaient manifestement pas au sort de ces deux fillettes
orphelines de mère et non reconnues par leurs pères respectifs,
Jézabella et Orpa.
Félicité, la mère de ces enfants était une merveilleuse
créature de Dieu, qui a vécu comme « femme seule » toute sa
vie, mais qui est morte subitement à Kinshasa. Elle aurait été
13 ! 2empoisonnée dans un Nganda (débit de boisson), semble t-il,
par une de ses proches copines, jalouse de son grand succès
auprès des hommes. Elle était très jolie, la mère de Jézabella,
nominée une fois Miss Bumba, lors des élections communales
3de beauté organisées par la Société multinationale Unilever ,
vers les années 60. Elle était d’une noire d’ébène brillante qui
rappelait ses origines ethniques soudanaises, svelte et effilée
comme un mannequin de la collection Christian Dior. Sa
poitrine si plantureuse ferait complexer les vedettes
d’Hollywood. Son bassin évasé ressortait nerveusement de sa
stature de guêpe, qu’elle attirait sans effort les regards des mâles
vicieux qui se retournaient sans gêne et manifestement avec
convoitise à son passage.
Après sa mort, seule sa fille aînée Pamela, ayant cohabité
autrefois avec un matelot grec, s’occupait de ses cadettes, en
assurant régulièrement une pension alimentaire à ses
grandsparents et plusieurs autres interventions financières pour couvrir
entre autres les besoins de ses deux sœurs.
Philippe et Jézabella auront cinq enfants qu’ils feront étudier
presque sans bourse d’études à l’étranger. Les besoins financiers
croissants de sa famille, emmèneront Philippe à émigrer en
Afrique du Sud pour trouver un emploi beaucoup plus
rémunérateur et subvenir ainsi aux exigences de leurs nouvelles
conditions de vie.
A son grand étonnement, Jézabella refusera
catégoriquement et sans une bonne raison apparente de
s’installer avec sa famille en Afrique du Sud, sous prétexte
qu’elle voulait rester à Kinshasa (RDC), d’abord, pour parfaire
ses études supérieures, ensuite, parce qu’elle ne voudrait pas
vivre loin de sa grande famille. Pourtant leur couple et quatre
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
2 Nganda : Petit café du coin, ou l’on sert des repas chauds et mets
sélectionnés, mais aussi des boissons alcoolisées avec ou sans licence, dans une
ambiance de musique envoutante qui ne s’arrête presque pas. Souvent géré
par des femmes célibataires, des vieilles gloires (anciennes prostituées en
retraite), des concubines des autorités politico-administratives et hommes
d’affaires. Appelé aussi Maquis en Afrique de l’Ouest et Spaza en Afrique du
Sud
3 La multinationale Unilever était alors connue au Congo comme Huileries du
Congo Belge (H.C.B.)
14 ! de leurs enfants avaient déjà vécu, à l’étranger, doté d’un statut
d’expatrié, en Côte d’Ivoire, pendant trois ans, sans que cela
leur pose le moindre problème.
D’ailleurs à la fin de leur contrat en Afrique de l’Ouest,
Jézabella avait proposé à Philippe de démissionner de sa société,
branche d’une multinationale basée au Congo, et trouver un
emploi en Côte d’Ivoire pour y rester. Tellement elle avait
beaucoup aimé le standing de vie leur offert par le statut
d’expatrié dont Philippe jouissait en Afrique de l’Ouest.
Six ans après l’installation de Philippe en Afrique du Sud,
Jézabella décidera de demander un divorce qui lui sera accordé
instantanément et presqu’unilatéralement par les tribunaux de
Kinshasa. Cela, en usant d’une façon éhontée et malicieuse des
accusations mensongères et de trafic d’influences. Philippe se
retrouvera criblé des procès créés par son ex-femme auprès de
différents tribunaux, et des dossiers divers auprès des services de
renseignements et sécurité. Tout cela dans le but de lui
exproprier de tous ses biens et de le discréditer auprès des
autorités du pays. Philippe devint même pendant longtemps
SDF (sans domicile fixe) à Kinshasa, sa maison ayant été placée
depuis lors sous contrôle et à la disposition de son ex-femme par
les tribunaux.
Philippe est convaincu que l’adage français disant: « Un
mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. » est
vraiment justifié dans sa vie. Grand était son étonnement en
4lisant: « Se tenir sur le roc » du couple Rebecca et Daniel, dans
un passage où il est dit: « Croyez- moi, il n’y a pas de justice
dans le système judiciaire en Amérique si vous n’avez pas
d’argent. » Cette affirmation venant d’un couple de grands
serviteurs de Dieu, originaire de la plus grande puissance du
monde, avait bouleversé Philippe. Lui qui a toujours cru que
cette défaillance était l’apanage exclusif de la nation Africaine.
Car pensa Philippe, la justice est une des matières premières de
base dans la fondation d’une nation. Si, même aux USA, on ne
peut compter sur une bonne justice que par le poids de liasses
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
4 Rebecca B et Rev. Daniel (2008) : Se tenir sur le roc (Les puissances des
alliances de Dieu).Editions Roi des Rois.
15 ! de billets verts qu’on déverse dans son système judiciaire, alors
nous sommes vers la fin de ce monde !
Oui, conclut Philippe, nous vivons vraiment dans un monde
corrompu, plein d’injustices, de confusions et d’imperfections, le
5monde d’Antéchrists, décrit dans la Bible version Louis Segond
dans 1 Jean 18: 1.
Philippe refuse d’admettre cette triste réalité en se posant
nuit et jour cette question: Comment peut-on imaginer que le
même cœur qui l’aimait follement, puisse brusquement se
métamorphoser en cancer généralisé très avancé, qui s’acharne
à attaquer et détruire le bonheur et la vie de son alter ego?
Comment expliquer que Jézabella qui tombait malade,
chaque fois que Philippe se rendait en mission de service, ne
pouvant supporter ses moindres absences de la maison, se
transforme aujourd’hui en torpille meurtrière de son mari ?
Que sont devenues les promesses d’amour fermes
prononcées dans les larmes d’émotion devant Dieu, le maire, les
prêtres, les pasteurs, les amis, les deux familles respectives et le
public?
Philippe se souvient encore de la prière « sincère » et
profonde récitée par Jézabella, le soir où il avait échappé
miraculeusement à une mort brutale par accident de voiture, en
Côte d’Ivoire.
En effet, un certain vendredi de la Pentecôte, il se rendait à
Yamoussoukro avec son équipe, composée d’un team leader et
deux hôtesses promotionnelles, pour assister à une grande
compétition de Rugby sponsorisée par leur Société.
En dépit des protestations des membres de son équipe à
bord, qui voulaient écouter à tout prix la musique de « Alpha
6Blondy ou Meweh », Philippe leur imposa un cantique chrétien
de louange, en leur expliquant qu’il commençait toujours ainsi
sa journée de travail. Roulant sur l’autoroute à une vitesse de
180km à l’heure, le pneu droit de devant explosa soudainement
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
5 Louis S. dans 1 Jean 18 :1 Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme
vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs
antéchrists : par la nous reconnaissons que c’est la dernière heure.
6 Alpha Blondy et Meweh sont respectivement des grandes vedettes de
musique Reggae et Rumba ivoirienne.
16 ! et fit culbuter le véhicule en trois tours complets de tonneau.
L’une des hôtesses, Maimouna, mourut sur le coup, la tête
fracassée, suite à une fracture de crâne, le team leader, Yaya
Koné, qui conduisait s’en tira avec une grande plaie sur la tête,
la seconde hôtesse, Aïcha, eut les deux jambes écrasées et
immobilisées. Seul Philippe sortit de cet accident sain et sauf,
sans la moindre égratignure, curieusement, même les verres de
ses lunettes furent intacts.
Après tous les examens et tests des médecins de secours, qui
sont arrivés par l’Hélicoptère de l’Hôpital Central (CHU)
d’Abidjan, Philippe fut autorisé à rentrer chez lui. Arrivé à la
maison, Jézabella qui avait plutôt appris la mort de son mari
annoncée par erreur par la radio FM Automobiliste, et qui était
déjà en deuil, s’écroula de frayeur à sa vue. Le soir avant de
dormir, elle se mit à pleurer et à prier, en demandant à Dieu
d’épargner et d’éloigner son mari de tout esprit de mort, de lui
accorder une très longue vie. Elle insista dans sa prière que si la
mort décide de visiter leur couple, qu’elle soit la première à
quitter la terre. Car seule, elle ne pourra jamais élever les
enfants, elle qui n’avait aucune formation ou qualification
scolaire, elle ne connaissait aucun métier, et elle n’avait jamais
travaillé de toute sa vie. Et puis, comment peut-elle concevoir sa
vie sans son premier et unique amour, Philippe ? Dans son for
intérieur, Philippe se sentait très heureux et flatté de se savoir
tant aimé par sa femme.
Quelques jours plus tard après son rétablissement, Koné, le
superviseur qui conduisait le véhicule accidenté, vint voir
Philippe à son bureau pour lui demander une faveur. Sa
préoccupation majeure était de connaître et d’être présenté à ce
puissant marabout de Philippe. Celui qui l’a sauvé dans
l’accident. Il était prêt à laisser tomber son marabout habituel,
lui recommandé par ses parents depuis sa tendre enfance, pour
solliciter la protection du marabout de Philippe. Quelque peu
embarrassé, Philippe lui dit que son Marabout s’appelait Jésus.
– Il est où même ce Jésus là, moi je vais le rencontrer tout de
suite là même Wallah. Je lui paie la moitié de mon salaire ce
mois là même, s’exclama Koné, surexcité. Je veux un marabout
fort comme lui ou bien ?
17 ! Il y eut alors un long dialogue de sourds entre Philippe et
Koné. Ce dernier promit même une bonne partie de ses
économies, si ce Jésus là, marabout de Philippe, l’exigeait pour
l’adopter. Il fallut beaucoup de temps pour lui faire comprendre
qui était Jésus qui ressemble invraisemblablement dans le Coran
7au Prophète Issa , fils de Mariam, appelé aussi Massih (Messie),
cousin de Yahya ou Jean (Baptiste), le baptiseur de la Bible.
Koné fut déçu parce qu’il voulait traiter avec une personne
physique, pas un marabout spirituel et insaisissable ! Il quitta le
bureau de Philippe déçu et triste.
Les sages africains disent que lorsqu’une femme prend
subitement l’initiative de divorcer sans qu’il y ait eu dispute ou
querelle avec son mari, avec sa belle-famille, ou quelque autre
incident dans le foyer, on peut être sûr et certain d’entrevoir
immédiatement le sceptre d’un homme fort derrière son ombre
perfide, qui frappe à la porte de son âme traîtresse et troublée.
De nos jours, conclut l’auteur, le mariage est vraiment
devenu un grand business, une grande affaire non pas
seulement à cause de la crise ou la conjoncture économique qui
sévit dans nos pays, engendrant le chômage, la misère et la
pauvreté, mais aussi à cause de la cupidité, de la jalousie, de
l’envie, de la convoitise, de la poursuite des ambitions
démesurées, de la recherche folle d’égaler l’autre en ciblant un
conjoint idéal qui n’existe que dans les films à sensations, dans
les contes de fées du type Cendrillon, et des odyssées du genre
peintes dans le Roman de la Rose, de Paul et Virginie, ou dans
des écrits romantiques de l’ère d’Alfred de Musset, Alphonse de
Lamartine et autres…
En bref, même si chacune des parties le prétend, de nos jours
on ne se marie presque plus par amour. On conclut juste un
bon deal, un bon marché, on s’engage dans une affaire
quelconque en visant des intérêts bien précis tels que le statut ou
la classe sociale de l’autre, son standing de vie, l’héritage, la
fortune du conjoint ou de la conjointe.sous l’ombre d’un
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
7 Isa ou Issa dans le Coran est celui que le Chrétien appelle Jésus de Nazareth.
Le Coran le reconnait seulement comme Prophète et Messie (Massih), fils de
Maryam (Marie) : Isa ibn Maryam. Il est le cousin de Yahya, qui est connu
comme Jean le Baptiseur.
18 ! prétendu amour. Même si dans certains cas, c’est la seule
solution pour sortir du statut considéré honteux dans certains
milieux africains, de vieilles filles, de vieux garçons, ou de
célibataires à vie !
C’est gênant et choquant de constater que le mariage soit
devenu un business comme n’importe lequel, surtout en
Afrique. Parce qu’après tout il y a un produit appartenant à
l’une de parties en jeu, qui est vendu à l’autre partie. Cette
dernière partie négocie les conditions et les termes de la
transaction fixés par le fournisseur, et si le deal est conclu,
l’acheteur honore la facture définitive souvent cash comptant.
On peut bénéficier d’une remise, mais l’achat de ce produit
n’est pas acceptable à crédit. Comme dans le monde des
affaires, l’aboutissement des pourparlers est sanctionné par un
bon contrat à vie, signé par le couple et les témoins devant les
autorités religieuses et de l’Etat.
L’être humain est chosifié parfois dans ces négociations.
Prenons l’exemple de certaines tribus de l’Afrique australe où
une mère-fille a beaucoup plus de considérations et chances de
trouver un mari qu’une jeune fille vierge. Parce qu’il est établi
que la première aura certainement des enfants avec son futur
conjoint. Étant donné qu’on se marie en Afrique surtout pour
avoir des enfants.
Par contre, on n’est pas sûr de la fertilité de la vierge qui s’est
pourtant préservée pour son futur mari. Il n’y a encore aucune
évidence qu’elle pourra avoir des enfants. On prend ainsi un
risque en l’épousant. Car, si elle est stérile, on ne pourra éviter
le divorce et quelque fois la restitution de la dot.
Ces arguments interviennent beaucoup dans les négociations
de la dot dans cette partie de l’Afrique. Certaines tribus exigent
une dot élevée parce que leur fille a déjà prouvé qu’elle peut
avoir des enfants, et agrandir assurément sa belle famille.
D’autres tribus rabattent la dot parce qu’ils estiment que la
fillemère est une femme dévaluée par le poids de la maternité, elle
est de seconde main. Ainsi l’appât du gain et la cupidité
emmènent parfois les parents à considérer leurs propres filles
comme du gibier de chasse, de la viande de boucherie ou une
marchandise quelconque.
19 ! Très vite Jézabella finira par convaincre les enfants de
détester leur père, de se liguer contre lui, mais de la soutenir
alors dans la guerre qu’elle venait de déclencher pour arracher
les biens de Philippe, en prétendant assurer ainsi l’héritage de
ses enfants déjà de son vivant. Suite à ses manipulations, ses
corruptions et trafic d’influences, et afin de lui permettre de
bien exécuter son plan machiavélique, Jézabella réussira à faire
interdire Philippe de séjour au Congo pendant plus de deux ans.
Néanmoins, les trois premiers enfants termineront enfin leurs
études universitaires en Occident, toujours aux frais de leur
père. Mais, affectés par le venin leur injecté par Jézabella, ils
vont ignorer totalement Philippe, et éviteront tout contact avec
lui depuis lors.
« Sans domicile fixe » (SDF) à Kinshasa, et pratiquement
rendu apatride, car interdit de séjour au Congo, il lui était
pratiquement impossible, dans les moments difficiles qu’il
traversait, de récupérer les titres de propriétés des maisons qu’il
avait achetées autrefois et enregistrées par précaution aux noms
de ces mêmes enfants.
Au bord de la retraite, Philippe, âgé présentement de 60 ans,
n’est pas seulement ruiné, mais aussi méprisé, isolé, abandonné
et trahi par ses propres enfants. A cause de l’âge et de la
pression constante sur sa santé, Philippe se retrouve criblé d’une
panoplie de maladies séniles, considérées incurables comme
l’hypertension, le diabète, l’hépatite B, la myopie, la presbytie, les
hémorroïdes chroniques, etc.


Nos enfants sont-ils des anges ou des
croquemorts ? Question que se pose toujours Philippe

Dans l’ancien temps un père de famille était vénéré et
considéré comme un dieu, le dieu de ses enfants sur cette terre,
le dieu de la maison, sa famille était très fière de lui et
inconsolable à sa mort. Mais de nos jours, certaines femmes et
mêmes ses propres enfants souhaitent parfois la mort de ce dieu
déchu, pour hériter immédiatement de ses biens. Dans quel
monde sommes-nous ?
20 !

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