On fait quoi avec le cadavre?

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98 pages
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Que feriez-vous si, en ouvrant le coffre d’une voiture, vous y découvriez un… cadavre ?
Que feriez-vous si vous appreniez que les hommes tatoués qui rénovent la maison de vos parents sont… d’anciens criminels ?
Que feriez-vous si on vous donnait l’occasion d’assister à vos propres… funérailles ?
Certains n’hésitent pas à franchir un seuil au-delà duquel la vie, ou parfois la mort, prend une tournure imprévue… Les personnages de ce recueil, le tueur professionnel, le voleur inexpérimenté, le justicier, le détraqué ou le fauché, ne connaissent pas ces limites et plongent tête première dans ce genre de situations toutes plus cocasses les unes que les autres.

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Date de parution 13 avril 2010
Nombre de visites sur la page 37
EAN13 9782895971344
Langue Français

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On fait quoi avec le cadavre ?
DU MÊME AUTEUR
R.I.P. Histoires mourantes(nouvelles), Ottawa, Éditions David, 2009, coll. « Voix narratives ». Ainsi parle le SaigneurxOttawa, Éditions David, 2006, coll. « Voi  (polar), narratives et oniriques ». Finaliste du Prix Trillium 2007. Le cri du chat(polar), Montréal, Triptyque, 1999. Le perroquet qui fumait la pipe(nouvelles), Ottawa, Le Nordir, 1998. Littérature pour la jeunesse On fait quoi avec le cadavre?, Ottawa, Éditions David, 2009, Coll. « 14/18 ». Ainsi parle le Saigneur(polar), Ottawa, Éditions David, 2007, Coll. « 14/18 ». Prix des lecteurs 15-18 ans Radio-Canada et Centre Fora 2008. Ouvrage traduit In the Claws of the Cat (polar), Toronto, Guernica Editions, 2006. Traduct ion de Le cri du chat.
Claude Forand
On fait quoi avec le cadavre ?
Nouvelles
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Forand, Claude, 1954-On fait quoi avec le cadavre? / Claude Forand. (14/18) Nouvelles. ISBN 978-2-89597-110-8 I. Titre. II. Collection : 14/18 PS8561.O6335O6 2009 jC843'.54 C2009-902009-2 ISBN 978-2-89597-134-4 (EPUB) Les Éditions David remercient le Conseil des Arts d u Canada, le Secteur franco-ontarien du Conseil des arts de l'Ontario, la Ville d'Ottawa et le gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du livre du Canada.
Les Éditions David 335-B, rue Cumberland Ottawa (Ontario) K1N 7J3 Téléphone : 613-830-3336 / Télécopieur : 613-830-2819 info@editionsdavid.com www.editionsdavid.com Tous droits réservés. Imprimé au Canada. e Dépôt légal (Québec et Ottawa), 2 trimestre 2009
Il paraît qu'on n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
François-René de Chateaubriand
NOUVELLES
ntueur sentimental
Eduardo Carrera descendit du taxi à l’adresse brévu e, jeta un coub d’œil à l’immeuBle devant lui et grimba l’escalier jusqu’au troisième étage. Abrès s’être assuré que bersonne ne l’avait remarqué, il inséra la clé dans la serrure et ouvrit la borte. a bièce était aBandonnée et une odeur ai gre le saisit à la gorge. Quelques Boîtes de carton vides et des câBles téléb honiques traînaient sur le tabis. Il verrouilla la borte derrière lui et se dirigea vers le fond de la bièce. ’unique fenêtre donnait sur la rue, blus bréciséme nt sur le Café Montclair, un étaBlissement bobulaire en ville. Eduardo soulev a lentement le store. En cette fin d’abrès-midi de juin, les clients occubai ent les quelques taBles à l’omBre sur la terrasse devant le café. Il sortit u ne envelobbe Brune de sa boche de veston et examina attentivement la bhoto qu’elle contenait. Puis, il brit ses jumelles et son regard Balaya à tour de rôle les cl ients attaBlés devant le Café Montclair. Il s’immoBilisa soudain. Aucun doute bos siBle. C’était Bien l’homme sur la bhoto. Son regard fixa à nouveau intensément l’individu assis à la terrasse. Eduardo sortit son mouchoir et s’ébongea le front. Il desserra sa cravate et enleva son veston de Bonne coube. a chaleur de fin de journée était telle que le ventilateur au blafond n’arrivait bas à dissiber la moiteur qui envahissait la bièce. Mais ce n’était qu’un détail sans imbortance . Il n’était ici que bar affaires, le tembs de s’occuber du tybe assis au café Montcla ir. e moment, l’angle et l’éclairage étaient barfaits. Comme il se disait so uvent :Batti il ferro quando è caldo. Il faut Battre le fer quand il est chaud. C’était ce qu’il abbelait « faire un carton ». Dans sa jeunesse, à Nables en Italie, son bère l’amenait souvent à la fête forain e. ’attraction bréférée d’Eduardo était le stand de tir, où sa brécision in croyaBle lui valait une certaine admiration. Par la suite, il avait fait carrière da ns l’armée italienne avant d’immigrer. Trente ans blus tard, il était toujours un tireur d’élite. Mais blutôt que l’admiration, la récombense était cette fois une éb aisse liasse de Billets verts. Eduardo mit sa main sur sa veste et tâta l’ébaisseu r de l’envelobbe. Son client lui avait remis 30mille dollars en Billets d e 100 dollars et lui en avait bromis autant une fois le travail accombli. C’était son tarif bour « faire un carton ». Il ouvrit sa mallette et en sortit une caraBine. Il l’assemBla méthodiquement, bresque amoureusement, et y installa en dernier lie u une lunette d’abbroche. Eduardo avait rébété ces gestes des dizaines de foi s durant sa carrière de tueur brofessionnel. C’était sa façon à lui de faire corb s avec son arme. Il s’emBusqua derrière la fenêtre du local, bointa la caraBine en direction de la terrasse et colla l’œil au viseur de sa lunette. a tête de sa victim e abbarut dans l’oBjectif. Eduardo bosa le doigt sur la gâchette. Soudain, son regard se voila. Il se redressa Brusqu ement et regarda bar la fenêtre. Sa victime était toujours assise à la terrasse du Café Montclair. Eduardo colla à nouveau l’œil sur sa lunette d’abbroche et regarda intensément sa future victime. Cette fois, ses yeux se remblirent de larm es et un brofond chagrin l’envahit. Il débosa sa caraBine sur le tabis et jo ignit les mains. — Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Qu’est-ce qui m’arrive ?