Critique de la tragédie kamerunaise

Critique de la tragédie kamerunaise

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242 pages
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Ce livre est l'expression du désir d'un citoyen exilé, résolument devenu cosmopolite, de comprendre et de faire comprendre la tragédie de son pays natal, le Kamerun (que l'auteur choisit d'orthographier ainsi pour rappeler le Kamerun unifié sous la colonisation allemande de 1884 à 1916 et la profondeur historique de l'idéal national). Il est la confrontation des approches du dedans et du dehors de la citoyenneté kamerunaise, regard porté sur une histoire africaine profondément tragique.

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Ajouté le 01 février 2014
Nombre de lectures 19
EAN13 9782336337982
Langue Français
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Franklin NYAMSI
CRITIQUE DE LA TRAGéDIE KAMERUNAISE
PENSÉE AFRICAINE
Préface de Paul-Aarons Ngomo
CRITIQUE DE LA TRAGÉDIE KAMERUNAISE
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-29335-6 EAN : 9782336293356
Franklin NYAMSICRITIQUE DE LA TRAGÉDIE KAMERUNAISE Préface de Paul-Aarons Ngomo
Collection « Pensée africaine » e En ce début du XXIsiècle, les sociétés africaines sont secouées par une crise des fondements. Elle met en cause tous les secteurs de la vie. Les structures économiques, les institutions politiques tels que les États et les partis politiques, la cellule fondamentale de la société qu’est la famille, les valeurs et les normes socioculturelles s’effondrent. La crise qui les traverse les met en cause et au défi de rendre compte de leur raison d’être aujourd’hui. L’histoire des civilisations nous fait constater que c’est en période de crise que les peuples donnent et expriment le meilleur d’eux-mêmes afin de contrer la disparition, la mort et le néant qui les menacent. Pour relever ce défi dont l’enjeu est la vie et la nécessité d’ouvrir de nouveaux horizons aux peuples africains, la collection «Pensée africaine» participe à la quête et à la création du sens pour fonder de nouveaux espaces institutionnels de vie africaine.
Dernières parutions Gildas Boniface TEMBE,S’ouvrir à l’autre et à sa parole. Essai sur la philosophie de l’être-en-lien comme fondement de l’éthique du dialogue, 2013. Grégoire LEFOUOBA,Enjeux et dynamique des rivalités sociales au Congo,Une approche philosophique et historique2013. Charles Jean Marie MINYEM,Rationalité africaine et développement économique, 2013. Toto Jérôme BALOU BI,Élection présidentielle en Côte d’Ivoire ou le pouvoir néocolonial dans tous ses états, 2013. Samuel SAME KOLLE,La quête identitaire du sujet africain moderne. Perspective psychohistorique et comparée, 2013. Jules MAIDIKA Asana Kalinga,Métaphysique et technique moderne chez Martin Heidegger, 2013. Basile-Juléat FOUDA,La philosophie négro-africaine de l’existence. Herméneutique des traditions orales africaines, 2013. Claver BIBANG,Approches naïves du Noir dans les médias français, 2012.Augustin RAMAZANI BISHWENDE,Dieu dans la modernité. Supprimer la religion, n’est-ce pas supprimer l’homme ?,2012.
A Son Excellence Ruben Um Nyobè () Secrétaire Général de l’Union des Populations du Cameroun(UPC) au moment de son assassinat par l’armée Française et ses suppôts Africains le 13 septembre 1958 à Boumnyébél Héros Radical et Suprême du Kamerun Moderne. A mon Camarade Jacques Tiwa Gnintedem () Héros des luttes civiques de ma génération Vibrant syndicaliste du groupe des « Parlementaires » des années 90 Assassiné par la soldatesque du régime Biya le 27 février 2008 à Douala A mon ami Zacharie Emile Banen () Héraut intime de la jeunesse abandonnée à la malemort au Kamerun Licencié en philosophie de l’Université de Yaoundé (promotion 1993), mort de misère en février 1995 à Mbanga Afin que s’ennoblisse sa mémoire
Situé en Afrique Centrale, le Cameroun d’aujourd’hui est un Etat d’environ 20 millions d’habitants, vivant sur 475. 422 km2. Ses langues officielles sont le français et l’anglais. Le pays a connu successivement la colonisation allemande, de la fin du XIXème siècle à 1915, puis les tutelles tout aussi coloniales de la France et de la Grande-Bretagne, jusqu’en 1960-1961. Les différents climats de l’Afrique et ses principaux paysages se retrouvent comme la diversité socioculturelle de centaines de groupes humains, dans ce triangle de richesses naturelles immenses qu’on a heureusement nommé «L’Afrique en miniature». Mais la belle rêverie s’arrête là. Descendons d’une marche vers l’enfer quotidien des gens du pays.
L’humanisme du partisan
Préface de Paul-Aarons Ngomo Enseignant de Théorie Politique, Paul McGhee School of Continuing Studies New York University,USA.On trouve rassemblés ici des écrits de circonstance où s’articule, en filigrane, une critique résolue des modalités de production de l’impolitique au Cameroun. Bien qu’il se décline sous des expressions qui n’en manifestent pas d’emblée l’unité thématique, l’objet des textes est invariablement le même: négativement, il s’agit principalement de saisir et expliciter la nature du mal politique qui n’en finit pas de différer l’avènement d’une société démocratique au Cameroun. Le versant positif du projet consiste à donner corps à une éthique alternative prenant racine dans les valeurs d’autonomie qui ont bordé la quête de liberté en ce lieu captif depuis au moins un demi-siècle. Dans sa phase anticoloniale, la résolution violente du différend politique au terme d’une guerre de libération nationale perdue a favorisé la consolidation du pouvoir d’une faction autocratique enivrée par les avantages que procure un pouvoir exercé sans partage, ni souci pour l’intérêt du plus grand nombre. Mais l’esprit d’insoumission s’est maintenu et manifesté sous la forme constante d’actes de dissentiment qui ont pris la forme d’une critique sans concession de l’ordre politique aliéné qui a suivi la subjugation brutale consubstantielle au projet colonial et à son clone postcolonial. Il faudrait cependant se garder de réduire l’analyse critique sans concession de l’ordre autocratique à un simple exercice de la liberté de pensée si utile au fonctionnement des régimes démocratiques. Il en va ainsi parce que le régime politique que la critique prend pour cible n’a guère cure de la démocratie, encore moins de la liberté comme telle. On comprend de la sorte que la critique ait surtout vocation à mener par la plume et le verbe ce que les acteurs entreprendraient volontiers par des recours plus cinglants, s’ils en avaient l’opportunité. Mais la critique est loin d’être un expédient par défaut auquel on ne recourt que faute de mieux. Elle se tient par soi comme une démarche efficace dans un registre où elle peut, seule, porter des estocades décisives. Karl Marx suggérerait qu’ « il est évident que l’arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes (…) mais la théorie se 1 change, elle aussi, en force matérielle, dès qu’elle pénètre les masses» . Il 1  KarlMarx. 1998.Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel. Paris: Editions Allia. P.25
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