Albert Caralp

Albert Caralp

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Français
179 pages

Description

"En écrivant cette relation, j'ai eu pour but de consigner les principaux faits de la guerre avec l'état d'esprit qui les accompagne et les espoirs qu'il suscite", ainsi commence la Relation de la Grande Guerre par un Parisien, d'Albert Caralp. Ariégeois d'origine, il suit les événements marquants tout au long des années 1914 à 1920 en privilégiant le déroulement de la guerre dans ses phases principales, les lieux les plus touchés et la vie des hommes, civils et militaires. Il utilise les témoignages nombreux de sa famille et ses amis, tout en s'intéressant de près à l'évolution politique générale.

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Date de parution 17 janvier 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140140938
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

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Mémoires e duXX siècle
MarieChristine Lachèse
ALBERT CARALP
JOURNAL D’UN PARISIEN PENDANT LA GRANDE GUERRE
Albert Caralp Journal d’un parisien pendant la Grande Guerre
e Mémoires du XX siècle Dernières parutions Gueorgui SWISTOUNOFF,Un capitaine oublié… Jacques Germain, Légion étrangère. Récit, 2019.Abdouh EL FASSY,Mémoires du colonel Abdouh El Fassy, Retour vers l’envers,2019. Gaston RABOT,Volontaire calédonien du Bataillon du Pacifique. Journal de guerre (mai 1941- janvier 1944),2019.Robert DAËL,Au Stalag XA. Textes et correspondance du représentant des Français prisonniers, protecteur et ami d'Althusser (1939-1945) présentés et annotés par Serge Daël, 2019. Maria PARISOT,Vivre à Saint-Mihiel pendant la Grande Guerre (1914-1918),2019. Philippe KLEIN,Le collège Notre-Dame des Glaciers du père Vigoureux de Kermorvan. 1941 – 1944, 2019. Franck TESTART,L’engagement militaire de Jean Appleton. Des Dardanelles au Bureau spécial franco-américain (1915-1918), 2019.Jacques COUDRAY,Journal du temps de guerre de François-Xavier Lobry, Lazariste. Serviteur de l’Église et de la Patrie sur le Front d’Orient (1914-1919).Analyse et commentaires, 2018. Didier MICHON,Du Barcarès aux Ardennes, Correspondance entre un engagé volontaire et sa fiancée durant la « drôle de guerre » (juillet 1939 – décembre 1940),2018. Yves-Michel LANGLOIS,Les Langlois. Une famille au service de la France du second Empire à la Cinquième République, 2018. Michèle MALDONADO,Moi Henri Bourguignon, soldat ordinaire de 14-18,2018.Gueorgui SWISTOUNOFF,Pilote de combat « au Service de la France »,Mémoires et souvenirs de Gérard Germain,2018.PHAN Nhât Nam,Un été embrasé, Mémoires de guerre d’un officier de l’armée de la République du Viêt Nam,2018.
Marie-Christine Lachèse ALBERTCARALP
Journal d’un parisien pendant la Grande Guerre
Du même auteur Lachèse Marie-Christine (Briand, Dias-Briand) « Joseph Briand, médecin à Bangui 1898 »,Recherches Centrafricaines,Sénanque, 1981. « Fachoda vue de Bangui, Illusions et réalités. Juin 1898 - Juillet 1899 »,Annales Aequatoriapp 95-126 Mbandaka- 5, Zaïre.1984 « Les Archives du Docteur Briand. L’Oubangui en 1898-1900 », Recherches centrafricaines, IHPOM, Aix-en- Provence, 1984. « L’Oubangui-Chari 1898-1900 : la mise en place du travail forcé », Nancy, 2002« Le temps colonial, mesuredes hommes et de l’espace en Afrique noire au tournantdu XXe siècle »Temps social, temps vécuélectron (éd. ique), p.134-144 Paris, Éd. du CTHS, 2007.Oubangui 1898-1900 : apogée et abandon d’une colonie à travers le témoignage de Joseph Briand, médecin colonial, Thèse de doctorat, Université de Provence, 2009. Marie-Christine Lachèse, Bernard Lachèse « Auguste Pouplier (1849-1929),explorateur-sauveteur »,Port-Navalo au temps d’Auguste Pouplier. Patrimoine Arzonnais, 2005.De l’Oubangui à la Centrafrique, la construction d’un espace national, 245 p., HistoireAfricaine, l’Harmattan, 2015. e La vie quotidienne au centre del’Afrique à la fin du XIX siècle, 243 p., Histoire Africaine,l’Harmattan, 2017.© L’Harmattan, 2020 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-19294-9 EAN : 9782343192949
À Yves Briand mon parrain à qui Albert Caralp, son grand-père et parrain adressait son témoignage À mon mari Bernard, nos familles qui ont payé leur tribu à cette horrible guerre À nos enfants et ceux qui travaillent pour la paix ni l’oubli ni la pirouette – danse parmi les tombes – ne sont une solution
PROLOGUE
« En écrivant cette relation, j’ai eu pour but de consigner les principaux faits de la guerre avec l’état d’esprit qui les accompagne, et les espoirs qu’ils suscitent », ainsi commencela Relation de la Grande guerre par un parisien, d’Albert Caralp notant les événements liés à cette Première guerre mondiale et ses observatoires parisiens. L’auteur habite rue de la Pompe ème quartier de la Muette dans le 16 arrondissement de Paris, il travaille boulevard des Italiens, se rend sans problème entre ces deux maisons en tramway ou à pied, étant bon marcheur, habitué aux grandes promenades dans les Pyrénées de sa jeunesse ariègeoise. Il est tailleur, parmi ses clients, le général Foch de l’Ariège comme lui, qui devient Maréchal de France pendant la guerre, ce que Caralp ressent avec fierté d’une part parce qu’il reste un condisciple du même « pays », l’Ariège,« une connaissance comme client »et pour son rôle pendant la guerre en tant que militaire, chef d’armée. Albert a connu à 12 ans la guerre franco-allemande de 1870-1871, le désastre de Sedan et la perte de l’Alsace et de la Lorraine.« Je n’étais encore qu’un enfant : 12 ans et demi quand la guerre éclata. Nous habitions Pamiers ma ville natale. Notre maison la première à droite à l’entrée de la rue des Carmes donnait sur la halle aux grains, centre de la ville ou avaient lieu toutes les manifestations de la vie publique. Je me rappelais les premières manifestations enthousiastes au départ des soldats. Nos armées étaient tellement habituées à la Victoire que les français ne concevaient la guerre qu’auréolée d’éclatantes prouesses. Puis vinrent les bulletins de défaite affichés sous un grillage contre les piliers intérieurs de la halle, et que les hommes commentaient la tête basse et le cœur attristé.
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Albert Caralp, journal d’un parisien pendant la Grande Guerre
Aux grands jours, le maire monsieur Lasbaysses venait lui-même lire les dépêches. Je le vois encore lire la capitulation de Bazaine livrant la ville de Metz et je n’ai encore après 48 ans la physionomie douloureuse et indignée de ce brave patriote ».La phrase est volontairement elliptique, l’homme écrit encore – 48 ans après – toujours sous le coup de l’émotion ;« Puis ce fut le terrible traité de Francfort. Jeunes enfants nous en souffrions cruellement et nous promettions ardemment, d’arracher dans quelques années au vainqueur les fruits de sa conquête. Chacun disait : J’y serai, et notre cœur rayonnait d’espoir. Hélas l’attente fut longue, l’âge militaire passa et le grand jour ne se levait toujours pas. Une fois seulement j’eus une lueur d’espoir : En 1887 au moment de l’affaire Schnæbelé. Ce ne fut qu’un éclair d’espoir. Les années passèrent, et si jamais je n’ai douté du retour de l’Alsace-Lorraine à la France, j’avoue que je voyais sans cesse l’échéance tant désirée retardée. L’Allemagne toute puissante semblait imbattable. Un parti était né en France qui voulait persuader la nation de la nécessité de jeter un voile sur le passé, d’accepter le fait accompli, c’est à dire d’abandonner toute idée de retour de l’Alsace Lorraine à la France et même de lui conseiller une alliance avec le vainqueur. Ce parti est le parti socialiste. Dans ce parti beaucoup d’hommes étaient sincères, et obéissaient à une idéologie humanitaire qui les portaient à aimer les étrangers plus que les Français. Il est certain que cette idéologie était cultivée par les Allemands qui y voyaient à juste titre un germe de démolition de la société française. Malgré toutes les vicissitudes dont je ne veux pas faire ici l’histoire l’heure marquée par le destin sonna le 31 Juillet 1914 ».Albert Caralp est un Parisien curieux, s’intéressant à tout, prenant part aux manifestations possibles pour lui, il suit avec intérêt l’engagement des politiques dans la guerre. Il n’a, au départ, que peu de considération pour les socialistes, style Jaurès qui auraient voulu éviter la guerre avec l’Allemagne, alors qu’il était pour la revanche après et la récupération de l’Alsace et de la Lorraine. L’assassinat du leader socialiste le laisse froid, ce qui l’inquiète en permanence sont la présence et l’action des espions. Il veut connaître, comprendre, restituer le moment présent, tel
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