Rendez-vous Mortel

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108 pages
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Un rendez-vous auquel Benoît et Elsa se rendent le coeur en fête, le sourire aux lèvres, l'espoir aux yeux. Un rendez-vous d'amour. Suspense et tendresse pour ce polar alerte dont l'action se déroule de Marseille à Valence.

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Date de parution 01 novembre 2011
Nombre de lectures 36
EAN13 9782296474239
Langue Français

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RENDEZ-VOUS MORTEL
Amarante Créée en 2009, cette nouvelle collection est consacrée à la création littéraire contemporaine francophone. Elle accueille les œuvres de fiction (romans et recueils de nouvelles) et quelques récits intimistes La liste des parutions peut-être consultée sur le site de l’éditeur. © L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56499-2 EAN : 9782296564992
Roselyne BERTIN RENDEZ-VOUS MORTEL
Roman
L’Harmattan
Du même auteur Aux éditions Marie-Noëlle : La feuillaison 1993 Ephémérides 1995 L’aubier Nu 1997 Aux éditions Rageot : Mini Max et maxi durs 1996 L'inconnu du jeudi soir 1997 Max est amoureux 1998 Le trouble-fête 1999 Journal sans faim 2000 SOS urgences 2000 Tempête sur l'Erika 2001 Du respect pour le prof ! 2002 Léo a disparu 2005 Rencontre au refuge 2006 Qui a volé mon chien ? 2009 La demoiselle et le troubadour 2009 Plus petit que soi 2010 Aux éditions du Batsberg : Juliette et l’escargot magique2001 Aux éditions Flammarion: Un papa téléphonique 2004 Aux éditions Oskar: Lettres à Cécile 2011 Mon amie l’hirondelle 2011
L'histoire avait bien commencé. On ne peut mieux. Difficile, en effet, de rêver des conditions plus favorables. Le cadre, d'abord. Idéal, le cadre, pour une histoire d'amour. Le kiosque à musique, élégant et voluté, rendu célèbre dans les années cinquante du siècle dernier par Peynet et son couple d'amoureux. Quel meilleur endroit auraient-ils pu trouver, en la bonne ville de Valence, préfecture de la Drôme, pour se donner rendez-vous ? La saison, ensuite. Les ors et les pourpres d'un automne tout de douceur et de lumière qui n'en finissait pas de s'attarder. Un automne rutilant. Somptueux. Mais dont les arbres peu à peu défeuillés, dont les tapis moelleux et colorés disaient l'hiver à venir. Disaient la brièveté de la belle maturité. Et qu'il fallait se hâter de savourer le bonheur et l'amour. Le jour, enfin. Ce vendredi 30 octobre, particulièrement bien choisi pour une première rencontre. C'était la Sainte Bienvenue. Qui dit mieux ? Le hasard n'avait pas tout à fait présidé seul au choix de cette date-là. On lui avait donné un coup de pouce, au hasard. Quelques jours plus tôt, gonflé d'espoir, il avait pianoté sur le clavier : « Rencontrons-nous enfin, voulez-vous ? » Un silence avait suivi. Un silence d'écran qui avait fait battre à son cœur une chamade dont il entendait les grands coups sourds. Enfin, la réponse était venue, un simple « oui ». Un oui d'épousée. Ce n'était plus la chamade, c'étaient les trompettes de Jéricho.
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A sa question : « Quel jour vous conviendrait ? » , elle avait répondu : « Je consulte mon agenda » . Lui s'était emparé du calendrier du facteur, avait cherché sous quels auspices placer leur rencontre. Sainte Bienvenue, dont la fête tombait sept jours plus tard, lui avait paru de très bon augure. Sept jours. Sept jours pour se préparer. Pour se nourrir d'attente fiévreuse. Il avait donc proposé ce vendredi 30 patronné par Sainte Bienvenue. Un vendredi, le jour de Vénus. Elle avait accepté. L'allégresse l'avait submergé, il s'était mis à respirer à grandes goulées. Remis à respirer, plutôt, car en attendant sa réponse, il avait retenu son souffle. Il avait essuyé ses mains moites sur son pantalon avant de taper : « Où souhaitez-vous que nous nous retrouvions ? Si cela ne vous ennuyait pas de venir à Valence, je serais pour vous le plus efficace et le plus attentionné des guides. » Non seulement cela ne l'ennuyait pas mais cela l'arrangeait ! Ce serait pour elle l'occasion de passer enfin par Montélimar où elle devait se rendre depuis plus d'un mois pour voir un fournisseur. Elle ne trouvait jamais le temps ni l'envie de le faire... En somme, c'était parfait. Pour lui aussi, c'était parfait. Il lui avait envoyé en pièce jointe un plan de la ville sur lequel il avait fléché l'itinéraire à suivre. C'était on ne peut plus simple. Sortie à Valence-Sud, elle n'aurait qu'à longer le Rhône, tourner à droite à l'angle du Parc Jouvet et encore à droite après l’esplanade du Champ-de-Mars, de façon à pénétrer dans le parking souterrain. Il avait précisé : « Il vous suffira de vous garer et de remonter ; entre les deux pièces d'eau, vous verrez le joli kiosque octogonal, vous ne pourrez pas vous tromper. C'est là que je vous attendrai. »
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Les jours suivants, leurs échanges s'étaient poursuivis. La veille du rendez-vous, il lui avait adressé un dernier message : « Vous dire que je suis impatient serait tellement loin de la réalité ! Je me consume d'impatience... Je ne mange ni ne bois... Je compte les heures... Je pense à l'instant merveilleux où nous serons enfin réunis dans le kiosque tandis que, dans les profondeurs du parking, nos deux véhicules reposeront, le mien 26, le vôtre 13, ô ma moitié... »
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