Iko Terouka - Le mystère du Scorpion Vert

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58 pages
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Description

À Macao, le fils d’un haut fonctionnaire a disparu en même temps qu’une jonque contenant 750 000 piastres et l’on a découvert chez lui le cadavre d’un tenancier de maison de jeu à qui il devait de l’argent.


Le père du suspect fait appel au célèbre détective Iko TEROUKA afin d’innocenter son enfant qu’il pense déjà mort.


Iko TEROUKA se met en campagne sans se douter qu’il va rapidement se retrouver confronté au terrible mystère du Scorpion vert.


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Nombre de lectures 1
EAN13 9782373477993
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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AVANT-PROPOS
Dans la littérature populaire française, il est des auteurs encore plus cultes que les plus cultes des auteurs populaires.
Ainsi, s'il est indéniable que Georges Simenon, Fré déric Dard, Léo Malet... sont parvenus à des sommets dans l'esprit des lecteurs, d'autres écrivains qui, parce qu'ils sont demeurés inconnus aux yeux du grand public actuel a lors que leurs textes émerveillent encore l'esprit des lecteurs d'antan et de trop rar es passionnés d'aujourd'hui, ont réussi à supplanter, dans la tête de ceux-ci, leurs célèbres pairs susnommés.
Car, là où certains ont atteint la postérité grâce à une édition systématique de leur production sous le format pérenne du roman « classique », d'autres ont échoué dans la quête d'« immortalité littéraire » malgré quelques livres gravés de leurs noms – Rodolphe Bringer, Gustave Gailhard, Jean-Toussaint Samat…, par exemple.
Mais, qu'en est-il des écrivains dont les textes n'ont jamais inondé les pages d'un « vrai » bouquin qui dure, qui se prête, se revend et s'échange ?
Un auteur, en particulier, connaît la réponse puisque son surnom de « écrivain sans livre » explique, à lui seul, pourquoi il demeure inconnu de la plupart des lecteurs de notre époque.
Pourtant, son immense production, les genres dans lesquels il a œuvré, les personnages qu'il a animés, écrasent toute concurrence.
Son nom :Joseph Théophile Maurice MOSELLIaliasJosé MOSELLI. José MOSELLIest né le 28 août 1882 à Paris et est mort le 21 juillet 1941 au Cannet. Parlez deJosé MOSELLIà un passionné de littérature populaire et vous êtes assurés de voir ses yeux clignoter de plaisir. Évoquez-le devant un lecteur lambda et vous constaterez immédiatement que ce nom ne lui évoque rien. L'auteur est devenu tellement « Culte » auprès des aficionados de littérature populaire, autant par son parcours que par sa production, que l'on peut encore croiser des lecteurs dont les pères ou grands-pères leur contaient, enfants, leurs souvenirs de feuilletons désormais introuvables dont l'écrivain a inondé les journaux de l'époque.
Son parcours est celui d'un enfant de famille aisée qui, avide d'aventures, fugue à treize ans pour s'engager comme mousse sur un navire. Les années suivantes furent un gage de souvenirs d'évènements, de personnages et de lieux qui nourriront sa plume par la suite.
Brimé, maltraité, le gamin s'offre corps et âme à son boulot. Mais son esprit voyageur en fait un déserteur malgré lui. Alors, il continue à naviguer et à découvrir le monde avant de rentrer en France pour être traduit en « conseil de discipline ». Les juges furent cléments et organisèrent l'éducation du jeune homme qui devint Officier de la Marine marchande. Ses aventures se poursuivirent, mais, lassé,José MOSELLIchercha à se stabiliser en acceptant un poste de journaliste en charge de la rubrique « L'actualité maritime ».
En parallèle, il écrit des contes et des nouvelles et entrera en contact avec les Éditions Offenstadt pour lesquelles il produira un nombre incalculable de feuilletons pour divers journaux et magazines. Parmi ces séries, on pourra citer l'une de ses prem ières si ce n'est la première :« W... vert »édité dans le magazine « L'Intrépide » de 1910. Mais, également :« John Strobbins, détective cambrioleur », « Les aventures fantastiques d'un jeune policier », « Le roi des boxeurs », « Le baron Stromboli », « Les champs d'or de l'Urubu », « Les naufrageurs de l'air », « La prison de glace », « Le Club des Trois », « M. Dupont, détective », « Browning & Cie », « La momie rouge », « Triplix l'insaisissable »...des dizaines et d'autres qui s'étalaient sur des centaines d'épisodes à travers des années et des années.
Parmi ces feuilletons, certains sont devenus « cultissimes » et plusieurs fois réédités et d'autres sont comme le Saint Graal, tout le monde en parle, tout le monde les cherche, mais personne n'a réussi à mettre la main dessus – du moins, plus grand monde de vivant.
Si, certains de ses feuilletons d'anticipation, comme« La fin d'Illa », « Le messager de la planète »ou« La guerre des océans »ont eu le privilège d'être réédités à la fin du siècle dernier, toute la partie « policière » de l'œuvre deJosé MOSELLIa lentement disparu avec ses supports papier vieux de plus de 80 ans.
Dans cette production particulière, si certains personnages ou certaines séries, comme « John Strobbins, détective cambrioleur », évoquent quelque chose aux plus férus passionnés des textes de l'auteur, d'autres, comme« M. Dupont, détective », étaient même oubliés de ceux qui n'oublient pourtant pas.
Mais il existe deux séries policières qu'il était i nenvisageable, jusqu'à ce qu'OXYMORON Éditionsmette son nez dans la production de l'auteur, de pouvoir lire ou relire un jour ou l'autre.
La seconde est« Browning & Cie », une série diffusée dans le magazine « Le Cri-Cri » à partir d'octobre 1922 et ce jusqu'à février 1935. Mais nous y reviendrons probablement dans quelques mois (en clair, nous envisageons sérieusement une réédition de cette série dans un avenir plus ou moins proche). La première se nomme de façon éponyme« Iko Terouka »conte les enquêtes d'un et détective japonais à travers le monde. « Iko Terouka »est une série qui a été écrite pour le magazine « Le Petit Illustré pour la Jeunesse et la Famille » des éditions Offenstadt et qui a été diffusée entre le mois de décembre 1919 et le mois d'avril 1935 à raison d'un e page par semaine (page alternant illustrations et texte). « Iko Terouka » navigua e, et ce, surdonc sur près de 800 numéros dudit magazin presque 16 ans. Réunir l'intégralité de la série relevait donc de la « mission impossible ». Mais l'équipe d'OXYMORON Édition,smue par une passion pour la littérature populaire sans commune mesure et une volonté de proposer aux lecteurs d'au jourd'hui, des textes introuvables d'hier,
ne s'est pas avouée facilement vaincue. Notre volonté étant de faire revivre notre patrimoine culturel en général et celui deJosé MOSELL,Iparticulier, – ce n'est pas pour rien que en vous pouvez retrouver dans notre catalogue, du même auteur,« John Strobbins, détective cambrioleur », « M. Dupont, détective » et« La momie rouge »avons mené un nous combat perdu d'avance pour mettre la main sur les textes de la série« Iko Terouka ». Mais comment parvenir à réunir 800 numéros consécut ifs d'un magazine qui date de près d'un siècle ? Car, si la série est évoquée sur des sites ou des o uvrages consacrés à l'auteur, aucun renseignement ne précisait s'il s'agissait d'une seule et même histoire (ex. :« La momie rouge ») ou bien de plusieurs épisodes collés les uns aux autres sans délimitation précise (comme pour la série« M. Dupont, détective »).
Pour en savoir plus, il fallait donc réussir à mettre la main, non pas sur le Saint Graal, mais sur 800 Saint Graals.
Malgré toute notre passion, notre bonne volonté et notre patience, nous devons avouer qu'au bout de plusieurs mois de vaines recherches durant lesquelles nous nous étions procuré quelques dizaines de numéros consécutifs (juste assez pour faire naître l'espoir et, surtout, prendre conscience que la série était bel et bien composée d'épisodes non délimités qui se suivaient les uns les autres), nous avions baissé les bras et envisagions de mettre un terme à notre quête quand le hasard nous mit sur la route d 'un collectionneur passionné des magazines jeunesses des éditions Offenstadt !
Cependant, même cette personne qui collectionnait depuis des décennies, les divers magazines, dont celui qui nous intéressait, n'était pas en possession de l'intégralité des 800 numéros que nous recherchions. Pour autant, il avait en sa possession suffisamment de numéros pour nous permettre d'établir une liste quasi exhaustive des épisodes q ui composaient la série (que vous retrouverez à la fin de cet avant-propos). Heureusement, les passionnés sont généreux et, grâce à cette personne, nous pûmes entrer en possession des textes d'une grande partie de la série et réunir plusieurs épisodes afin de pouvoir les proposer ensuite à nos lecteurs.
Cependant, malgré tous nos efforts (et ceux du pass ionné en question), il nous fut impossible de réunir l'intégralité de la série (du moins, pas encore), aussi, nous ne vous assurerons pas être en mesure de pouvoir rééditer l'ensemble des textes autour du personnage d'« Iko Terouka ». Pour autant, les épisodes n'ayant pas réellement de liens entre eux, cela ne nuira en rien à votre lecture.
Pour terminer, il nous semble important de préciser que nous vous proposerons, tant que faire ce pourra, les épisodes dans l'ordre de première édition à quelques exceptions près.
Tout d'abord, le tout premier épisode demeure encor e indisponible du fait qu'il nous manque un numéro du magazine pour le posséder intégralement. Si nous mettons la main dessus, nous n'hésiterons pas à vous proposer cet épisode dans le futur.
Ensuite, du fait de la disparité de tailles des épisodes, afin que le lecteur ne se retrouve pas surpris, d'un achat à l'autre, de ne pas avoir un même temps de lecture et ne se sente floué, nous avons décidé...