176 pages
Français

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La vallée des papillons

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Description


Un accident de ski, une rencontre inoubliable, un Noël émouvant...



RÉSUMÉ


Un accident de ski, un Noël à l'hôpital : une perspective peu réjouissante pour Vincent, un jeune sportif impatient.


Rien cependant ne l'a préparé à ce qu'il va vivre entre ces murs.


Une rencontre en dehors du temps, une magie qui opère.


Il ne le sait pas encore, mais la princesse des papillons va transformer son existence.




Préparez-vous à être émus(es) !




EXTRAIT


Soudain, la porte s’ouvrit violemment. Un flot de lumière s’engouffra dans la pièce. Interloqué, Vincent dévisagea la petite qui avait osé pénétrer ainsi dans son sanctuaire. Il s’agissait d’une enfant blonde. Le soleil se reflétait sur sa chevelure en un grand halo doré qui encadrait une minuscule frimousse d’une blancheur extrême. La fragilité de ce visage auréolé de lumière donnait à la frêle silhouette un aspect presque surnaturel. Vincent ne pouvait détacher ses yeux de l’apparition. On dirait un ange, songea-t-il. Comme si le temps avait suspendu sa course, le jeune homme et l’intruse s’observèrent, tous deux sous l’effet de la surprise. Un bruit de verres qui s’entrechoquent en provenance du couloir brisa brusquement le charme. La petite fille sursauta et bondit vers le placard. Vincent la suivit du regard :


— Mais enfin ! Qu’est-ce que tu fais ici ?


Elle entrebâilla le rideau et chuchota :


— Chut ! S’il te plaît, ne dis rien, je me cache.


— Et de qui te caches-tu donc, furie ?


— De l’infirmière, bien sûr ! C’est l’heure des piqûres.


— Non, mais je rêve ! Dis donc, si ça ne t’ennuie pas, va te cacher ailleurs ! J’ai passé l’âge !


L’enfant sembla désappointée :


— Oh ! S’il te plaît, ne me dénonce pas ! Tout ce que je te demande, c’est de te taire. De ça aussi, t’as passé l’âge ?




CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE


"La magie a opéré, celle de Noël, bien entendu, mais celle aussi de la pureté des sentiments, c'est beau, c'est tendre, c'est envoûtant." - Blog Marie-Nel lit


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 10
EAN13 9791096622375
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

DUMÊMEAUTEUR:
ITINÉRAIRESBIS LESECRETDELAFÔRÊT
ÀPARAÎTRE:
ETERNELCOMMENCEMENT,TOME1 ETERNELCOMMENCEMENT,TOME2
Marie H. Marathée
La vallée des papillons
EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
2017,EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES EMAIL:CONTACT@PLUMES-SOLIDAIRES.COM
SITEINTERNET:WWW.EDITIONS-PLUMESSOLIDAIRES.COM RÉALISATIONDUBONÀTIRER:IMANEYITAYO RÉALISATIONGRAPHIQUEDECOUVERTURE:NATALIESIEBER CORRECTIONSETVÉRIFICATIONSDUBONÀTIRER:AUDREYMOUI ISBN-13 : 979-10-96622-37-5 TOUSDROITSRÉSERVÉSPOURTOUSPAYS DÉPÔTLÉGAL:DÉCEMBRE2018
Marie H. Marathée
La vallée des papillons
EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
Cette histoire est restée endormie pendant plus de vingt ans au fond d’un tiroir. Merci du fond du cœur à chaque lecteur de lui donne r la vie une nouvelle fois.
À un grand moment de partage, à ceux qui croient encore à la magie de nos cœurs d ’enfants, à ceux qui aiment.
Marie H
• PARTIE I •
CHAPITRE 1
— Quel stupide accident! Bloqué ici pendant les vacances de Noël! C’est inouï, ce genre de trucs... Le soleil d’hiver laissait filtrer des rayons qui, malgré leur pâleur, inondaient la pièce d’une lumière fragile. Vincent repoussa sa couverture une fois de plus ava nt de la ramener de nouveau à lui. Il se débattait depuis plusieurs jours dans ce tte chambre sordide, où il avait été transféré d’urgence à la suite d’une mauvaise chute sur les pistes enneigées. Il avait voulu impressionner ses amis et avait tenté d’accom plir un saut très risqué. Hélas, il avait surestimé ses capacités de skieur, était mal retombé et avait glissé jusqu’en bas de la pente à une vitesse vertigineuse dans un ench evêtrement de neige et de skis. Résultat : une double fracture ouverte du tibia et du péroné ainsi que des hématomes dispersés sur tout le corps. Ensuite, les événement s s’étaient enchaînés : chirurgie, complication… Toutes ses illusions quant à un retou r imminent à son domicile s’étaient peu à peu envolées. Son séjour initial de quelques jours s’était étiré progressivement. Si seulement ces maudites fixations avaient lâché, songea-t-il amèrement,je ne serais pas là, cloîtré sur ce lit! Terminée la saison de ski, et un Noël à l’hôpital en prime! Dire que je pourrais profiter des vacances, c’est trop i njuste...
Vincent ressassait ces tristes réflexions lorsqu’un e infirmière pénétra dans la pièce. Du haut de ses vingt ans, il la défia du regard :
— Je refuse de prendre vos cachets, ils me donnent mal à la tête. Gardez-les! La nouvelle venue fronça les sourcils : — Jeune homme, vous n’êtes pas un malade facile à v ivre. Il ne s’agit pas d’un jeu! Comment voulez-vous que nous parvenions à guérir vo tre infection si vous ne prenez pas votre traitementsserai plus tard.? Je vous conseille vivement d’y réfléchir. Je repa
Elle sortit d’un air résigné en refermant doucement la porte.Bon débarras, approuva l’irascible patient avec un haussement d’épaules. C omme si une blouse blanche allait l’intimiderndroit, elles ne lui! Aussi nombreuses soient-elles dans cet horrible e faisaient pas peur. Vincent n’était pas quelqu’un d e foncièrement mauvais, néanmoins il avait pour habitude d’obtenir presque toujours t out ce qu’il désirait. Fils unique, ses parents ne pouvaient jamais lui résister bien longt emps et finissaient généralement par lui céder. C’est ainsi que, à l’âge de quatorze ans , il était devenu l’heureux propriétaire d’un magnifique scooter flambant neuf. Hélas, un mo is plus tard, l’objet s’était retrouvé entièrement disloqué sous prétexte de revendre les pièces détachées. Ensuite vint le tour du piano : persuadé qu’un petit Mozart sommeil lait en lui, il avait insisté pour posséder un superbe piano à queue. Malheureusement, il avait vite abandonné le solfège, laissant l’instrument reposer en paix dans la salle à manger sans plus y toucher. Plus tard, il se vit offrir une voiture en échange de la promesse de respecter les limitations de vitesse. Engagement qu’il s’empr essa, bien sûr, de ne pas honorer. C’est ainsi qu’il provoqua trois accidents et détru isit deux véhicules différents en moins de trois mois de permis de conduire.
Il aurait pu faire pire,déclaré timidement la mère du jeune homme à son mari. avait Vincent désirait les choses, puis se lassait rapide ment au profit d’une nouvelle envie. M. et Mme Arvanny s’étaient rendu compte un peu tar divement des répercussions de
leur faiblesse sur le caractère de leur fils. Celui -ci leur donnait par ailleurs d’autres satisfactions : brillant dans ses études, il se mon trait également très sportif et extrêmement dynamique, ce qui lui rendait son inact ivité encore plus difficile à supporter. Vincent se hissa à l’aide des bras afin de s’asseoi r et de jeter un coup d’œil par la fenêtre. Dehors, tout était clair. Une brise agitai t les branches des arbres dénudés dans un gracieux mouvement langoureux; leur bruissement délicat semblait murmurer une invitation. Il aurait voulu sortir, courir à perdre haleine et sentir le souffle glacé du vent sur sa peau. La nature toute entière l’incitait à s e rebeller contre cette immobilité dégradante qui le clouait entre ces draps. Il serra les mâchoires avec rage. Maudit accident! Soudain, la porte s’ouvrit violemment. Un flot de l umière s’engouffra dans la pièce. Interloqué, Vincent dévisagea la petite qui avait o sé pénétrer ainsi dans son sanctuaire. Il s’agissait d’une enfant blonde. Le soleil se ref létait sur sa chevelure en un grand halo doré qui encadrait une minuscule frimousse d’une bl ancheur extrême. La fragilité de ce visage auréolé de lumière donnait à la frêle silhou ette un aspect presque surnaturel. Vincent ne pouvait détacher ses yeux de l’apparitio n.On dirait un ange, songea-t-il. Comme si le temps avait suspendu sa course, le jeun e homme et l’intruse s’observèrent, tous deux sous l’effet de la surpris e. Un bruit de verres qui s’entrechoquent en provenance du couloir brisa brus quement le charme. La petite fille sursauta et bondit vers le placard. Vincent la suiv it du regard :
— Mais enfin! Qu’est-ce que tu fais ici?
Elle entrebâilla le rideau et chuchota : — Chut! S’il te plaît, ne dis rien, je me cache. — Et de qui te caches-tu donc, furie?
— De l’infirmière, bien sûr! C’est l’heure des piqûres.
— Non, mais je rêve! Dis donc, si ça ne t’ennuie pas, va te cacher ail leurs! J’ai passé l’âge!
L’enfant sembla désappointée : — Oh! S’il te plaît, ne me dénonce pas! Tout ce que je te demande, c’est de te taire. De ça aussi, t’as passé l’âge? Vincent examina une nouvelle fois la jeune effronté e. Elle devait avoir entre huit et neuf ans et des yeux étonnamment grands, qui le déf iaient ouvertement. Non, mais pour qui se prenait-elle, cette petite peste, pour se moquer de lui de la sorte? Elle ne manquait pas d’audace!
— Écoute-moi, la môme...
— Chut, l’infirmière passe!
Presque malgré lui, Vincent se tut et écouta les pa s s’éloigner dans le couloir. L’aide-soignante marmonnait des paroles indistinctes, puis le silence s’installa. — Voilà, t’es contente? Elle est partie. Maintenant, tu peux en faire autant! Pensive, la petite l’étudiait avec une extrême atte ntion :
— Dis donc, tu parles toujours aux gens comme ça? — Comment?
— T’es toujours aussi méchant? Elle le fixait intensément.
— Méchant!?!
C’était la meilleure! Elle se permettait de le traiter deméchant, lui qui était connu comme quelqu’un de très sociable! — Je ne suis pas méchant! Je veux juste que tu me laisses me reposer, alors dégage! Ignorant délibérément la dernière remarque de son i rascible interlocuteur, l’enfant poursuivit d’un air rêveur : — Tu ne t’ennuies pas ici, tout seul? Moi, je m’ennuie souvent... Vincent leva sur elle un regard ironique : — Oui, quand tu ne joues pas à cache-cache avec les infirmières, je suppose. Soudain, elle se tourna vers lui : — T’es là pour quoi, toi? T’es tombé? Elle désignait de sa main fine le bandage qui s’enr oulait autour du tibia du jeune homme. Celui-ci répondit avec colère : — Oui, si tu veux tout savoir, j’ai fait une chute de ski! Et alors? Une lueur moqueuse s’alluma dans les yeux de la fil lette :
— J’aurais bien voulu te voir dégringoler la piste! Ça devait être marrant de regarder quelqu’un d’aussi fier que toi rouler comme une vul gaire boule de neige!
Cette fois, Vincent sentit qu’il perdait le contrôl e de lui-même. Cette petite peste le mettait hors de lui-dire une béquille! Il attrapa ce qui lui tomba sous la main, c’est-à prévue pour sa rééducation ultérieure, et la brandi t sauvagement au-dessus de sa tête : — Dégage, sinon je vais vraiment m’énerver! Tu vas passer un sale quart d’heure, crois-moi! La visiteuse se sauva en courantore; sa voix, perlée d’un rire cristallin, résonna enc dans les couloirs :
— T’es méchant,Boule de neige! Une fois seul, Vincent poussa un long soupir. Décid ément, les gosses étaient vraiment de petits êtres insupportables. Il se tour na une fois de plus vers la fenêtre et laissa son regard vagabonder. Il demeura ainsi un b on moment, puis jeta un coup d’œil à sa montre. Celle-ci affichait 17 h 34, le 16 déce mbre. Dire qu’il aurait pu être en train de faire la fête avec ses amis... Au lieu de ça, sa seule distraction consistait à divaguer devant cette horrible ouverture blafarde. Oh, comme il haïssait cette chambre! D’ailleurs, il haïssait tout de ce stupide hôpital où on l’avait envoyé. Hélas, il n’en avait pas terminé avec ce maudit endroit, où, de plus, le s couloirs étaient peuplés de gamins insolents qui couraient partout et d’infirmières qu i les poursuivaient avec des seringues! Il ferma les yeux et finit par s’assoupir...
Il dévalait une superbe piste flamboyante. Se pench ant dans les virages, son corps s’harmonisait parfaitement avec le relief, ses gest es étaient précis. Le souffle du vent sur ses joues engendrait en lui un sentiment grisan t de vertige quand, tout à coup, un