L’écho de nos classiques : Bonheur d’occasion et Two Solitudes en traduction

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Livres
360 pages
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Description

Des chercheures et chercheurs d’une douzaine de pays remontent à tâtons, comme de véritables limiers, dans l’histoire imprévisible de chacune des traductions, parfois héroïques, de Bonheur d’occasion et de Two Solitudes.
Best-sellers dès leur parution en 1945, Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy et Two Solitudes de Hugh MacLennan ont non seulement conquis les publics francophones ou anglophones, mais été vite traduits en une dizaine d’autres langues : allemand, danois, espagnol, estonien, japonais, hollandais, lituanien, norvégien, roumain, russe, suédois, slovaque et tchèque.
En examinant le chemin fascinant de leurs traductions, le présent ouvrage montre comment ces deux oeuvres classiques sont devenues les ambassadrices à l’étranger de nos deux cultures fondatrices.
Ont contribué à ce volume :
Agnès Whitfield (Université York)
Margot Irvine (Université de Guelph)
Zuzana Malinovská (Université de Prešov)
Cecilia Alvstad (University of Oslo, University of Gothenburg)
Bente Christensen (Université d’Oslo)
Rodica Dimitriu (Université Alexandru Ioan Cuza)
Anna Bednarczyk (Université de Lódz)
Jovanka Šotolová (Université Charles de Prague)
Regina Kvašyte et Genovaite Kaciuškiene (Université de Šiauliai)
Chiara Bignamini (Université Jean Moulin Lyon 3)
Elzbieta Skibinska (Université de Wroclaw)
Dana Patrascu-Kingsley (University of Toronto)
Michael G. Paulson (Université de Miami)
Bennett Yu-Hsiang Fu (National Taiwan University)
Madelena Gonzalez (Université d’Avignon)
Klára Kolinská (Masaryk University)
Tiina Aunin (Tallinn University)
Reet Sool (University of Tartu)

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Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2009
Nombre de visites sur la page 1
EAN13 9782895971405
Langue Français

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L’ÉCHO DE NOS CLASSIQUES
Bonheur d’occasionetTwo Solitudes en traduction
L’ÉCHO DE NOS CLASSIQUES
Bonheur d’occasionetTwo Solitudes en traduction
Sous la direction de
Agnès Whitfield
Les Éditions David remercient le Conseil des Arts du Canada, le Secteur francoontarienduConseildesartsdelOntarioetlaVilledOttawa.Enoutre,nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
C    B  A C  L'écho de nos classiques :Boneur d'occasionetTwo solitudesen traduction / sous la direction de Agnès Whiteld. (Collection Voix savantes) Comprend des références bibliographiques. ISBN 978-2-89597-115-3  1. Roy, Gabrielle, 1909-1983. Bonheur d'occasion. 2. MacLennan, Hugh, 1907-1990. Two solitudes. 3. Roy, Gabrielle, 1909-1983 — Traductions. 4. MacLennan, Hugh, 1907-1990 — Traductions. I. Whiteld, Agnès, 1951-II. Collection: Collection Voix savantes PS8535.O95B63 2009 C843'.54 C2009-905679-8
Maquette de la couverture, typographie et montage : Anne-Marie Berthiaume graphiste
Les Éditions David 335-B, rue Cumberland Ottawa (Ontario) K1N 7J3 www.editionsdavid.com
Téléphone : 613-830-3336 Télécopieur : 613-830-2819 info@editionsdavid.com
Tous droits réservés. Imprimé au Canada. e Dépôt légal (Québec et Ottawa), 4 trimestre 2009
À mes trois cères filles,Olga, Sopia et Alexandra
À mon mari, Daniel,pour son fidèle soutien
Introduction
Agnès Whitfield
Université York
  y a quatre ans, en 200, comme cerceure en France, que C j’ai eu l’idée de demander un ouvrage sur Gabrielle Roy dans la librairie même où il avait été publié à Paris, c’est-à-dire cez l’éditeur L’Harmattan, rue des Écoles. La libraire cerca longuement et avec énergie ce prix Femina 47, mais n’obtint aucune réponse du logiciel de son ordinateur. Ce n’est que lorsque j’ai pu regarder l’écran par-dessus son épaule que le mystère s’éclaircit : dans son instrument de recerce, elle avait écrit Gabriel au lieu de Gabrielle, croyant que c’était un auteur masculin. Comment expliquer qu’une auteure aussi aimée cez nous, par surcroît lauréate du Femina, ait pu disparaître des écrans radars littéraires de la métropole française ? Cette méconnaissance de notre patrimoine culturel par nos cousins français m’a incitée à réflécir sur l’éco que peuvent avoir nos œuvres classiques à l’étranger et a fait naître en moi le désir de combattre l’oubli de nos classiques. Pour retrouver la mémoire de nos œuvres, j’ai eu l’idée d’organiser en septembre 2008, à la Fondation Maison des sciences de l’omme (boulevard Raspail à Paris), le col-loque « Deux grands romans canadiens,Boneur d’occasionetTwo Solitudes, à l’aune des cultures étrangères », dont je publie ici les actes. Il s’agissait de sortir ces livres de cez nous du piège des métropoles. Que sont devenus ces classiques qui ont passé la rampe avec éclat dans les années quarante ? En organisant ce colloque, j’ai voulu connaître la
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source de leur développement extraordinaire dans la foulée des feux d’artice de l’après-guerre, les contours et les méandres du chemin de leur traduction en toutes langues. En mettant en place un outil de connaissance juste et efficace, je souhaitais favoriser le retour en grâce de nos classiques, un retour à leur lecture en leur garantissant un lectorat fidèle et constant, ainsi qu’une renommée qui continue à résister aux modes passagères. Il suffit de voir les textes éblouissants des traducteurs. La réussite de ces traductions est une bonne nouvelle pour au moins trois raisons. Premièrement, si nous croyons que notre littérature a pu s’élever dans le passéàceniveaudediffusion dansautantdepays,nousavonsrai-son encore d’écrire et de lire, et aussi d’investir dans le rayonnement de nos œuvres. Deuxièmement, face à un tel phénomène, le milieu littéraire peut, s’il prend la mesure de l’événement, croire encore à une cure de jouvence, se libérer de ses principes rigides, et s’ouvrir : pas question de rater le rendez-vous. Enfin, c’est une dernière bonne raison de croire à un modèle de diffusion, à un modus operandi au-delà des frontières : le parcours de ces œuvres dévoile une nouvelle façon de se faire connaître. Aujourd’hui, la diffusion internationale de nos œuvres contem-poraines semble parfois un défi insurmontable, même pour nos plus grands best-sellers. À l’époque de l’après-guerre, il y avait un courant de sympathie, les pays étaient prêts à nous recevoir et, à distance, cela semble avoir été un jeu d’enfant. Parus tous les deux en 1945, dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, répondant à la soif des lecteurs et lectrices d’alors pour de nouvelles perspectives dans un monde en pleine mutation,Boneur d’occasiondeGabrielle Roy etTwo Solitudesde Hugh MacLennan ont non seulement cheminé vers les pays francophones ou anglophones, mais vite franchi la barrière de la traduction, se faisant traduire vers une dizaine d’autres langues : allemand, danois, espagnol, estonien, japonais, hollandais, lituanien, norvégien, roumain, russe, suédois, slovaque et tchèque. L’objectif du colloque était d’explorer l’aventure vers d’autres lan-gues de ces deux romans phares, de remonter la piste des traductions et de voir comment ces œuvres, qui ont été si marquantes pour les littératures francophone et anglophone du Canada, ont été reçues par