Louisette s'invite à notre table

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Français
104 pages
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Description

À l'issue d'un repas de famille, un jeune homme, Yves, découvre qu'il a une aïeule gabonaise. Il en est heureux. Il a envie de retrouver ses lointaines racines africaines et décide pour cela d'apprendre la langue de son aïeule, Louisette, dont il a pu connaître l'ethnie. Une étudiante gabonaise, suite à une petite annonce qu'il a passé pour des leçons de cette langue, le myènè, vient lui donner des cours
particuliers. Ses leçons sont présentées dans ce roman qui donne donc l'occasion de s'initier à une langue africaine. Les deux protagonistes apprennent à se connaître et Yves peut renouer avec ses origines.

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Date de parution 17 décembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140108006
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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ANNE-CécilE Makosso-Akendengue
LOUISETTE S’INVITE À NOTRE TABLE Roman
LOUISETTE SINVITE À NOTRE TABLE
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-15944-7 EAN : 9782343159447
Anne-Cécile Makosso-Akendengue Louisette s’invite à notre table Roman
Du même auteur
Ceci n'est pas l'Afrique, l'Harmattan, 2010 Mathilde et son pianiste, Les 2 Encres, 2007
Ntèndè y’avango Anyamby iné yi bé kalwônônga, njogu vang’anyika, yi bé kalwônônga
Le palmier que Dieu a destiné à devenir grand le deviendra, l’éléphant aura beau s’appuyer dessus
Proverbe galwa
J’ai toujours rêvé d’avoir des ancêtres étrangers. Mon rêve s’est enfin réalisé. Au cours d’un repas de famille, de cette famille qui ne suscite en moi aucun sentiment particulier, à laquelle j’appartiens sans m’en sentir proche. Je crois que j’avais bu un peu plus que les autres, mon esprit manquait de clarté, mais ma vigilance s’est réveillée quand il a été question de la grand-mère de ma grand-mère, une Gabonaise il paraît. Je revois souvent cette histoire, mon histoire. Le repas a commencé comme d’habitude. Assis autour de la table rectangulaire d’un style incertain, nous sommes tous de la même famille et pourtant souvent étrangers les uns aux autres, faute de rencontres plus fréquentes. Faute de vraies affinités surtout. Chacun, moi le premier, est un peu coincé par cette rencontre quelque peu obligatoire, de celles dont on sent que beaucoup se passeraient. Et puis voilà qu’on attribue aux membres de cette famille, entre deux verres et entre deux plats, une aïeule différente de celle qu’ils imaginaient vaguement avant. Ils sont surpris, voire pas très contents. Une étrangère, passe encore, mais une Africaine… Il y a des racistes dans ma famille. De ceux qui disent «moi, je ne suis pas raciste, mais…» Ils se cachent. Moi je cache plutôt ma joie: je suis très content. Le repas de famille emprunte un virage inattendu qui me plaît. Il devient intéressant. Plus précisément, il devient pour moi intéressant. Voir un de ses rêves réalisé est un moment inoubliable. Je me souviens de tous les moments de ce repas qui fut pour moi extraordinaire. Plus qu’important, vraiment extraordinaire puisqu’il m’a fait sortir de mon quotidien ordinaire. Enfin, il m' arrivait quelque chose. Plus précisément, au dessert. Nous n’avons pas beaucoup bu (ça ne se fait pas dans la famille), mais arrivés au dessert, nous ne sommes plus exactement à jeun. Ce qui explique peut-être que nous avons eu droit à des
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