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L'anticommunisme d'hier à aujourd'hui

De
98 pages
L'anticommunisme ne représente pas l'hostilité qui se manifeste à l'encontre d'un parti ou d'un État se réclamant du communisme. Il est avant tout l'expression d'un affrontement social qui a débuté au XIXe siècle et se poursuit aujourd'hui, quelle que soit l'étiquette formelle des forces en présence. Les contradictions antagoniques entre les classes dominantes et dominées produisent une radicalité propagandiste et répressive. La volonté de remise en cause du mode de production reste une constante historique.
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Robert CHARVIN L’ANTICOMMUNISME
D’HIER A AUJOURD’HUI
Préface de Samir Amin
Ouvrages publiés chez le même éditeur
Relations Internationales, Droit et Mondialisation. Un monde à sens unique.Préface de M. Bedjaoui. 2000.
L’Algérie en mutation. Les instruments juridiques d u passage à l’économie de marché (avec A. Gesmi). 2001.
L’investissement international et le droit au dével oppement. Avant-propos d’A. Glélé. Préface de S. Regourd. 2002.
Droit de la protection sociale.Préface de C. Bonifay. 2007.
La Corée vers la réunification(avec G. Dujardin). 2010.
Côte d’Ivoire 2011. La bataille de la seconde indép endance. Préface de R. Degni-Segui. 2011.
Jacques Vergès. Un aristocrate du refus.Préface de H. de Charrette. 2013. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN Epub : 978-2-336-79830-1
Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. K. Marx – F. Engels
Le déséquilibre entre les pauvres et les riches est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des Républiques. Plutarque. 100 après J.C.
Que nous soyons entrés dans la société « post industrielle » voire « post moderne » ou comme on voudra l’appeler, n’empêche pas que la condition faite à ceux qui sont « out » dépend toujours de la condition de ceux qui sont « in ». Robert Castel, 1995.
L’Humanité n’existe point encore ou elle existe à peine. Jean Jaurès
La Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous le « Temps des Cerises » ? Philippe Torreton(Lettre à J. Ferrat.2011).
PREFACE
Samir AMIN
Cet ouvrage de Robert Charvin s’imposait. Le monde vit depuis un demi-siècle dans une situation dangereuse à l’extrême, qui pour rait devenir mortelle pour la civilisation. Le virus libéral tente de convaincre que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Il n’y aurait pas d’alternative a u capitalisme (qui représente alors la « fin de l’histoire ») et chacune des étapes de son développement constitue l’illustration du progrès dont il est devenu le syn onyme. Ce mode de pensée fondé sur l’ignorance absolue de l’histoire en général et de celle de l’expansion capitaliste en particulier, sans valeur scientifique aucune, repri s dans le discours répétitif du clergé médiatique au service du capital financier contempo rain, est néanmoins parvenu à faire croire à ses victimes – les majorités constit uées par les classes travailleuses – que toutes les alternatives auxquelles elles avaien t pensées et pour lesquelles elles avaient combattues sous les drapeaux du socialisme, du communisme, de l’anarchisme, n’avaient été que des utopies crimine lles. L’anticommunisme devient alors nécessaire pour disqualifier toutes les lutte s sociales dont le développement gène l’expansion capitaliste. Dans cette logique le peuple est qualifié de porteur d’une pensée réactionnaire, puisqu’elle s’oppose au seul progrès possible, celui commandé par l’accumulation du capital. Ce discours du pouvo ir en place efface de la conscience humaine toute capacité d’exercice d’une pensée crit ique et innovatrice, donc de culture, pour lui substituer un formatage d’individ us prétendus libres en fait soumis à l’autoritarisme antisocial et répressif exigé par l ’exercice du pouvoir par le capital. Robert Charvin conduit brillamment l’exposé critiqu e des moyens – en particulier des langages – mobilisés à ces fins par le clergé média tique.
Et pourtant voilà que le monde redécouvre le commun isme comme en témoigne le succès dans les opinions populaires de la « rena issance des communs » et l’entrée en scène de forces qui mènent le combat pour leur m ise en œuvre. Les « communs » ont une vocation universelle. Et, comme l’écrit Ben jamin Coriat, « tout bien déclaré tel devient un commun si les institutions qui garantiss ent sa gouvernance collective sont bâties autour de lui… En introduisant la délibérati on dans la gestion des ressources partagées, le commun garantit à la fois le progrès de la démocratie et les conditions de préservation de la ressource… »(Propriété et communs,Ed Utopia 2017).
Cette définition superbe n’est rien d’autre que cel le que Marx donnait au communisme, fondé sur le principe de la solidarité responsable des travailleurs, des citoyens et des peuples, qui se substitue alors à c elui de la compétition sauvage des individus et des groupes aliénés. La responsabilité de la décision, accaparée à l’heure actuelle par les propriétaires, est alors transféré e directement aux peuples qui gèrent leur vie économique et sociale directement (l’État, complément nécessaire de la gestion par les propriétaires, dépérit). La vision de la Commune de Paris était celle-ci même ; la nation devient une fédération de communes ; l’internationalisme des peuples abolit le nationalisme et le cosmopolitisme des bou rgeoisies.
Car ce sont les grandes révolutions qui font l’hist oire ; les résistances conservatrices et les contre révolutions ne font qu ’en retarder le cours. La révolution française a inventé la politique et la démocratie m odernes, la révolution russe a ouvert