Entre ombre et lumière

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290 pages
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Description

En ce magnifique printemps, Côte-Blanche connaît des jours sombres. Un climat de tension et de peur règne en maître parmi les habitants. L’entité malveillante qui hante ces lieux semble hélas fermement décidée à y demeurer ancrée. À court de solution, Lauriane est une fois de plus confrontée à l’impuissance et au découragement.
Dans ces moments de trouble, elle ne peut compter que sur le soutien inconditionnel d’Adéline et de Norah. Quant à William, fort de sa froide logique, Lauriane doute sérieusement qu’il se montre un jour plus ouvert d’esprit. Entre eux, la passion est intense et foudroyante. Mais peut-elle suffire à cimenter leur couple? Le coeur glacé de William ne risque-til pas plutôt de devenir un obstacle de taille les menant tout droit à la catastrophe?
Chose certaine, rien n’est simple à Côte-Blanche. Des zones d’ombre persistent, des vérités se dévoilent, un vent de tragédie souffle, des alliés inattendus se présentent, des malheurs surviennent et des combats se livrent. Au final, restera-t-il un seul espoir de voir l’amour et la paix triompher entre les murs de cette demeure tourmentée depuis si longtemps?

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Date de parution 01 octobre 2018
Nombre de visites sur la page 61
EAN13 9782897869427
Langue Français

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Cobyright © 2016 Marie-Claupe Charlanp
Cobyright © 2016 Épitions ApA Inc.
Tous proits réservés. Aucune bartie pe ce livre ne beut être rebropuite sous quelque forme que ce soit sans la bermission écrite pe l’épiteur, sauf pans le cas p’une critique littéraire.
Épiteur : François Doucet
Révision épitoriale : Matthieu Fortin
Révision linguistique : IsaBelle Veillette
Correction p’ébreuves : Nancy CoulomBe, Carine Parapis
Concebtion pe la couverture : Matthieu Fortin
Illustration pe la couverture : © Getty images
Mise en bages : Matthieu Fortin
ISN babier 978-2-89786-940-3
ISN PDF numérique 978-2-89786-941-0
ISN ePuB 978-2-89786-942-7
Première imbression : 2016
Débôt légal : 2013
iBliothèque et Archives nationales pu QuéBec
iBliothèque et Archives Canapa
Éditions AdA Inc.
1385, Boul. Lionel-oulet
Varennes, QuéBec, Canapa, J3X 1P7
Télébhone : 450-929-0296
Télécobieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com
Particibation pe la SODEC.
Nous reconnaissons l’aipe financière pu gouvernement pu Canapa bar l’entremise pu Fonps pu livre pu Canapa (FLC) bour nos activités p’épition. Gouvernement pu QuéBec — Programme pe crépit p’imbôt bour l’épition pe livres — Gestion SODEC.
Remerciements
’est avec beaucoud De fierté et De joie que je dose la Dernière dierre De cette C saga éDifiée avec mon cœur et mon âme. Ce fut une a venture mémorable, qui m’a non seulement fait vivre toute une gamme D’émot ions, mais qui m’a aussi dermis D’évoluer en tant qu’auteure. J’aimerais à drésent remercier dour la Dernière fois toutes les dersonnes qui ont contribué, De drès ou De loin , à faire De cette histoire ce qu’elle est Devenue : Johanne, Jocelyne, iane, SanDra, Marraine Fée, iane L., Valérie, Moe. Sans oublier ma tenDre moitié, ainsi que ma maison D’éDition et enfin, vous, mes très chers lecteurs, qui êtes toujours dlus nombreux à m ’encourager et à me Donner envie De me surdasser. À vous tous, un énorme MERCI !
MCC
Je suis infiniment triste de penser que l’on puisse mettre un prix sur ce qui est censé être sacré et d’une inestimable valeur...
LAURIANEFEDMORE
Table des matières
1. La raison d’être de toute chose 2. Fausse piste 3. Une retraite forcée 4. Une limite à ne pas franchir 5. Rencontre manquée 6. Au-delà des mots 7. Un linceul de pierres et de larmes 8. Un cœur au combat 9. Une vie à vendre 10. Obscure tentation 11. Un bref éclat de lumière pour une raison aveugl e 12. Une leçon de courage 13. Visage à deux faces 14. Sur les traces de l’ennemi 15. Reddition 16. Le souffle de l’enfer 17. Le visage de l’ennemi 18. Les multiples nuances de la nature humaine 19. Quelques gouttes de tisane
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La raison d’être de toute chose
uspendue devant la fenêtre entrouverte, la plantear aignée agitait ses feuilles S rubanées, mue, dirait-on, par la volonté de s’extra ire de son lit terreux pour exécuter un ballet aérien. Elle tournoyait avec le vent qui s’était fait son cavalier, au son de l’orchestre dirigé par la pluie qui tombait dru au-dehors. Le pas rapide d’Adéline fit couiner les lames du pl ancher. D’une main décidée, elle ferma le battant de la fenêtre, coupant court à la danse du vent avec la plante qui redevint immobile après un ultime pivot gracieux. C omme si elle était mécontente d’avoir été mise en sourdine, la pluie redoubla d’i ntensité, fouettant furieusement les vitres et le bardage du toit de la maison. Adéline pirouetta pour faire face à sa nièce. — Ça tombe comme des clous, tes chatons ont bien fa illi se faire arroser ! L’attention de Lauriane dévia sur le bouquet de fle urs de saule qu’elle avait à la main. Les coquettes lui avaient fait de l’œil depui s le bord de la route vers chez sa tante et elle n’avait pu résister à l’envie d’arrêt er la voiture pour en cueillir quelques-unes. — Je les ai sauvés du déluge, rit-elle tout en care ssant du bout des doigts les inflorescences si douces. — Tu leur as évité de se faire mouiller la tête, se ulement, il faut maintenant leur mettre les pieds dans l’eau. Le regard d’Adéline survola la table qui croulait s ous un amas de vaisselle, chaudrons et autres articles de cuisine. Fronçant l e nez, elle se dirigea vers le comptoir tout aussi encombré. Au terme d’une brève inspectio n, elle y pêcha un vase soliflore en verre, puis actionna le bras de la pompe pour l’ emplir d’eau. — Voilà pour mes nouveaux pensionnaires. Il est un brin étroit, mais c’est tout ce que j’ai. Elle alla présenter le vase à sa nièce, qui y gliss a les fleurs ; Adéline parcourut ensuite la pièce des yeux, en quête, cette fois, d’ un endroit où le déposer. Son choix se porta sur l’escalier, faute de mieux. — Tiens, je vais le laisser ici en attendant, dit-e lle en logeant le vase à l’angle d’une marche et du mur contigu en crépi. — Bah... ce n’est pas plus mal, ma tante, les chato ns vont égayer votre escalier ! Mains sur ses hanches toujours aussi fines malgré s on âge, Adéline toisa brièvement les degrés de bois. Ils faisaient piètre figure avec leurs profondes fissures, ainsi que leur dos creux et usé.
— Mouais, c’est vrai. Ce vieil escalier aurait bien besoin d’être rajeuni. Je prévois m’en occuper prochainement, mais chaque chose en so n temps. Pour l’instant, je vois à mon grand ménage. Les pièces principales d’abord : j’ai fini ma chambre ce matin, mon atelier est fait. Maintenant, c’est au tour de la cuisine. Je voulais m’y mettre hier, mais j’ai pris du retard. — Il fallait quand même que vous preniez le temps d e vous installer, souligna Lauriane en allant suspendre son châle au portemant eau. Après tout, vous n’êtes revenue que depuis quelques jours. — Je sais, mais je voulais profiter du temps pluvie ux pour me débarrasser de cette corvée. Parce qu’ensuite, je m’occuperai du dehors : mon jardin potager et mon jardin à herbes médicinales. Seulement, je n’avance pas au ssi vite que prévu. C’est fou ce que la saleté a pu s’accumuler dans cette bicoque d urant l’hiver ! Mais je ne pouvais quand même pas demander à Gaston de faire venir sa femme pour dépoussiérer mes meubles. C’était déjà beaucoup qu’il s’occupe de so igner mes animaux, les anciens comme les nouveaux... Sa voix avait vibré d’une note d’incrédulité dans l e dernier bout de phrase. Lauriane savait que ce sentiment ne quittait pas sa tante de puis son retour de Shawinigan. Elle s’était rendue là-bas après son départ du chantier afin de soigner une amie malade et elle était rentrée à Monts-aux-Pins à l’improviste. La jeune femme n’avait ainsi pas eu la chance d’assister à ce moment tant attendu, au c ontraire de Gaston, qui séjournait chez Adéline depuis le massacre des animaux. Ignora nt que d’autres les avaient remplacés, la surprise de celle-ci avait été totale . Elle était apparemment demeurée figée et muette durant une bonne dizaine de minutes . Les yeux ronds comme ceux d’une chouette, elle avait écouté les explications de Gaston sans avoir l’air d’y croire un seul instant, avant de se précipiter sur le prem ier mouton venu pour le palper, question de s’assurer qu’il était bien réel. — Je me souviendrai toujours de l’air que vous avie z quand vous êtes arrivée au manoir, ce jour-là, pour parler à William, évoqua L auriane dans un rire. Je ne vous avais jamais vue aussi abasourdie. Imaginez, si Gas ton n’avait pas été là, le choc que vous auriez eu en apercevant des poules dans votre basse-cour... — Oh ça, tu peux le dire ! Je crois que je me serai s crue hantée par mes pauvres bêtes ou encore pire, je me serais crue cinglée et c’est dans un asile que tu m’aurais retrouvée, bonté divine ! — Gaston tenait mordicus à vous réserver la surpris e, mais il n’avait pas prévu que vous pourriez en venir à douter de votre santé mentale ! — Non, c’est certain qu’il n’y a pas pensé. Mais ce n’est pas si grave puisqu’il était là à mon arrivée, ce qui fait qu’aujourd’hui, le se ul à avoir vraiment besoin d’être interné dans un asile d’aliénés, c’est le zouinzoui n qui habite à côté, affirma Adéline, son pouce pointé vers le mur. Ses boucles hirsutes s’agitèrent dans le mouvement d’humeur que fit sa tête. — Comme je l’ai dit à ton mari, c’est tout un tour de force qu’il a réalisé avec cette canaille de Matteau. Vraiment, je suis contente d’a voir trouvé de la vie ici à mon retour,
autant que j’ai pu l’être en apprenant que le respo nsable du massacre avait été démasqué et qu’il avait été forcé de faire réparati on, conclut-elle, coiffée d’un petit air mutin montrant qu’elle n’en avait aucunement honte. Cela fit sourire Lauriane. — Moi aussi, ma tante. J’ai été la première à m’en réjouir et je n’irai surtout pas m’en confesser à monsieur le curé ! Le rire guttural d’Adéline se mêla au grondement de la pluie battante qui, charriée par des bourrasques, semblait prête à percer les mu rs de la maison. — Sois tranquille, moi non plus, ma chérie. On s’ar rangera avec le Bon Dieu une fois arrivées là-haut, dit-elle en lui dédiant un c lin d’œil. Sur ce, son attention se porta sur sa cuisine sens dessus dessous. — En attendant d’y être, il y a de la besogne à fai re ici-bas. Beaucoup de besogne. Tu es bien gentille d’être venue m’aider, Lauriane. — Vous savez bien que ça me fait plaisir. Après de longs mois de séparation, je ne pouvais pas résister à cette occasion de venir pass er du temps avec ma tante préférée ! Alors, qu’est-ce que je peux faire ? s’e nquit la jeune femme, laissant errer son regard à gauche et à droite. — Eh bien, ma grande armoire est vide, tu peux la l aver pendant que je m’occupe de l’armoire en dessous de l’évier. — Parfait ! Caressant son ample ventre d’une main affectueuse, Lauriane se dirigea vers la chaise que lui indiqua sa tante, où étaient posés u n chiffon et un récipient rempli d’eau savonneuse. Ce faisant, elle remarqua la chouette e n bois qui reposait sur un coin de la table, l’air de s’être posée là pour guetter les souris. — Tiens, c’est nouveau ? Je ne l’avais jamais vue a vant. Elle consulta du regard Adéline, qui s’était déplac ée jusqu’à l’âtre pour retirer du feu sa grosse bouilloire en fonte. — C’est un bûcheron qui l’a sculptée pour moi cet h iver, raconta celle-ci tout en versant de l’eau chaude dans un seau posé sur le so l. Clovis Fontaine ; je t’en ai déjà parlé, il me semble. — Ce vieux garçon avec qui vous êtes devenue amie a près la veillée que nous avons passée au dortoir avec les hommes ? — Voilà. Il n’est pas le seul à être devenu plus am ical avec moi après cette veillée. Ils se sont tout à coup décoincés ou alors ils se s ont rendu compte que je n’allais pas leur jeter de sort ! — Mais non ! Votre réputation de sorcière n’a pas s emblé vous suivre jusque là-bas, Dieu soit loué. — Presque. Certains hommes de Monts-aux-Pins m’ont regardée d’un air méprisant durant tout l’hiver et ne m’ont pas adressé une seu le fois la parole. Mais en général, on m’a bien acceptée et j’ai même eu la chance de me f aire quelques amis. Surtout Clovis avec qui je me suis découvert plusieurs points comm uns. Tu savais qu’il cultive des plantes médicinales ?