L’affaire Gigi Foster

L’affaire Gigi Foster

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196 pages
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Que d’émotions ! Dès le début de ce treizième tome, Alice affrontera une dure épreuve, celle du décès de Madame Baldini, sa chère voisine. Malgré la tristesse, sa vie intense de préadolescente reprend le dessus.
- À l’école, les examens et la fin de l’année approchent...
- Cap sur la Gaspésie pour la classe verte organisée par monsieur Gauthier! Une semaine extraordinaire. Seule ombre au tableau : Gigi Foster et ses acolytes sont là, elles aussi... Et, bien malgré elle, Alice découvrira pourquoi cette fille l’a toujours détestée.
- Le 23 juin, ce sont les adieux émouvants aux amis, à madame Robinson et à l’école primaire... L’entrée au secondaire est à l’horizon, mais avant ça, vive les vacances !

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Ajouté le 08 mai 2018
Nombre de lectures 89
EAN13 9782896869541
Langue Français
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SYLVIE LOUIS Lejournal dAlice
L’affaire Gigi Foster DOMINIQUE ET COMPAGNIE
DOMINIQUE ET COMPAGNIE
SYLVIE LOUIS Lejournal dAlice
L’affaire Gigi Foster
DOMINIQUE ET COMPAGNIE lejournaldalice.com
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Samedi 14 mai (suite et fin)
J’aî mîs un poînt Ina à mon caîer coueur coraî î y a moîns d’une eure. Et à, î est 16  et j’aî d’autres coses à te raconter, cer journa. Du coup, j’aî coîsî un nouveau caîer. Que penses-tu de sa coueur ?
Tout ça pour dîre que je vîens de consuter mon îPod : non, e marîage de oa Fabaa et Kevîn Esposîto n’a pas îeu aujourd’uî. Afaîre à suîvre…
À mesure que es examens du mînîstère approcent, madame Robînson nous donne de pus en pus de bouot à a maîson. Comme j’avaîs du temps, cet après-mîdî, j’aî décîdé de commencer un travaî de rançaîs que je doîs remettre jeudî. Je suîs descendue au bureau. Zut, Caroîne étaît occupée à pîtonner sur e cavîer. Je uî aî demandé ce qu’ee aîsaît. Ee m’a répondu qu’ee s’apprêtaît à îm-prîmer e poème canté que madame Popovîc eur avaît demandé d’apprendre. Bon, et après, uî aî-je dît, j’aî besoîn de ’ordî. Tu attendras ton tour, Aîce, car je suîs oîn d’avoîr termîné. Comment ça ?! Je veux préparer ma procaîne cronîque pourL’Écho des Érables. Coo ! Et quî sera à ’onneur au moîs de juîn ? C’est une surprîse.
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Aeeez, Caro, s’î te pat, je suîs trop curîeuse de savoîr que pro tu as coîsî. Je ne ’aî dît à personne. Même pas à Jessîca ? À ee, ouî ; c’est ma meîeure amîe, tout de même ! Et moî, je suîs ta sœur ! aî-je rîposté, un peu (beaucoup) vexée. Je te ’aî dît, Aîce, que c’étaît une surprîse. Et maînte-nant, mercî de me aîsser travaîer en paîx.
En attendant que ma cacottîère de sœur daîgne îbérer ’ordînateur, je suîs aée promener Cannee. Madame Badînî pantaît des Leurs beues et mauves devant cez ee. Je ’aî sauée et on s’est mîses à bavarder. Ee m’a en-core paré de son séjour en ïtaîe. orsque ma cîenne, quî avaît été patîente jusque-à, s’est mîse à tîrer sur sa aîsse, j’aî dît au revoîr à ma gentîe voîsîne. Demaîn, m’a-t-ee sîgnaé, je compte aîre une ournée de bîscottî aux amandes. J’en mettraî queques-uns de côté pour Caroîne et toî. Vous n’aurez qu’à venîr es cercer undî en revenant de ’écoe. On n’y manquera pas ! Mercî d’avance. Tît ! J’aî ajouté : Un jour, madame Badînî, j’aîmeraîs que vous me don-nîez votre recette de bîscottî. Avec paîsîr, Aîce. O, veux-tu venîr m’aîder à es pré-parer demaîn ? D’accord. À quee eure ? Je t’attendraî vers 10 . Bonne In d’après-mîdî !
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Je venaîs de m’asseoîr devant ’ordî quand papa a crîé : « À taaabe ! » Ça sentaît bon e barbecue ! orsque j’aî raconté que ma-dame Badînî m’avaît învîtée à cuîsîner des bîscottî avec ee, Caroîne a réagî au quart de tour. Moî aussî, j’aîmeraîs apprendre à en aîre ! Maîs demaîn matîn, c’est împossîbe. Pourquoî ? J’aî une compétîtîon à ava. On pourraît aer une autre oîs ensembe cez madame Badînî, Aîce, et… Ee m’attend demaîn à 10 , Caro. Sî tu veux, je peux uî dîre que toî aussî, tu aîmeraîs assîster à un ateîer de préparatîon de bîscottî. Connaîssant madame Badînî, ee t’învîtera un autre jour. Et puîs, t’en aîs pas, je t’en rap-porteraî, des bîscottî tout raîs. Après ta natatîon, à mon avîs, tu n’en eras qu’une bou… Ma sœur m’a coupée. Pourquoî tu n’assîstes pas putôt à ma compétîtîon de-maîn, Aîce ? Tu n’es jamaîs venue m’encourager… Elle a raison. Quelle grande sœur indigne je suis ! Hi hi hi ! Je vîendraî a procaîne oîs, Caroîne ! Promîs. Tu dîs ça, a bougonné ma sœur, maîs je suîs sûre que tu trouveras toujours queque cose de pus întéressant à aîre…
Coupant court aux récrîmînatîons de sa Ie nº 2, papa m’a demandé : Saîs-tu quees régîons es Badînî ont vîsîtées, en ïtaîe ?
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Ouî, îs sont aés à Venîse et aussî à Rome. Madame re Badînî m’a raconté que pour a 1 oîs de sa vîe, ee est montée dans a tour de Pîse. Ee a promîs de me mon-trer une poto trop comîque qu’ee a prîse de Roberto. On dîraît qu’î retîent a tour comme pour ’empêcer de tomber ! a tour de Pîse, c’est a vîeîe tour pencée ? s’est în-ormée Caroîne. Ouî. Je pensaîs qu’ee se trouvaît au Japon. E non, ee est à Rome ! aî-je répîqué. Maman m’a corrîgée. Tu n’y es pas, Aîce. a tour de Pîse se trouve bîen enïtaîe, maîs dans a vîe de Pîse. Je ’aî vîsîtée avec ma casse e quand j’étaîs en 4 secondaîre. A bon ?! Tu en avaîs, des beaux voyages scoaîres ! Et ee est très aute, cette tour ? s’est înormée Caro. Pas vraîment. En tout cas, beaucoup pus petîte que a tour Eîsse.
! La voilà mainteSacrée Astrid Vermeulen nant qui rebaptise la tour Eiffel ! On s’est tous escafés, à commencer par ee !
Quand on s’est camés, poupou nous a posé une coe. Quî saît où se trouve a pus aute tour încînée du monde ? ??? À Duba ? me suîs-je asardée.
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À Montréa ! a ancé maman en se evant pour aer cer-cer e dessert. C’est a tour du Stade oympîque ! Ee est peut-être gafeuse, notre moumou, maîs ee en saît des coses !
Dimanche 15 mai
À 10 , j’aî sonné cez es Badînî. Roberto m’a ouvert. Après m’avoîr sauée et învîtée à aer rejoîndre sa emme dans a cuîsîne, î est partî au marcé Jean-Taon. Rosa, ee, avaît préparé es îngrédîents dont nous aîons avoîr besoîn sur e comptoîr. Tandîs qu’ee méangeaît e beurre et e sucre et que j’ajoutaîs es œus, un par un, à a pré-paratîon, je uî aî demandé où ee vîvaît quand ee avaît mon âge. À Forence. À ’âge de 23 ans, j’aî passé mes vacances à Rome cez ma cousîne. Deux jours après mon arrîvée, cee-cî a dénîcé un travaî. J’aî contînué à vîsîter a vîe toute seue. Un après-mîdî, je savouraîs ungelato à a pêce sur e bord de a ontaîne de Trevî orsqu’un jeune omme m’a demandé s’î pouvaît s’asseoîr à mes côtés. ï n’étaît pas très grand, maîs avaît une arge carrure et je e trouvaîs beau. J’aî accepté. C’étaît Roberto ? E ouî !
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À a demande de madame Badînî, j’aî încorporé es în-grédîents secs et es amandes dans e méange. Ee a arîné e pan de travaî en poursuîvant son îstoîre. Roberto avaît une Vespa. Qu’est-ce que c’est ? Un scooter. e soîr, î m’emmenaît aîre un tour du côté du Coîsée. Je m’accrocaîs à sa taîe et j’aîmaîs ça, même sî j’avaîs un peu e vertîge. Maîs c’étaît autant ’amour que a vîtesse quî me aîsaît tourner a tête ! A,la vîtà era bella ! es yeux de ma voîsîne pétîaîent à ’évocatîon de ce quî sembaît être un merveîeux souvenîr. Après avoîr gîssé es roueaux de pâte dans e our, ee a sîgnaé qu’îs devaîent cuîre 45 mînutes. En attendant, Aîce, aons boîre une îmonade au saon.
Je te résume a suîte de ’îstoîre, cer journa. Après es vacances, Rosa a dû retourner à Forence, maîs ee et son amoureux se sont écrît. Sîx moîs pus tard, Roberto ’a de-mandée en marîage. Après eur voyage de noces à Venîse, ee est aée vîvre à Rome avec uî. eur appartement don-naît sur une grande cour ombragée. es îrondees crîaî-aîent e matîn. es ménagères pendaîent eur înge sur a terrasse tout en bavardant avec eurs voîsînes. Rosa a adoré ces années-à. eur Is est né. Puîs Roberto a perdu son empoî. uî quî avaît toujours rêvé de vîvre en Amérîque est parvenu à convaîncre sa emme d’îmmîgrer. Fînae-ment, c’est à Montréa qu’îs se sont înstaés. Et dîx ans pus tard, îs ont aceté une maîson rue ïsîdore-Bottîne.
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Je uî aî dît : Roberto et vous, c’est une bee îstoîre d’amour ! Un sourîre s’est épanouî sur son vîsage. Tu as raîson, Aîce ! es années ont passé, Roberto a 79 ans et moî 77, maîs nous nous aîmons toujours autant. Après un moment de rêverîe, ee a décaré : Toî aussî, un jour, tu auras un amoureux. J’aî ésîté un înstant, puîs je uî aî paré de Karîm. Ma-dame Badînî n’a pas rî nî cangé de sujet de conversa-tîon. Pour ee, ’amour est une afaîre împortante, qu’on aît 11 ans et demî, comme moî, 23 ans ou 77 ans. Je suîs eureuse pour toî que Karîm et sa amîe revîen-nent cet été, a-t-ee décaré en se evant, car a sonnerîe de a mînuterîe venaît de sîgnaer a In du temps de cuîsson. Ça sentaît déîcîeusement bon dans a cuîsîne.
Un jour, j’îraî en ïtaîe ! aî-je airmé à madame Badînî tandîs qu’ee sortaît du our a paque avec es quatre rou-eaux de pâte dorée. Je te e souaîte, Aîce. C’est un sî beau pays. Ee a débîté a pâte cuîte en une sérîe de bîscottî. Mîam, j’avaîs trop âte d’en goûter un. En attendant qu’îs re-roîdîssent, ee est aée cercer son îPad et m’a montré des potos de Venîse, Forence, Pîse et Rome. Wow ! Un quart d’eure pus tard, je suîs repartîe à a maîson en croquant un bîscottî. De a maîn gauce, je tenaîs e grand sac en papîer quî en contenaît une vîngtaîne d’autres et,
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