La mère qui n’aimait pas le football

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Madengue, jeune footballeur talentueux veut vivre de son art et il en a les moyens au vu de ses performances. Sa mère ne l’entend pas de cette oreille en ces années 70 où le football n’a pas encore toutes ses lettres de noblesse. La passion de l’enfant peut-elle vaincre la volonté bien-pensante des parents lorsque la situation se radicalise  et que le consensus semble impossible. Finalement, qui décide de l’avenir de l’enfant ?

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Date de parution 01 janvier 2016
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EAN13 9789956429769
Langue Français

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La mère qui n’aimait pas le football
Maboa Bebe
La mère qui n’aimait pas le football roman
Proximité Yaoundé, mars 2018
du même auteur : La eur coupable,roman, proximité, 2016.
© Éditions Proximité, Yaoundé, avril 2018 République du Cameroun. Tél 237 6 99 85 95 94/6 72 72 19 03 Couriel : editionsproximite@yahoo.fr www.editionsproximite.cm ISBN : 978 9956 429 76 9
À toutes les mères du monde. Malgré les doutes, les angoisses, les peines, elles n’ont jamais faibli dans la tâche si difîcile de guider les fruits de leurs entrailles sur la bonne voie, la seule voie, celle de la réussite. Chaque jour, comme des soldats au front, dans les tranchées de la foi et de l’amour maternel, elles combattent pour leur rendre le monde merveilleux.
Mot de l’auteur et ouvrage est un témoignage de gratitude C rendu à tous ces anonymes amoureux du football, mais qui ne proteront jamais des retombées des efforts, des sacrices consentis souvent pendant toute une vie, pour faire éclore des génies dont les prestations dans divers stades de par le monde rendront ce sport toujours plus attractif, une chance d’ascension sociale, un rêve pour la jeunesse mondiale. Cet ouvrage est un sincère remerciement adressé à tous ces organisateurs des championnats de vacances, ces inters-quartiers, inters-villages, autant de viviers de jeunes sportifs pour le football. Tous ces encadreurs des clubs amateurs, ces coaches souvent sans diplôme, tous ces joueurs du dimanche, les vétérans, les fans clubs et supporters, les sponsors et mécènes, ils auront tous participé à la construction, l’organisation, le développement du football, pour en faire ce socle de l’unité nationale dans chaque pays, dans le monde. Cet ouvrage est leur trophée. Cet ouvrage est un témoignage rendu à tous ces jeunes qui ont vu leur rêve brisé, celui de vivre leur passion jusqu’au bout, malgré tout le talent dont ils disposaient. Ils restent le cœur de ce sport et continuent à l’animer et à transmettre la amme de la passion à la nouvelle génération.
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Au-delà du sport, cet ouvrage se veut être un témoignage rendu aux mères, celles-là qui ont vu leurs espoirs de lendemains meilleurs s’évanouir à cause du choix d’un enfant de vivre sa passion. Malgré la profonde peine souvent provoquée, leur soutien n’a jamais failli. Qu’elles trouvent ici l’expression de notre immense amour.
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es vacances du mois d’août tiraient vers la n, L entraînant inéluctablement vers la conclusion, les activités sportives qui les avaient animées. Le championnat de football du stade Marion de la Cité-Sic arrivait au niveau des demi-nales, ravivant les rivalités entre les quartiers de cette partie de la ville de Douala, ef des clubs pour cette lutte pour la coupe. Ce championnat de football de vacances, le 1 CIFOCA, était devenu au l des années la principale animation des jeunes de la Cité-Sic et des quartiers environnants pendant les vacances. Celui des vacances scolaires 1978 ne dérogeait pas à la règle. Il avait commencé en juillet et nirait en début septembre, pratiquement à la veille de la rentrée scolaire. Il attirait les foules, brassait les populations, renforçant cette unité nationale autour du sport qui se faisait si difcilement sur le plan politique. Son promoteur, M. Kopa, pendant toute la période des vacances, devenait l’homme le plus populaire de la ville. Sa maison ne désemplissait pas, de jour comme de nuit. Le comité d’organisation y était installé et le balai des présidents des clubs, des entraîneurs, des supporters, des joueurs ne cessait jamais, car il y avait toujours une réclamation, une requête, une contestation, qu’il fallait étudier. Les décisions de M. Kopa étaient, dans ce petit monde, autant redoutées que les décrets présidentiels sur le plan national. La stabilité sociale dans les quartiers qui participaient à ce tournoi dépendait souvent d’une de ses décisions.
1 : CIFOCA: Championnat inter quartier de football cadet
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L’administration consciente de ce pouvoir veillait au grain pour éviter tout dérapage. M. Kopa et son équipe sévissaient surtout contre les tricheurs qui jonglaient avec l’âge des joueurs. Ce championnat était organisé pour les « enfants ». Il y avait un tournoi pour les cadets, un autre pour les mineurs. Mais sous la pression des résultats, certains présidents présentaient des « vieux », après avoir falsié une carte d’identité scolaire pour obtenir une licence, jurant que le joueur avait l’âge requis, mais était « seulement trop grand pour son âge », soit « trop musclé pour son âge ». Certains « vieux », mais de petites tailles, réussissaient à déjouer la vigilance de M. Kopa et de son équipe. À cause de toutes ces tricheries qui émaillaient les tournois cadets et minimes, les organisateurs décidèrent de créer un championnat junior, donc sans limitation d’âge. C’est avec ce tournoi junior que le CIFOCA allait devenir le championnat de référence de la ville de Douala. Il était, selon le hasard du calendrier des championnats nationaux 2 de la FECAFOOT , le tournoi de mise en forme ou de prolongement de la saison sportive des joueurs « professionnels », en réalité amateurs. À côté de ces joueurs déjà connus qui venaient défendre les couleurs de leurs quartiers, les clubs de football y trouvaient un vivier de jeunes talents pour renforcer leurs effectifs. Les quarts de nale avaient donné leur verdict, et l’un des matchs des demi-nales allait opposer le 2 : FECAFOOT: Fédération Camerounaise de Football.
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