Premier recueil

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Description

Errance nocturne antisociale bercée de tendre insouciance. Au détour de rêves rouillés ou de bals imprévus, de rails de coke ou de voies perdues, des corps s’effleurent, s’esquivent, se crashent. Apaiser les tourments de l’âme et les turpitudes du savoir, se délester enfin du fardeau des souvenirs brouillés, des démons échoués, des échecs désirés. Alors que sévit la peur de trouver ce que l’on veut vraiment… Le corps et l’âme s’interrogent en un tourbillon perdu entre passé et avenir, pendule titubant au présent invisible. Didier Sage révèle avec sincérité ces moments clefs du quotidien, ces doutes, ces étincelles, ces crevaisons qui nous portent et qui nous tuent. Un concentré d’humanité dans ce qu’elle a de plus contradictoire.

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Date de parution 10 mai 2012
Nombre de visites sur la page 26
EAN13 9782748384499
Langue Français

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Premier recueil
Didier Sage Premier recueil Poèmes et courts récits
Publibook
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Sylvie Sylvie était recroquevillée dans le canapé, ses grands yeux écarquillés ; elle s’était déchaussée avant d’entrer, je ne sais pas pourquoi, comme si elle était entrée dans un lieu sacré, elle portait des collants noirs dont quelques fils avaient été tirés. « Tu vois, tu pourrais introduire la cérémonie par leStabat materpar Gérard Lesne, c’est solennel avec sa voix de chanté tête, lui dis-je. — Non, c’est trop triste. — En effet (c’est d’une tristesse infinie, sublime, mélancolique, j’adore, pensai-je), ou alors Vivaldi, carrément, Les Quatre Saisons(posant le CD sur la table). — Oui, c’est joli. » Sylvie faisait partie de ses femmes sans complexe dont l’opulence charnelle est une invitation constante à l’amour, je l’aurais bien baisée si elle avait été libre. Ces éclats de rire ricochaient sur les terrasses en pierre du hameau, lorsqu’elle recevait des amis. Elle était joyeuse et joueuse. Car, depuis qu’elle était arrivée comme voisine, elle s’était toujours intéressée à moi. Elle me trouvaitparticulier, mais ne m’avait jamais expliqué pourquoi ; nous avions des discussions chaque fois que l’on se voyait sur nos terrasses, nous étions attirés l’un vers l’autre, elle était très pétillante et beaucoup plus frivole que son futur mari, Patrick qui, lui, était plus froid et rigoureux, ils se complétaient bien. D’ordinaire je ne m’intéresse pas aux voisins, mais souvent j’adore mes voisines. Elle regardait par-dessus mon épaule depuis le début de la conversation, intriguée, et me demanda au sujet du tableau, toujours pas accroché, posé sur un radiateur, s’il s’agissait de mon portrait ; je lui répondis par l’affirmative et qu’il avait été réalisé par mon meilleur ami, aujourd’hui décédé. C’est comme cela qu’il m’avait vu, en pied, dans un trois-quarts gris, sur un fond gris foncé traversé de trois traînées bleu foncé ; le
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