La Vache et le veau

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205 pages
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En 1920, la terre est un bon investissement pour les petits paysans de la Gâtine poitevine. Le long du Thouet, les récoltes sont prometteuses et la pêche est bonne ! Ernest et Clémentine Brémaud auraient pu acheter la ferme des Ormes dans sa totalité mais, à trop hésiter, ils ont dû se contenter de la partager avec les Gendron. Les Brémaud regrettent leur manque d'audace mais, après tout, la ferme ne reviendra-t-elle pas à leur petit Joseph quand il aura épousé Eglantine, la fille Gendron ? Même si Clémentine sait qu'il faudra attendre bien des années avant de voir son rêve se réaliser... La guerre qui arrive, avec son lot d'incertitudes, ses prisonniers, ses réquisitions, ses occupants, pourrait bien remettre en cause le mariage tant espéré : Joseph reviendra-t-il ? Églantine saura-t-elle attendre son fiancé ? Avec beaucoup d'empathie, mais sans complaisance, Germain Rallon nous emmène dans le monde paysan d'entre les deux guerres. Les petits agriculteurs, habitués aux rigueurs de la campagne, aux aléas de la vie et de l'Histoire, peuvent enfin espérer des jours meilleurs grâce aux progrès agricoles et aux emprunts. Loin de la fresque pittoresque, La Vache et le Veau présente un tableau intimiste de la vie à Lhoumois, petit village des Deux-Sèvres. C'est surtout la générosité, la solidarité et le courage de ces modestes paysans que l'auteur met en valeur, dans ce troisième roman inédit. Dans la continuité de L'Ouche aux Brebis, l'instituteur-écrivain, qui partage la vie des ruraux, nous livre un tableau plus vrai que nature et bien plus parlant qu'une étude historique. Un roman dédié au monde paysan.

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Date de parution 28 février 2015
Nombre de visites sur la page 18
EAN13 9782365752695
Langue Français

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Germain Rallon La Vache et le veau Manuscrits oubliés
Du même auteur
Le Pote 1916, Thénezay (Deux Sèvres), édité à compte d’auteur, 1938. Le Pote, Romorantin, Marivole, 2014, préface de Frédéric Dumerchat, contribution éditoriale d’Olivier Épié. Deux Larmes, Thénezay, édité à compte d’auteur, 1940 L’Ouche aux Brebis, Paris, GALLIMARD, N.R.F. 1941, préface de Charles Braibant. L’Ouche aux Brebis, Édition UPCP, 1988, préface de Maurice Poignat, fac-similé de la septième édition N.R.F.
Préface
Germain Rallon : instituteur et écrivain. Germain Rallon est né le 24 janvier 1896, à Aubigny, dans les Deux-Sèvres, et décède, tout près, à Thénezay, le 19 juin 1945. C’est à la limite du paysage bocager de la Gâtine de Parthenay et de celui ouvert de la plaine d’Oiron-Thénezay, qu’il passe l’essentiel de sa vie, mise à part sa participation à la Première Guerre mondiale. Ses parents sont issus de modestes familles rurales de paysans, d’artisans ou de commerçants. Son père est domestique avant de se marier. Il vend des tissus, détruit les taupes ou est encore guérisseur. Sa mère tient un petit commerce où l’on trouve surtout du pétrole et du savon, à La Coudrelle (un hameau d’Aubigny, qui a eu l’importance d’un village). La maison familiale existe encore sur la route qui mèneà Thénezay, avec une plaque à son nom que l’on a du mal à déchiffrer aujourd’hui. Bon élève, Germain est pris en charge par deux instituteurs qui le poussent dans sa scolarité. C’est fréquent à l’époque et il s’en souviendra avec ses élèves. Il se destine à être lui-même enseignant et à entrer à l’École Normale de Parthenay mais la guerre e éclate. Mobilisé en 1915, caporal au 405 Régiment d’Infanterie, il est fait prisonnierà Verdun en 1916 et part en captivité à Ingolstadt, en Bavière, d’où il revient en décembre 1918. Son expérience de la guerre est à l’origine de son romanLe Pote (Thénezay, 1938, à compte d’auteur puis édité par Marivole en 2014). Il devient maître d’école après la guerre et se marie avec Marcelle, en 1920, elle-même institutrice. Les couples d’enseignants sont alors fréquents dans le Primaire. Ils ont une fille, Germaine, née en 1921, qui deviendra elle-même institutrice. Après des remplacements dans des Écoles de Gâtine, il est nommé à Thénezay, avec son épouse, en janvier 1926. C’est là que se déroule désormais toute sa carrière d’instituteur et de directeur d’École qui représente une part très importante de sa vie. Socialiste, membre de la S.F.I.O. ainsi que de la Ligue des Droits de l’Homme,il appartient également à la Franc-Maçonnerie. Il participe fougueusement à la vie politique locale, surtout dans la période 1936-1939, du Front populaire à la guerre, notamment en écrivant des articles dansLe Travail, le journal hebdomadaire départemental de la S.F.I.O., puis dansLe Semeur, le journal départemental du Parti