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GUERRE INACHEVEE PAIX MANQUEE

De
175 pages
Dans sa montée aux extrêmes la Première guerre mondiale n'aura connu ni vainqueur ni vaincu. Sur le front ouest les Allemands échouent quatre fois à remporter la victoire. La suite fut une paix ratée qui engendra plus de sang et de ruines. A l'origine de ce livre, il y eut le récit du père de l'auteur, engagé volontaire en 1914 à 18 ans, officier de troupe sur le front jusqu'à la fin de la guerre. Au-delà, l'auteur veut expliquer cette période tragique. Il souligne la nécessaire coopération entre la France et l'Allemagne dans une Europe commune.
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JeanClaudeREVERCHON
GUERRE INACHEVÉE, PAIX MANQUÉE 1914  1918
Guerre inachevée, paix manquée 1914 – 1918
Jean-Claude REVERCHONGUERRE INACHEVEE,PAIX MANQUEE1914 – 1918 L’Harmattan
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12310-3 EAN : 9782343123103
I II III IV V VI VIIVIII IX X XI
Sommaire
Prologue Introduction L’échec du plan Schlieffen Les racines du conflit Les Nationalismes L’Europe déséquilibrée Une crise de trop Les buts de guerre La guerre de siège La guerre en mer Verdun, vaine bataille La guerre remise en mouvement La Paix manquée Epilogue Bibliographie
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«Féconder le passé et enfanter l’avenir : que tel soit mon présent » Considérations Intempestives, Frederik Nietzsche Prologue Du souvenir à la mémoire  Le père de l’auteur de cet ouvrage, Louis 1 Reverchon, né en 1896 (classe 16) , engagé volontaire à 18 ans en 1914, officier de troupe, sur le front tout au long de la guerre, a eu la chance d’en être revenu. Une chance qu’un homme sur quatre de sa classe d’âge n’aura pas eue.  A l’issue de la guerre, il fallait tourner la page, ou-blier, se réinsérer dans la paix. C’est à la fin de sa vie que l’ancien combattant, à la différence de beaucoup de ses compagnons, a fait le cadeau à son entourage du récit de « sa » guerre ou du moins de quelques épisodes vécus parfois dans une certaine sérénité et souvent dans la douleur. La plupart de ceux qui sont revenus ne l’ont pas fait : culpabilité d’avoir été épargné (moi et pourquoi pas tel autre), modestie pour un héroïsme subi et non voulu, volonté d’oublier les souffrances, crainte de ne pas être cru ? Incapacité de partager avec ceux qui n’ont pas eu le même vécu, l’indicible pouvant habiter les cauchemars d’une vie entière : tel cet ultime regard implorant du
1 Marc Bloch, l’historien, lui-même lieutenant pendant la Grande Guerre se déclare: « hanté par le souvenir de cette in-fortunéeclasse 16 que, les larmes aux yeux, nous avions vue naguère précipitée, presque au sortir de l’enfance, dans la fournaise de la Somme ».
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