L'Eclaireur

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386 pages
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De nos jours, près d’Athènes. Un homme et une femme sont à la recherche des dernières empreintes laissées par les Mégaskyrs, ces ducs d’Athènes issus de la noblesse bourguignonne institués lors des Croisades. Deux êtres qui forment un curieux duo d’historiens amateurs… Elle, Sophie Girard, médecin-guérisseuse, convertie à un christianisme orthodoxe, et lui, Jean-Charles Barthod, inlassable quêteur, "druide" ouvert au bouddhisme, ont en effet de quoi surprendre parmi ces vieilles pierres, y guettant les vestiges d’obscurs barons francs, méconnus de l’Histoire. Des figures qui font cependant le pont entre deux hauts lieux historiques qu’a priori rien ne rapproche. Qui relient Eleusis à Alésia, la Grèce au Doubs, deux terres où se célébraient rites et mystères, et où l’une des plus importantes énigmes archéologiques pourrait enfin s’élucider. L’on rentre tout d’abord précautionneusement dans ce roman qui explore, à l’instar d’un certain best-seller, le registre du suspense historico-religieux. Peu à peu pourtant, gagnés par la réflexion qui se met en place, les théories qui s’échafaudent, les concordances étranges qui se dévoilent... Difficile de ne pas succomber à la tentation de vous immerger pleinement dans ce double récit où hypothèses et révélations quant aux secrets du christianisme subjuguent, envoûtent et troublent. Il n’appartiendra alors qu’à vous de franchir le pas qui va de la fiction à la réalité.

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EAN13 9782748365696
Langue Français

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L’Éclaireur
Jean-Claude Bonnot L’Éclaireur D’Alésia au christianisme
Publibook
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Préambule Les laboureurs du temps Quelque part au-dessus de la vallée de la Barbèche, af-fluent du Doubs, dans le massif du Jura. — Hoooo ! En voilà encore une ! peste Léon, tout en se baissant pour saisir la pierre qu’il vient de heurter avec le soc de la charrue. — Je me doutais qu’il ne fallait pas faire une raie de 1 plus, je n’aurais pas dû t’écouter « le René » ! Les jeunes vous êtes tous les mêmes, vous croyez tout savoir faire avant d’avoir commencé. D’ailleurs, c’est avec ton frère, le Georges, que je devais labourer. Pourquoi, tu t’es pro-posé pour venir à sa place ? — Il n’a pas pu venir, nous avons une génisse qui va faire le veau et ça se présente mal, il vient par l’arrière… Mais arrêtez de rouspéter, voisin Léon, en effet je com-prends mieux maintenant qu’un cheval ne peut tirer à lui seul cette charrue. De plus il faut être deux pour aller à la manœuvre. Par contre j’étais persuadé qu’effectuer un sillon supplémentaire sur les côtés de votre petite parcelle produirait dix pour cent de plus. — Ben voyons, on voit que t’as appris ça à l’école, toi ! Pour dire de telles conneries, moi qui n’ai pas mon certifi-cat d’étude, je peux te dire que tu risques surtout de casser le matériel et d’éreinter les chevaux. Si les anciens ne pas-saient pas leur charrue au-delà, c’est qu’il n’y a pas assez de terre ! Regarde on effleure la roche ! Sur dix mètres, 1 En Franche-Comté on met un article devant les noms de personnes
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nous avons déjà soulevé une vingtaine de pierres. En plus, on ne peut les laisser sur le bas coté, puisqu’on empiète sur la fauche du foin ! Où est le bénéfice ? — Ne vous inquiétez pas Léon, avec ma charrette et ma jument, je n’en ai pas pour longtemps d’évacuer ces cail-loux ! — Ah oui ? Et tu vas les mettre où ? Encore sur les tas que tu vois là-bas ? Ils ne sont pas assez gros, à ton avis ? D’ailleurs, ils nous gênent, placés où ils sont, au milieu du champ, en plein soleil, sur de la belle terre profonde. Pen-dant que tu y es, enlève-les avec ton équipe de foot, au lieu de perdre ton temps à taper dans un ballon ! — Je ne perds pas mon temps, je m’amuse… mais ça, vous ne devez pas le comprendre… Mais pourquoi Bon Dieu… depuis le temps, n’êtes-vous pas allé mettre ces tas de cailloux au fond d’un trou ou les jeter dans le ravin à peine plus loin ? Avec la place récupérée ce n’est pas dix mais vingt pour cent de labours à récupérer dans ce champ ! — Arrête de jurer ! Si ta mère t’entendait… tu as juste seize ans et essaies de te donner des airs avec des manières de maquignon… mais après tout, sans doute n’as-tu pas tout à fait tort d’y mêler le Bon Dieu… d’après ce que j’ai entendu dire, c’est bien encore de la faute aux curés si ces tas de cailloux sont toujours là ! À ces mots, le jeune homme lâche la bride des animaux et, songeur, s’avance en direction des tertres… — Où vas-tu tu vas, mon gars ? Le travail n’est pas fini, fait au moins reculer un peu tes chevaux que je puisse sor-tir de l’ornière. — D’accord, dit calmement René, revenant sur ses pas… mais si on arrête, prenez donc le temps de m’expliquer pourquoi Monsieur le curé ne veut pas que l’on touche à ces tas de cailloux… Vu que je vais bientôt être le nouveau sacristain de Rosières, j’ai besoin de sa-voir !
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