Pudeur, Passion et Folies

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Français
192 pages
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"Tu ne triches pas avec l'amour et j'admire ta sincérité. Tu t'arc-boutes à notre amitié, et je m'en contente. Je n'ai pas vraiment le choix. En t'écoutant, je perçois que tu as vu chaque aventure comme une possibilité. Mais trop souvent, la désillusion a vite succédé au rêve, à la folie des premiers jours. Tes couples n'ont jamais réussi à rebondir. Tu n'es pas frivole ; c'est la providence qui ne t'a pas encore donné ta chance." Six nouvelles. Six vies. Six défis à relever...Vous pourrez dire laquelle de ces nouvelles vous semble la plus poignante. Mais vous n'aurez pas à justifier votre choix ; des goûts et des couleurs, on ne discute pas...

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Informations

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Date de parution 01 janvier 2019
Nombre de lectures 235
EAN13 9782352200185
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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PUDEUR, PASSION ET FOLIES
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Charles Pemont
PUDEUR, PASSION
ET FOLIES
Nouvelles
28 BP 1635 Abidjan 28 – Côte d’Ivoire lencre.bleue@netcourrier.com
Pudeur, Passion et Folies Charles Pemont ©L’ENCRE BLEUE, Abidjan, 2015. Les ÉditionsL’ENCRE BLEUEappartiennent au groupe EBSG. Email : lencre.bleue@netcourrier.com  ebsg@netcourrier.com 28 BP 1635 Abidjan 28 – Côte d’Ivoire Téléphone : +225 77 21 23 76 ISBN : 2-35220-018-0 Dépôt légal : n° du 2019. Premier Trimestre 2019. Archives nationales de Côte d’Ivoire
Toute traduction, reproduction ou adaptation, même partielle, de cet ouvrage, par quelque procédé que ce soit, tant électronique que mécanique, en particulier par photocopie, photographie, microlm, bande magnétique, disque ou autre, est interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur. Maquette et composition : Service Production de L’ENCRE BLEUE Crédit photo :EBSG.
Photo en couverture :Bintou Kenza Bakayoko. Avec nos sincères remerciements pour nous avoir offert gracieusement son image pour la couverture du présent livre.
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Il est vrai que, parfois, la ction nous joue des tours. Mais, ici, toute ressemblance avec des personnages, des situations ou des faits réels n’est que pure coïncidence. Sauf dans les nouvelles Le regard de Béatrice, à 95%, L’âge du cœur,à 90% etUne femme peut être enceinte d’un homme et en aimer un autre, à 45%.
Depuis la première aube, il y a deux ordres qui inLuencent la marche du monde :l’ordre des possibles et l’ordre des impossibles. Les frontières entre les deux sont tantôt intangibles, tantôt poreuses, selon la conception et la perception de chaque individu. Toutefois, il existe bien des pondérables et des impondérables dans cette vie faite de pudeur, de passion et de folies…
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1.
Raïssa n’a pas cédé…
À toutes les victimes d’abus sexuels dans le cercle familial. R aïssa devait mettre n à son martyre silencieux, en affrontant ses propres démons à dessein de retrouver son équilibre — avant que de la rencontrer, j’avais, moi aussi, vaincu les miens — et vivre, librement, notre idylle naissante. De plus, mon intime conviction est que nous devons veiller les uns sur les autres, ne serait-ce qu’en tant qu’enfants de Dieu. Et Raïssa était, pour moi, un peu plus que cela… En l’espace d’une fréquentation, je devinai qu’elle se détruisait à petits feux en ces jours sombres où le bonheur semblait s’éloigner comme si elle l’eût offensé. J’ignorais dans les débuts, ce qui
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la tourmentait. Je le ressentais plutôt par intuition, et je cherchais à l’en sortir en la fréquentant, car si l’on n’apprend pas à connaître et à aimer une personne de l’intérieur, la base de toute relation avec elle est faussée. Le destin l’avait mise sur mon chemin, dans cette librairie située à trois kilomètres de chez moi, à vol d’oiseau. Je m’y étais rendu à pieds, une marche salvatrice, car je vivais un temps de stress dû à un vague à l’âme ; et marcher des heures durant m’aidait quelque peu à évacuer cette tension. Ne pas sortir en voiture, marcher, m’épuiser, acheter un livre, retourner chez moi, toujours à pieds, me doucher et me jeter dans les bras de la lecture m’aidaient sacrément à survivre. La formule me réussissait depuis quelques années déjà. J’aimais bien fréquenter cette librairie particulièrement, parce que sa gérante s’ingéniait à rendre vitale une activité qui, face à la rude concurrence des nouveaux médias, crapahutait, survivait. De fait, j’ai toujours une pensée spéciale pour ces 10