Tout a commencé un soir d'orage

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Tout commence, en 2009, un soir d’orage en Normandie. Une famille parisienne qui y passe ses vacances fait une découverte étonnante dans sa propriété, découverte qui ramènera petits et grands quelques siècles en arrière…


Nicole Descours, férue d’histoire, brosse un tableau de la vie quotidienne du XIe au XVIIIe siècle de deux familles, celles de Gontran de Copré et de Louis de Gonzague, liant avec dextérité romance et faits historiques.
Avec ses narrateurs successifs, on perce les secrets des hauts murs des châteaux féodaux sous le règne de Louis VI le Gros. On traverse Houdan, Dreux et Torcé (aujourd’hui Torcay) dans la crainte des soldats anglais, des envahisseurs venus du Nord et des brigands… On découvre à la lueur des bougies la liberté des mœurs, le rôle majeur de la femme, très respectée à l’époque, et son évolution du Moyen Âge à la Renaissance jusqu’au règne de Louis XIV. Enfin, avec la petite-fille de Louis de Gonzague, on vit l’alliance de la Pologne et de la France et l’on s’étonne du portrait du bon roi Henri IV, bien loin de l’image d’Épinal de nos livres d’histoire…

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Date de parution 01 janvier 2010
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EAN13 9782876233331
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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CHAPITREI
Nous l’attendions, nous le souhaitions. Le ciel, d’un bleu pur pendant quelques jours, s’était chargé de nuages gris, couleur du plomb, traversés d’écharpes d’un jaune sale. Le soleil n’avait pas son éclat habituel; il éblouissait plus qu’il n’éclairait. Notre op-pression était palpable. Nous attendions le choc, le tonnerre… Comme la maison, nous faisions le dos rond! Un orage, toujours une crainte et un soulagement… Aujourd’hui, il n’est pas question de sortir; le feu nous réunit autour de la cheminée. La vieille pendule de la grand-mère, peinte des fleurs de l’Auvergne, d’épis de sarrasin et de coqueli-cots, égrène son tic-tac régulier. Les flammes jettent dans la pièce des lueurs inquiétantes; les étincelles jaillissent des bûches qui s’écrasent sur les braises. Le chat a sauté sur mes genoux. Chacun le sait, ces félins sont sensibles aux changements de temps, un orage, de la pluie, de la neige, les voilà en émoi, nous annonçant le pire. Les enfants, je veux parler de nos petits-enfants, sont un peu comme le chat, ils se rapprochent de nous lentement. Pourtant l’épaisseur des murs de notre maison devrait les rassurer, mais nous ne sommes pas maîtres de ces éléments incontrôlables.
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Notre bâtisse se tient depuis trois cents ans dans ce coin de Basse-Normandie. À l’Ouest, les murs ne se dressent qu’à un mètre et demi à peine au-dessus du sol; le toit de vieilles tuiles coiffe très bas ces pierres exposées aux tempêtes. Les anciens sa-vaient profiter du climat. Du côté cour, au soleil levant, la façade étale la richesse de la famille de fermiers qui a construit cette ha-bitation. L’harmonie des poutres de bois, striant le mur de gri-son, s’inscrit depuis longtemps dans le paysage. Le porche de chaume, œuvre d’un ancien artisan, protège le portail de la cour. Pour que le vieil homme consente à grimper à nouveau sur son échelle et à confectionner cet abri que nous voulions reconstituer, il a fallu qu’un arpent de cette graminée soit planté à proximité et fauché à la main. Nous avions acheté cette maison avec nos premières écono-mies et nous tenions absolument à lui garder son caractère au-thentique, voire à le rétablir au besoin. À l’arrière, on peut encore lire sur le sol le chemin parcouru par les vaches jusqu’à un point d’eau devenu depuis une mare où flottent des nénuphars. Elles logeaient dans ce qui est devenu notre salle à manger. Nous avons gardé la mangeoire en bois, le long du mur séparant cette pièce de ce qui était une étable en terre battue et qui est à présent la cuisine. Dehors, après le clos d’arbres fruitiers, le champ s’orne d’un cormier picard, espèce assez rare pour que nous le surveillions; il n’en reste plus, pa-raît-il, qu’une trentaine en France. Il est difficile d’imaginer à quel point nous avons été reçus avec gentillesse et combien chacun a voulu nous aider à trouver les artisans les plus qualifiés pour ce travail de restauration que nous avions décidé d’entreprendre. Après l’achat de la maison, entourée d’un clos normand planté de pommiers, nous avons pu acquérir quelques hectares supplé-mentaires de champs et de forêt qui nous éloignaient des voisins.
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Derrière chez nous, j’ai découvert dans un bois un reste de construction qui signale les fondations d’une noble demeure, sans doute un petit château provincial dominant le vallon où coule une charmante rivière. J’ai souvent eu envie d’écarter les ronces qui envahissent cet endroit. Un taillis voisin porte encore le nom de « bois de la cave ». Il n’en faut pas davantage pour que mon imagination cherche à reconstituer l’histoire des anciens propriétaires. Enfin un coup de tonnerre, j’ose dire libérateur, résonne lon-guement, ébranlant les murs et les esprits. Il nous parut venir de très loin: l’éclair qui aurait dû nous prévenir était passé inaperçu. Les nuages gris recouvraient le ciel entier, éteignant le soleil et jouant au crépuscule avant l’heure. Bientôt l’orage fut sur nous. À travers les fentes des volets ra-pidement fermés, les éclairs se succédèrent et les grondements du tonnerre accompagnèrent ce festival comme un bruit de fond ne pouvant se séparer de la résonance précédente. Nous étions bien près du foyer de la cheminée que nous ali-mentions régulièrement. Les vieux canapés et les fauteuils de cuir sur lesquels nous nous laissons aller sans scrupule, sont le re-fuge de toute la famille. Leur patine atteste cet usage régulier. Nous avons l’habitude de ces orages de la fin d’hiver et nous sa-vons que le soleil reviendra encore plus brillant le lendemain, dans un ciel lavé par les cataractes d’eau de la nuit. De la grêle se mêla à la pluie; nous étions gâtés. Un coup d’œil par la fe-nêtre nous laissa entrevoir le tapis blanc recouvrant la cour comme une couverture de neige. Ce mélange insolite annonçait un printemps encore lointain. Toutefois survint un événement imprévu: la lumière s’étei-gnit brusquement. Les bougies ajoutèrent à l’irréel de la situa-tion et la vieille lampe à pétrole de la grand-mère parut luxueuse
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lorsqu’elle consentit enfin à briller; sa mèche n’avait pas servi depuis le dernier orage. – Attendons, dis-je; nous ne pouvons que jouer aux cartes ou à des jeux de société pour occuper les enfants. – On ne peut pas jouer pendant l’orage, remarqua Stéphanie dont les huit ans dominaient à peine l’âge de son frère. Vêtue du même pantalon « blue-jean » que lui, sa féminité n’excluait pas les blouses garnies de volants. – Pourquoi? On a des cartes et de la lumière, lui répondit Christopher en tirant sur son pull-over. – Et si ce bruit affreux tombe sur la maison? — demanda Sté-phanie. – Un bruit ne tombe pas, rien ne peut tomber. Les lumières et les bruits restent dans le ciel, répondit son frère. – Dans le ciel! s’inquiéta la petite fille soudain apeurée. Mais tu m’as dit que Mémé était au ciel, et l’autre jour je crois bien l’avoir vue entre deux nuages. Très émue par ces paroles, je l’ai prise sur mes genoux pour lui expliquer que son arrière-grand-mère se trouvait à l’abri, bien plus loin que les nuages. Son frère avait raison de dire que rien ne pouvait tomber sur la maison. Je me suis alors lancée dans une explication sur le paratonnerre, qui devint à leurs yeux le bon génie protecteur de notre toit. Autrefois, il y avait les pierres d’orage. Devant leurs regards étonnés, j’expliquais qu’une pierre polie, souvent d’un âge d’avant le Christ, pouvait avoir la forme d’une hache. Le paysan la brandissait pour se défendre contre les bruits du tonnerre, ou bien elle était incrustée dans le mur extérieur de la maison. Ces petits étaient souvent chez nous à la campagne; notre joie était de leur apprendre la vie.
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Le divorce de leurs parents, pour nous un drame, ne devait pas peser sur leur esprit. Nous avons toujours essayé de parler légèrement de la situation qui les obligeait à ne plus jamais être avec leurs deux parents en même temps. Nous étions heureux de les avoir avec nous et devions rester prudents en paroles et répondre spontanément aux questions les plus inattendues. Nous avions prévu une expédition pour le lendemain et les lampes électriques, les cannes, les blousons, les excitaient déjà. La question du temps les inquiétait un peu mais leur grand-père avait vu que le baromètre remontait depuis le midi; le soleil se-rait au rendez-vous: – Vous n’êtes pas des bébés, avait-il ajouté, la pluie aura lavé les feuilles et un peu de boue sur les chemins ne nous arrêtera pas. – Es-tu certain que la neige sera fondue? J’aimerais mieux rester ici et faire un bonhomme de neige, dit Stéphanie. – C’est une idée de fille, se moqua son frère; ce n’est pas de la neige, c’est de la grêle, elle sera fondue demain. Et puis, on a dit qu’on partait en expédition et rien ne nous arrêtera… Si, peut-être un loup? – Tu vois, tu as peur; il y a toujours des loups sur les dessins des livres qui parlent de bois et d’orage. Quand ils ont peur, ils se rapprochent des maisons. Je les rassurai et leur grand-père promit d’emporter son fusil pour le cas où… Sa réputation de bon chasseur, ils l’avaient vu à la chasse, eut raison de leurs craintes. Jouant aux cartes et au jeu du « corbillon », nous oubliâmes l’orage qui se calma sans nous. La lumière revint, toute chose reprit sa place et le dîner se passa agréablement. Mais il nous fal-lut compter avec l’imagination débordante de Stéphanie.
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Elle prétendit entendre du bruit dans la cour: des pas sur le gravier, disait-elle. Malgré nos paroles apaisantes et l’ouverture des volets pour lui montrer la cour déserte, elle se tenait loin de la porte. La nuit était tombée et la lune, sortie des nuages, éclai-rait le paysage et le sol, encore blanchi de la grêle déversée en abondance depuis une heure. Cachée derrière son grand-père, la petite fille consentit à mettre le nez dehors mais, manque de chance, un chien passa devant le portail resté ouvert et entra dans la cour: – Un loup! Tu vois, j’avais raison. Rentrons vite! Ferme la porte, grand-père! – Mais c’est le chien des voisins! lui répondit mon mari. Tu sais bien, un fils de notre setter irlandais qui trotte toujours dans les rues. Tu vas voir, je sors sans inquiétude. Une fois la barrière close, rien ne peut plus entrer chez nous. » Joignant le geste à la parole, le grand-père sortit en entraî-nant Christopher. Tous les deux s’amusèrent à écraser les grêlons sur le sol. Stéphanie et moi regardions par la fenêtre ces deux fous cou-rir dans la cour que le chien avait prudemment quittée. – Tu ne dois pas avoir peur, dis-je à Stéphanie; dans ce vil-lage il n’y a ni voleurs, ni maraudeurs traînant la nuit dans les rues. Les familles qui vivent ici se connaissent toutes et nous pourrions demander de l’aide à n’importe qui, certains d’être bien reçus. – Mais vous n’habitez pas toujours ici, à Torçay. – Non, nous y venons les fins de semaine et souvent avec vous. Cette maison a été celle de ton père; il avait onze ans lorsque nous l’avons achetée. Il a joué au ballon avec des gar-çons du village dans le champ qui est derrière la maison. Ses meilleurs souvenirs sont ses dimanches ici avec son chien qui l’accompagnait à la chasse.
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– Quand papa s’est marié, il a continué à venir ici? – Bien sûr, tes parents fréquentaient le tennis du village voi-sin et nous allions aussi à la piscine de Dreux. – Maintenant nous avons la nôtre, ajouta fièrement Stépha-nie. – Sais-tu qu’il y a environ dix ans, les maisons particulières, surtout dans les régions du nord, ne possédaient pas de piscine. Nous avons été les premiers par ici à en faire construire une. L’idée nous est venue, un jour où nous déjeunions avec un cou-ple d’Américains, ami de tes parents. Ils ont demandé à ta maman qu’elles étaient leurs distractions du dimanche. Elle a ré-pondu qu’ils venaient à la campagne et son amie a pris un air de pitié, pour dire: j’espère au moins qu’il y a une piscine? Sans doute, ne se voyait-elle pas se promenant dans les bois. Aussitôt tes parents ont réagi: pourquoi pas? Et nous leur avons répondu: au premier enfant nous en construirons une. Deux mois plus tard ta maman nous annonçait qu’elle attendait un bébé! – C’était moi? – Oui! Grâce à toi nous avons mis en route ce projet auquel nous avions vaguement pensé, c’était tennis ou piscine. – Je préfère l’eau. C’est plus drôle et puis nous avons appris à nager. – Il faut rappeler ces deux hommes dehors, il fait froid, dis-je tout à coup. Je leur conseillai de rentrer se chauffer et de quitter leurs vê-tements mouillés. Mon mari n’était pas plus raisonnable que son petit-fils! Installés sur les vieux canapés, tenant en main un verre de ti-sane, que mes petits enfants appréciaient beaucoup, nous avons continué à parler du village. En réalité, ils aimaient surtout cueil-lir les plantes dans le potager pour jeter menthe ou thym dans
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l’eau chaude. Ce sont des divertissements pour ces jeunes cita-dins, qu’ils ne peuvent connaître en ville. Savoir que nous man-geons les racines de nos carottes, nos radis, nos pommes de terre, leur paraissait étonnant… Leur plaisir du dimanche matin était de confectionner une pâte à tarte en la pétrissant, d’une seule main, avais-je dit, pour garder l’autre propre. Ils l’étalaient avec soin dans les moules achetés pour eux et les garnissaient de pommes ou de poires. Un jour, Stéphanie écrasa la poire avec la pâte, au grand éton-nement de l’arrière-grand-mère paternelle qui se lamentait. – Ma petite, je t’avais épluché une poire pour la couper en morceau et tu ladéprofites, ce ne sera pas bon! Eh bien, n’en déplaise à l’aïeule, cette sorte de galette, cuite comme les autres tartes, était fort bonne. Ce soir dans la chaleur du foyer, ils veulent entendre « des histoires du village »: – Avant nous, quand vous veniez, les gens d’ici devaient vous raconter comment étaient la maison, les rues, quand il n’y avait pas d’électricité? – Évidemment! Dans cette pièce, qu’on appellerait mainte-nant pièce à vivre, les fermiers avaient leur lit dans cette alcôve, on peut voir la trace des roulettes sur le carrelage; ils cuisaient la soupe dans cette cheminée, il y a encore la chaîne de la crémail-lère qui pend au-dessus des flammes. – J’aurais voulu vivre à ce moment-là, dit Christopher rê-veur. – Mais, rétorque son grand-père, tu n’aurais pas eu la télé-vision et ses dessins animés, ni ton vélo dans le garage qui était, en ce temps-là, une écurie. – Et tu serais allé te coucher en tenant un bougeoir à la main, en craignant que le courant d’air n’éteigne la flamme de ta bou-gie.
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– On serait restés tout seuls dans le noir? demanda Stépha-nie, toujours craintive. – Bien sûr que non. Enfin, la vie aurait été plus calme, moins pressée. Pas d’avion, pas de train, pas d’automobile, un cheval et une carriole qui attendraient tranquillement que tu les ac-croches l’un à l’autre. Mes enfants, je sens que vous allez rêver de cette vie d’autrefois mais vous serez bien contents, en vous réveillant demain, de pouvoir monter en voiture et de trouver une glace à la framboise dans le frigidaire. Cette conclusion optimiste secouant la nostalgie, ils se déci-dèrent à monter dans leur chambre, en appuyant sur les boutons électriques au lieu de tenir une bougie! Je pouvais comprendre qu’ils aient besoin de se rassurer, les vieilles maisons, dans les-quelles le bois est présent, ne sont jamais tout à fait silencieuses, chacune a sa musique. Le soleil brillait le lendemain matin comme prévu et nous partîmes en expédition. Après avoir traversé notre champ et le bois qui le prolonge, nous avons longé un étang et abordé le bois de la cave. La sur-prise fut totale lorsque nous avons découvert, en écartant les ron-ciers, une caverne de belles dimensions, prolongée par une pièce dans laquelle nous pouvions nous tenir debout! Furetant dans les recoins de cet antre, les enfants trouvèrent une table et un trépied pour traire les vaches: – Pourquoi des vaches, demandait Christopher, c’est trop petit pour une ferme? – Sans doute la personne qui habitait là voulait-elle meubler l’endroit en apportant ce qu’elle avait ailleurs. Le grand-père avait toujours l’explication facile. Le lieu était propre. Aucun déchet, aucun reste ne pouvait at-tester d’une présence récente. En cherchant bien, les enfants
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trouvèrent un papier plié en quatre qu’ils nous apportèrent, très excités: – Regardez, nous avons un message, comme ceux que vous nous mettez à La Verrerie pour les jeux de pistes… – Mais vous avez raison, on dirait bien qu’il s’agit d’un code secret. Je n’en comprends pas le sens: il y a des lettres et des chif-fres. – Si on rentrait à la maison, proposa Stéphanie que ce mys-tère impressionnait. – Non! Son frère très excité voulait continuer les recherches. Ce fut le seul indice qu’ils trouvèrent. Le papier était sali par la terre de la caverne et ne paraissait pas très ancien. Toutefois, les lettres tracées à l’encre excluaient l’époque de la pointe bic. Précieusement glissé dans la poche du grand-père, le papier serait examiné à la maison. Cherchant avec ardeur dans les re-coins et les fissures des parois de pierre, les enfants trouvèrent encore deux trésors: un morceau de verre cassé et un vieux cou-teau dont la lame rouillée tenait à peine dans le manche. Finalement nous voulûmes nous assurer qu’aucune autre issue ne permettait de sortir de cet endroit et nous partîmes en fer-mant soigneusement les ronces qui tenaient lieu de porte. Comme de vrais policiers, Christopher et son grand-père ins-crivirent le résultat de notre quête au trésor sur une grande feuille de papier. J’ai toujours taquiné mon mari sur sa manie d’écrire sur de grandes surfaces; il rétorquait que mes confettis n’étaient pas très lisibles. Deux colonnes: « Ce que nous savons » et « Ce que nous sup-posons ». Après de longues discussions avec un couple de voisins féru d’histoire, nous avons pu conclure que:
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