Chronique du 14 août
9 pages
Français

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Description

ATTENTION ÉVÉNEMENT : Découvrez en exclusivité numérique la toute nouvelle collection CHRONIQUE D'UN JOUR !



Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.


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Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.



Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 1
EAN13 9782366024364
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture

Petite chronique du 14 août

Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.

Éditions Chronique
EAN : 9782366024364
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
1945 - Philippe Pétain est condamné à mort
Paris, France

Ce soir, Philippe Pétain dort mal. Le verdict de son procès doit être en effet prononcé demain, le 15 août 1945, à l'aube. Il ne se fait guère d'illusions et les faits lui donneront raison. La Haute Cour de justice le déclarera coupable d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison. Elle le condamnera à mort, à la dégradation nationale à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort en raison de son grand âge. La condamnation est votée à une voix de majorité.

Emmené en Allemagne de force à l'été précédent, Pétain était rentré de Suisse, alors qu'il pouvait y finir ses jours, afin d'affronter ses juges, avec l'intime conviction qu'il n'avait pas failli au service de la France et des Français.

Pendant que l'accusé est incarcéré au fort de Montrouge, l'instruction du procès est largement bâclée car les hommes au pouvoir veulent que tout cela soit terminé avant les référendums et les élections à la Constituante prévus pour l'automne. La Haute Cour est présidée par le juge Mongibeaux. L'accusateur public est le procureur général Mornet, qui a déjà annoncé, dans une interview du 28 avril, qu'il demanderait la peine de mort. Il a oublié son passage à la commission de révision des naturalisations qui a fait de près de sept mille Juifs des apatrides candidats à la déportation. Les avocats du maréchal sont maître Payen, maître Lemaire et, surtout, maître Isorni, qui a révélé ses talents dans la défense de Brasillach. Sur l'armistice, Mornet insiste peu, car il apparaît évident que celui-ci était souhaité par une large majorité de Français. Il veut démontrer que le maréchal Pétain a comploté contre la IIIe République et reçoit pour...