L'appel au départ

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En l’an 1096, la jeune franque Mahaut de Saint-Victor se prépare à quitter le château familial en Picardie pour accompagner ses oncles et son frère qui vont délivrer Jérusalem, à la demande du pape Urbain II, ainsi qu’il le prêche aux futurs croisés lors de l’immense rassemblement qu’il a convoqué devant l’abbaye de Clermont en Auvergne.


Cette première croisade, celle « Des Chevaliers », sera le plus exécrable des voyages jamais vécus à cette époque, d’autant plus que leurs familles, femmes et enfants participeront à l’expédition. Il faut préparer les convois, chariots, chevaux et bœufs, puis la nourriture, les bâches, les couvertures, les armes, les casques et les cottes de maille.


Tous ceux qui reviendront de Jérusalem délivrée de la main des impies seront pardonnés de tous leurs péchés. C’est ce que prêche le pape. L’ É glise est ferme : il faut se libérer de la menace turque qui pèse en Palestine et tuer les hérétiques.


Dotée de sa foi chrétienne, Mahaut part avec sa famille pour rejoindre le gigantesque rassemblement à Clermont d’où partira la croisade, menée par Godefroy de Bouillon, en direction de l’Orient.


Une grande saga médiévale en 8 tomes, qui se poursuit avec le tome 2, Violent Danube.

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EAN13 9782374536576
Langue Français

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Présentation
Tome 1, L'appel au départ En l’an 1096, la jeune Franque Mahaut de Saint-Victor se prépare à quitter le château familial en Picardie pour accompagner ses oncles et son frère qui vont délivrer Jérusalem, à la demande du pape Urbain II, ainsi qu’il le prêche aux futurs croisés lors de l’immense rassemblement qu’il a convoqué devant l’abbaye de Clermont en Auvergne. C ette première croisade, celle « Des Chevaliers », sera le plus exécrable des voyages jamais vécus à cette époque, d’autant plus que leurs familles, femmes et enfants participeront à l’expédition. Il faut préparer les convois, chariots, chevaux et bœufs, puis la nourriture, les bâches, l es couvertures, les armes, les casques et les cottes de maille. Tous ceux qui reviendront de Jéru salem délivrée de la main des impies seront pardonnés de tous leurs péchés. C’est ce que prêche le pape. L’Église est ferme : il faut se libérer de la menace turque qui pèse en Palestine et tuer l es hérétiques. Dotée de sa foi chrétienne, Mahaut part avec sa famille pour rejoindre le gigantesque rassemblement à Clermont d’où partira la croisade, menée par Godefroy de Bouillon, en direction de l’Orient. La sagaTerres de sang et de lumièreest une grande saga médiévale en 8 tomes. Tome 2, Violent Danube Tome 3, Aux portes du Bosphore Tome 4, Entre l'Orient et l'Occident Tome 5, L'enclave du désert Tome 6, Les citadelles ébranlées Tome 7, La trêve Tome 8, Le crépuscule des chevaliers
Née dans la Sarthe,Jocelyne Godarda longtemps vécu à Paris. Depuis quelques années, elle vit dans le Val de Loire. Les sagas et biographies romancées qu’elle a publiées au fil du temps ont toujours donné la priorité à l’Histoire et aux femmes célèbres des siècles passés. Ces femmes qui ont marqué leur temps, souvent oubliées ou méconnues, et qui, par leurs écrits, leurs œuvres, leurs engagements, leurs talents, leurs amours, ont signé l’Histoire de leur présence qu’elle n’a cessé de remettre en lumière. L’Égypte ancienne et le Japon médiéval l’ont fortement influencée. Puis elle s’est tournée vers l’époque carolingienne, le Moyen-Âge et la Renaissance. Et, plus récemment, elle a mis en scène, avec l’éclairage qu i leur revient, une longue saga sur l’investissement des femmes durant la Grande Guerre. Lorsque ses héroïnes sont fictives, elles ont toujours un lien étroit avec les femmes qui ont fai t la Grande Histoire. Dans ses plus jeunes années, elle s’est laissé guider par la poésie et e lle a publié quelques recueils. Puis elle s’est tournée vers le journalisme d’entreprise auquel ell e a consacré sa carrière tout en écrivant ses romans. Depuis son jeune âge, l’écriture a toujours tenu une grande place dans son quotidien. Un choix qui se poursuit.
Jocelyne GODARD
TERRES DE SANG ET DE LUMIÈRE
TOME 1 L'APPEL AU DÉPART
LES ÉDITIONS DU 38
Personnages authentiques
Adèle, épouse d’Étienne, comte de Blois. Adhémard de Monteil, évêque du Puy et légat pontifical. Alexis Comnène, empereur de Constantinople. Anne Comnène, fille de l’empereur de Constantinople. Baudouin, comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon. Bohémond de Tarente, chef des Normands de Sicile. Coloman, roi de Hongrie. Elvire d’Aragon, épouse de Raymond de Saint Gilles. Étienne, comte de Blois. Eudes, comte de Bourgogne, père de Florine. Eustache, frère de Baudouin et Godefroy de Bouillon. Florine, fille d’Eudes, comte de Boulogne. Gautier-Sans-Avoir, chevalier attaché à Pierre l’Ermite. Geoffrey d’Esch, écuyer de Godefroy de Bouillon. Girard, écuyer du duc de Normandie. Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, chef de la croisade. Godvère de Toesny, épouse de Baudouin, comtesse de Boulogne et ses e nfants Adèle et Auber. Hugues, duc de Vermandois, frère du roi de France. Jean Comnène, fils de l’empereur de Constantinople. Nicétas, gouverneur de Belgrade. Mathilde de Guiscard, fille de Sichelgate de Guiscard. Nicéphore Bryennos, conseiller et général de l’empereur. er Philippe 1, roi de France. Pierre l’Ermite, moine pèlerin. Pierre de Toul, écuyer de Godefroy de Bouillon. Raymond de Saint Gilles, comte de Toulouse. Rambaud d’Orange, baron provençal. Robert Courteheuse, duc de Normandie. Robert, comte de Flandres. Sibylle, cousine de Bohémond de Tarente. Sichelgate, baronne de Guiscard, mère de Mathilde. Swedon, fils du roi du Danemark, chef de l’armée danoise. Tancrède, neveu de Bohémond de Tarente. Tatikios, capitaine de l’empereur de Constantinople. Urbain II, Pape.
Personnagesfictifs
Alison,chambrière de Mahaut. Ansgar, valet des Saint-Victor, époux de Guisla. Benoît de Saint-Victor, frère d’Eudes et de Mahaut. Edgar, archer attaché au convoi de Pierre l’Ermite, recueilli par les Saint-Victor. El-Mulk, pirate turc. Émeline, baronne de Bray, tante de Mahaut et de Benoît, sœur de Gaucelin, de Hilda et de Loïs. Eudes de Saint-Victor, frère de Benoît et de Mahaut. Gaucelin de Saint-Victor, chanoine, oncle de Mahaut et de Benoît. Gauthier, palefrenier des Saint-Victor. Guisla, servante des Saint-Victor, épouse d’Ansgar. Hilda de Barnaville, mère de Richard, sœur de Gaucelin, d’Émeline et de Loïs. Jean de Villedieu, fiancé de Mahaut. Lesceline, jeune paysanne du convoi de Pierre l’Ermite. Loïs de Saint-Victor, tante de Benoît et de Mahaut, sœur de Gaucelin, d’Émeline et de Hilda. Lucie, cousine d’Elvire d’Aragon. Mahaut de Saint-Victor, sœur d’Eudes et de Benoît. Papadopoulos, armateur grec. Rachilde, cuisinière des Saint-Victor. Robert, baron de Bray, époux d’Émeline, oncle de Mahaut, de Benoît et de Richard. Richard de Barnaville, Fils de Hilda, cousin de Mahaut et de Benoît. Sarah, jeune orpheline juive adoptée par les Saint-Victor.
Avant-Propos
Quatre cultures dominaient la société médiévale et quatre religions en découlaient : christianisme, judaïsme, islamisme et bouddhisme. Si en Occident la menace des croisades pesait et qu’un long périple jusqu’à Jérusalem se préparait, en Extrême-Orient, l’empire Ottoman, à la croisée des mondes, menaçait la paix de certains pe uples soumis eux aussi aux dilemmes religieux. En Asie, le bouddhisme, véhiculé par la Chine depuis des temps anciens, s’étendait jusqu’aux portes de l’Extrême-Orient. En Occident,chez les chrétiens, l’Église de Rome et l’Église or thodoxe s’opposaient fréquemment, allumant parfois des querelles théologiques. Le cœur de l’Occident médiéval trouvait son origine dans l’héritage franc d’une papauté qui nécessitait des alliés puissants. e À la fin du XI siècle, tandis que le clergé et l’aristocratie pro cédaient à une restructuration totale, naissaient de nouveaux fiefs. L’un d’eux, dans le Nord, revenait au duc Godefroy de Bouillon et à son frère Baudouin. Dans le sud de la France, régnait le puissant comte de Toulouse, Raymond de Saint Gilles, un fervent animateur de la lutte contre les musulmans d’Espagne. Il possédait une armée puissante et superbement organisée à laquelle se ralliaient tous les barons de er Langue d’oc, du Roussillon et de la Provence. En Fr ance, le roi Philippe 1 régnait et en Angleterre, le trône était revenu au second fils de Guillaume le Conquérant. L’aîné, Robert Courteheuse, lui avait cédé la couronne contre la N ormandie. À leurs côtés, quand la première croisade démarra, se tenaient le duc Hugues de Verm andois, frère du roi de France, le comte Étienne de Blois, qui avait épousé Adèle, une fille de Guillaume le Conquérant, et le comte Robert de Flandres. Tous de solides chevaliers, téméraires, intrépides et animés de la même foi : délivrer Jérusalem tombée entre les mains des infid èles. Restaient les Normands de Sicile, commandés par l’un des fils du terrible Robert de G uiscard, lequel avait déjà combattu les Byzantins peu de temps auparavant, en établissant au sud de la péninsule une principauté vouée à un bel avenir. L’empereur de Constantinople, craignant la poussée des musulmans, avait lancé un appel au Pape. Pour apaiser les conflits, Urbain II se mit à prêcher une croisade en Terre sainte, s’adjoignant un légat pontifical, Adhémar de Monteil. En 1095, il organisa un concile à Clermont en Auvergne, appelant les foules venues d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre et de France. Au cœur de l’été 1096, une fièvre délirante secoua le peuple et ce fut le départ de la première croisade, celle des grands barons, de leurs épouses, leurs sœurs, l eurs mères et leurs filles. Car dans cette gigantesque expédition, la part des femmes était importante ! Toute la chevalerie franque partit en Terre sainte, une croix rouge cousue sur une tunique blanche. La première croisade engendra une période de tumultes et de massacres pour les chrétiens et les musulmans, mais aussi une période d’insécurité pour les peuples juifs qui, relativement tranquilles jusqu’alors, vivaient en communautés à l’intérieur des villes. Premiers tourbillons d’exaltation et de violence. Les chrétiens se méfia ient d’eux en raison du commerce qu’ils pratiquaient avec les Orientaux. Cette défiance, aiguisée par un antisémitisme virulent, tourna vite à la haine, puis aux persécutions massives dont les premières eurent lieu en Rhénanie. En Orient, Seldjoukides et Fatimides se partageaient un immense territoire. Jérusalem, en point de mire avait été jusqu’alors tour à tour perdue et reconquise. En Asie Mineure, les Turcs Seldjoukides s’étaient emparés de la Ville sainte, qui serait reprise plus tard par la dynastie des