La lumière froide des lucioles

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Français
194 pages
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Description

Louise a neuf ans et habite dans la cité à quelques kilomètres de l'usine où son père vient d'être promu chef d'équipe. Petite fille sans histoires, elle aime les jours d'école et les récréations passées à jouer à l'élastique. Ces jours-là, elle sait que sa mère l'attend à la maison et qu'elle l'accueillera avec tendresse. L'été, elle a la chance d'aller passer tout un mois au bord de l'océan. Elle aurait pu être heureuse, mais un jour, pourtant, le hasard en décide autrement. Le hasard ou le destin, allez savoir…

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Date de parution 22 mars 2019
Nombre de lectures 9
EAN13 9782140117381
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Peïte ille sans hîstoîres, elle aîme les jours d’école et les récréaïons passées à jouer à l’élasïque, avec ses copînes. Ces jours-là, elle saît que sa mère l’aTend païemment
lèvres la ine brume salée.
jour, un jour comme tous les autres, pourtant, le hasard en décîde autrement. Le hasard ou le desïn, allez savoîr…
Enseignante de leTres dans le secondaire, puis enseignante-chercheure en didacIque du français, s’est principalement intéressée à la descripIon liTéraire et à l’écriture. Après ses deux premiers romans,  (2016), elle conInue ici à Irer parI de souvenirs étroitement liés à sa région d’origine, l’Aquitaine, pour raconter les heurts dans lesquels va se construire une fragile existence de femme.
Illustraïon de couverture © îStock by GeTy Images.
ISBN : 978-2-343-17211-8 18,50
Rosine Galluzzo
La lumière froide des lucioles
Roman
La lumière froide des lucioles
Écritures Collection fondée par Maguy Albet et dirigée par Carole Martinez Inzani (Isabelle),Démontée !, 2019. Pialot (Robert),Dragons rouges, diables noirs, 2019. Delval (Brigitte),Reviens quand tu pars, 2019. Ciron (Alain),La vie perdue de Maria Montessa, 2019. Desprès (Raymond),Clothaire, 2019. Dulaurier (Sarah),Alizée, 2019. Gavriloff (Georges),L’ombre adultère, 2019. Rouet (Alain),Elle est lui, 2019. La Gorce (de) (Stéphanie),La ligne de crête, 2019. Lebas (Jean-Michel),La petite éternité des vivants, 2019. Pommier (Pierre),Le silence d’en face, 2019. Moreau (Marie-Hélène),Tant de choses à se dire, 2018. Berkani (Derri),Cœur jumeau, 2018. Fourquet (Michèle),Le Khantaaz mongol, 2018. Richard (Richard),Dans le vent de la Cité, 2018. * ** Ces quinze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.editions-harmattan.fr
Rosine Galluzzo La lumière froide des lucioles Roman
Du même auteur Comme des soleils révolus, roman, L’Harmattan, 2014. Toutes les larmes de mon corps, roman, L’Harmattan, 2016. © L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-17211-8 EAN : 9782343172118
«Il t’a découvert malgré toi, le Temps qui voit toute chose.» (Sophocle,Œdipe-Roi, Quatrième stasimon, vers 1213)
«Non, il est bien trop facile de raconter que la peinture nourrit son homme. C’est l’artiste qui doit nourrir la peinture, la nourrir de sa chair, de son esprit, quasiment jusqu’à ce qu’il en perde connaissance, qu’il en perde son sang profond. S’engager jusqu’au péril dans la voie de la fidélité totale. L’art est une blessure qui devient lumière… » (« Georges Braque »,inAndré Verdet (2001).Entretiens, notes et écrits sur la peinture.Nantes, Éditions du Petit Véhicule)
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Dans le sable, planté de travers, un parasol rayé, avec des franges torsadées que le vent agite. Le vent se faufile sous la toile et, par intervalles, la secoue brutalement, dans un claquement sec, comme s’il voulait l’arracher au sable et lui faire faire des cabrioles au milieu des vacanciers. Tout autour, des gens allongés sur des serviettes ou des nattes et d’autres assis, qui s’enduisent d’huile solaire. Leurs corps dorés luisent sous le soleil. Ils sont venus en famille. Les enfants jouent, accroupis dans le sable, avec les seaux, les pelles et les râteaux qu’on leur a achetés dans les boutiques, en bordure de plage. Leurs corps sont plus pâles et ils portent des bobs en tissu pour se protéger du soleil. Sur le sable, ils se déplacent en titubant. Ils tombent et se relèvent avec peine, tout à leur jeu de construction. Parfois, on les entend perdre patience, pleurer de ne pas réussir leurs pâtés ou de les voir démolis par d’autres enfants.
En restant assis sous le parasol, on peut sentir le vent qui, sur toute la longueur de la plage, déroule des bouffées de parfums. Ce sont des odeurs qui se mélangent, des odeurs venues de la mer et des produits solaires, quelque chose de puissant que l’on ne sent qu’ici, sur la plage de sable, quand le vent frais vous lèche la figure et agite vos cheveux en tous sens. D’ici, sous les scintillements du soleil, on voit l’océan qui gronde, dans une sorte de colère régulière qui se déverse sans jamais s’épuiser, vague après vague. Au large, il y a une
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