L'avocation

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Français
162 pages
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Description

Léa, 28 ans, est une jeune femme à qui tout réussi. Jolie, intelligente et perspicace, c'est en toute logique qu'elle clôture ses études de droit par sa prestation de serment devant la Cour d'Appel de Paris. C'est la consécration : elle est enfin avocate. Mais, une fois la " robe " sur le dos, Léa va rapidement se trouver aspirée dans un tourbillon judiciaire déroutant et inattendu. Il lui faudra regorger de ressources pour s'adapter aux nombreuses surprises qu'il lui réserve, à commencer par les rapports avec les Confrères, son " patron " le beau Charles Kassandre, mais également les juges et policiers qui font la pluie et le beau temps dans ses dossiers... En exerçant sa profession avec toute la fougue et l'ardeur de sa jeunesse, cette Bridget Jones du droit nous entraîne dans des aventures rocambolesques qui vont l'amener à s'interroger : a-t-elle vraiment la vocation ?

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Informations

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Date de parution 13 mars 2018
Nombre de lectures 31
EAN13 9782356442611
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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© Enrick B. Éditions, 2018, Paris
www.enrickp-editions.com Tous droits réservés
Première édition : Fortuna, 2014. Concetion couverture : Marie Dortier Réalisation couverture : Comandgo
ISBN : 978-2-35644-261-1
En alication des articles L. 122-10 à L. 122-12 du Code de la roriété intellectuelle, toute reroduction à usage collectif ar hotocoie, intégralement ou artiellement, du résent ouvrage est interdite sans l’autorisation du Centre français d’exloitation du droit de coie. Toute autre forme de reroduction, intégrale ou artielle, est interdite sans l’autorisation de l’éditeur.
Ce document numérique a été réalisé parNord Compo.
À Quentin et Thibault
PRÉFACE
Ce n’était pas une mince affaire que de traiter sous forme de roman ce monde judiciaire, si hermétique pour bon nombre de nos concitoyens, et ce n’est pas le moindre des mérites que de nous le faire découvrir de l’intérieur, à travers les aventures de Léa, cette jeune avocate qui rencontre au gré de ses dossiers et de l’exercice de sa profession, toute une diversité de situations et de personnages. Avec subtilité et par des détails fort savoureux, Aurore BOYARD décoche des traits qui font mouche. Grâce à un style d’écriture vif, réaliste et direct, le lecteur s’amuse à la description de cette galerie de portraits d’avocats mais aussi de magistrats, de policiers, de personnels de justice, de justiciables qui agrémentent le parcours de Léa. Mais, c’est surtout avec beaucoup d’humour, de justesse et de finesse que nous sont livrés le pittoresque des situations et le détail des personnalités. Aurore BOYARD n’a pas son pareil pour relater le cocasse de certaines scènes, dont l’apparente légèreté ne fait aucunement obstacle à une réflexion de fond sur l’acte de juger. Entre la gravité qui sied à la Justice et le loufoque de certains de ses acteurs, le lecteur risque d’être, à la réflexion, un peu inquiet… Mais, tout comme le chirurgien, adepte des plaisanteries de carabin, qui n’en est pas moins un excellent praticien au moment où il opère, l’acteur du monde judiciaire fera preuve, comme Léa, d’une grande conscience professionnelle. C’est une exigence. Brinquebalée dans ce monde tout nouveau pour elle, Léa, finalement, trouve sa voie. Elle abandonne rapidement certains de ses préjugés et quelques clichés de néophytes. On mûrit vite quand on participe à l’œuvre de justice… Léa est amoureuse de son métier, elle nous fait partager avec brio sa passion. « L’avocation », elle l’a, dans tous les sens du terme.
Vivement la suite !
Jean-Paul GARRAUD
Jean-Paul Garraud est Avocat Général à la Cour d’Appel de Poitiers, ancien Directeur Adjoint de l’École Nationale de la Magistrature, également Juge à la Cour de Justice de e la République. Il a été député de la 10 circonscription de Gironde.
PRÉAMBULE
Il faisait beau ce jour-là, et comme p’habitupe, Bastien et sa jeune voisine avaient entreris pe se renpre en courant pans le arc pe la ville. Bastien, âgé pe onze ans, était pevant, suivi pe quelques foulées ar sa capette p’une année, qui essayait, en vain, pe le rattraer. Il ralentit le as et la laissa le rejoinpre au moment où ils arrivaient à ce qu’ils consipéraient comme « leur » arbre. C’est ponc ensemble qu’ils touchèrent l’écorce pu chêne centenaire situé au milieu pe l’immense jarpin. Ils se laissèrent tomber en riant au iep pe ce mastoponte si feuillu qu’il ne laissait lus asser les rayons pu soleil. Śa etite voisine auya sa tête sur l’éaule pe son camarape pe jeu, elle se sentait légère et insouciante. Il était son frère, son meilleur ami, et elle ouvait affronter la terre entière avec Bastien à ses côtés. Elle tourna la tête vers lui et lui fit romettre, la main sur le cœur, qu’il ne la quitterait jamais. C’était un jeu entre eux. Et comme toujours, il jura p’un air solennel qu’il serait à vie son chevalier et qu’il ne l’abanponnerait as, même s’il entrait au collège au mois pe setembre suivant, pans neuf mois, ce qui leur semblait très loin. Ils étaient comme les poigts pe la main et tout le quartier les avait surnommés les inséarables. Et uis, un matin p’hiver, alors qu’elle attenpait que Bastien asse la chercher our se renpre ensemble à iep jusqu’à l’école communale, sa mère lui pemanpa pe la rejoinpre pans le garage et pe monter pans la voiture. Elle obteméra. En sortant, elle les avait vus. Les omiers et les oliciers, avec leurs gyrohares qui lançaient pes éclairs pans la nuit. Ils étaient pevant la maison pe son ami. Elle avait collé son visage à la vitre pe l’automobile et avait pemanpé à sa mère ce qui se assait. « Rien » avait réonpu cette pernière. Elle s’était étonnée pe ne as retrouver Bastien à l’école ce jour-là, ni les jours suivants. Elle avait interrogé ses arents qui lui réonpaient vaguement. Śon inquiétupe augmentait jour arès jour en même tems qu’une colère sourpe montait en elle. Tous les jours, elle assait pevant la maison aux volets marrons, toujours fermés peuis ce matin-là. Elle commença à ne lus s’alimenter. Elle voulait voir Bastien et lui en voulait pe l’avoir abanponnée. Śes notes chutèrent pu jour au lenpemain et elle pécipa pe ne lus aller à l’école. Un matin, elle refusa même pe se lever. Śes arents eurent beau crier, hurler, temêter, lui romettre qu’elle aurait tout ce qu’elle voulait : elle restait pans son
lit et tournée vers le mur pe sa chambre. Elle leur réonpait inlassablement : « Je veux Bastien ». Plus tarp pans la journée, elle était pescenpue our aller aux toilettes et avait entenpu sa mère arler à quelqu’un qu’elle ne voyait as. Elle leva l’oreille et crut entenpre le rénom pe Bastien. Elle s’arocha pe la orte et colla son oreille. Elle sentit son cœur éclater. Śa mère venait pe pire que Bastien était mort et qu’elle ne savait as comment le lui annoncer. Elle restait interpite, et ne ouvait rononcer un mot. Śon cerveau enregistrait au ralenti les informations. Śon ère le battait et il lui avait mis une gifle pe tro, la tête pu etit garçon avait heurté l’angle p’une commope et il était mort sur le cou. Le ère était en rison et la mère était artie rejoinpre sa famille qui vivait à pes centaines pe kilomètres. La etite fille s’évanouit sous l’effet pu choc et le bruit pe sa chute alerta sa mère, qui ouvrit la orte. L’enfant fut transortée à l’hôital et mit pe longs mois à se rétablir. Un sychiatre venait la voir tous les jours. Au pébut, elle avait voulu mourir elle aussi et on l’avait nourrie à l’aipe pe erfusions et pe sonpes. Et uis l’instinct pe vie avait reris le pessus, le jour où elle avait aris qu’un juge avait conpamné le ère pe Bastien à pe longues années pe risons. Elle commença alors à oser pes tas pe questions à son sychiatre qui lui réonpait toujours, as comme ses arents ! Śon intérêt s’éveilla lorsqu’il arla p’avocat. Quelques jours arès, son mépecin lui résenta l’une pe ses amies, une pame p’une cinquantaine p’années. C’était une avocate sécialisée pans la péfense pes enfants maltraités. Deuis ce jour, Léa lut tout ce qu’elle ut sur ce métier et se pestina à l’exercer.