Les chroniques noires d'un lébou blanc

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Français
238 pages
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Description

"Quand j'ai vu que je faisais rire les poissons, j'ai arrêté de les vendre !" Ces Chroniques Noires d'un Lébou blanc en format recueil de nouvelles sont un hymne à l'Euphorie. Celle d'une pulsion sans freins, le retour de l'auteur au pays de sa tendre enfance pour s'y installer après le décès de sa mère. Y monter une boutique et devenir un banal poissonnier de quartier à Dakar. Par sa connaissance du poisson et surtout de comment le cuisiner, il gagnera le respectueux sobriquet de Lébou blanc.


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Informations

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Date de parution 02 octobre 2017
Nombre de lectures 2
EAN13 9782140046711
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Armé de sa joie de vivre, d'un sac à dos et d'un panel de langues latines, il a parcouru le monde et a longtemps vécu au Sénégal où il a monté une poissonnerie Le Lébou Blanc
Philippe Cantalou Les chroniques noires d’un Lébou blanc
L es chroniques noires d’un L ébou blanc Nouvelles
Philippe C antalou L es chroniques noires d’un L ébou blanc Nouvelles
© L ’HA R MAT TA N-SÉ NÉ GA L, 2017 10 V DN, Sicap A mitié3, L otissement C itéPolice, DA K A R http://www.harmattansenegal.com senharmattan@gmail.com senlibrairie@gmail.com ISBN : 978-2-343-12911-2 EA N : 9782343129112
« V ous qui ê tes A fricain, écoutez-moi comme un A fricain, vous qui n’ê tes pas A fricain, écoutez-moi avec l’esprit ouvert. » Fela A nikulapo-K uti, en intro de Suffering and Smiling « J e suis comme la samba, blanc dans la poésie et noir dans le cœ ur. » V inicius de Moraes, poè te et ancien diplomate brésilien « Quand j’ai vu que je faisais rire les poissons, j’ai arrê téde les vendre. » (Ma réponse au docteur Diallo sur ce qui m’a pousséà mettre fin à mes activités de poissonnier)
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PRÉAMBULE
À mon beau-pè re, K en van Zanten, sans l’avoir connu. À ma belle-mè re, Mama J ean, pour qu’elle me connaisse. Chè res lectrices et chers lecteurs, tout d’abord, bonjour. Comment allez-vous ? Bien, j’espè re… Préambule poli à toute conversation entre gens de bonne éducation au Sénégal. En France, le petit bonjour et le petit sourire ont perdu de leur éclat dans la grisaille et dans une crise identitaire. L e Sénégal est un pays que je porte dans mon cœ ur depuis ma tendre enfance, un pays que j’ai connu quand je n’étais pas encore âgé d’un an, et que j’ai quitté à l’âge de six ans avec mes parents et ma jeune sœ ur, en pleurs à l’aéroport de Dakar. Notre boy, Benoit, un catholique de J oal, av ait tenu à nous accompagner jusqu’à la passerelle (en ce temps-là c’était encore possible). Un Benoit qui me fit don de son bracelet en argent, typique de ce que portent les hommes sénégalais, juste avant de monter les escaliers qui mè nent à l’avion. Un pays que je regretterai amè rement pendant les trois ans que dura mon calvaire à Rouen, le pot de chambre de la France. L a verte et pluvieuse Normandie. Surtout pluvieuse et froide, donc verte. J ’avais six ans et demi (à cet â ge-là, le « demi » compte beaucoup), et je compris trè s vite qu’à Rouen, il n’y a pas que le soleil qui fait défaut par rapport au Sénégal. É trangement, la chaleur humaine des citadi ns normands me parut aussi laisser à désirer.
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