L'Escapade d'Alexie

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206 pages
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Chicoutimi, dans le Québec de la première moitié du XIXe siècle. Alexie vit une enfance paisible, l’esprit plein de rêves prodigieux et de projets de voyages. Mais à seize ans, ses parents lui annoncent leur intention de la marier à un inconnu. L’occasion d’enfin partir à l’aventure: elle s’enfuit en canot en direction de Montréal, à la recherche du garçon qu’elle aime… et de sa propre vie. Le début d’un long parcours semé d’embûches… S’inscrivant parfaitement dans la perspective culturelle, sociale et historique de l’époque, le récit initiatique de Jean-Claude Castex respecte chaque détail pour livrer une reconstitution précise de la vie au Québec du milieu du XIXe siècle. Au final, un grand roman d’aventures, maîtrisé, instructif et passionnant qui saura séduire tous les publics.

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Date de parution 26 avril 2012
Nombre de visites sur la page 25
EAN13 9782748383775
Langue Français

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L’Escapade d’Alexie
Jean-Claude Castex L’Escapade d’Alexie
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117050.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
1. La Rivière-aux-Rats, juillet 1843 — Alexie ! Tu ne fais rien d’utile ! Arrête de jouer avec ton chien ! S’il pouvait parler, il te dirait que tu es bien tannante ! Tu es toujours après lui ! — Je ne joue pas. Je veux l’élever comme un bon chien, Maman ! Malou est fort et puissant. S’il est mal élevé, il sera dangereux ! Mon chien Malou venait de Tadoussac où j’avais habité trois mois en 1842 avec ma famille. — Veux-tu m’acheter un chiot ? m’avais proposé un trappeur amérindien nommé Ferdinand Gagnon, en me présentant trois chiots malamutes croisés de loup ; un gris, un noir et un blanc. — J’ai pas d’argent, et mes parents non plus ! Voyant que je caressais le gris avec douceur et affec-tion, l’Indien me dit en souriant : — Prends-le. Je t’en fais cadeau. Le gérant de la C.B.H. 1 a refusé de les acheter . — Merci Ferdinand. Je suis folle de joie ! Le chiot était très mignon comme tous les petits. La na-ture donne aux bébés de toutes les espèces un surplus de beauté et de fragilité pour les rendre plus attachants et fa-ciles à aimer ; ils sont si vulnérables. Je lui avais donné le nom de Malou, en souvenir de son père loup et de sa mère malamute. Depuis ce moment-là, je l’avais fait travailler chaque jour.
1 Le « factor » du comptoir local de la Compagnie de la Baie d’Hudson.
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— En tout cas, ça fait au moins une heure que tu joues avec lui ! insista ma mère. Ça suffit comme ça. J’ai besoin de toi. Va chercher le sac de cendre pour fabriquer notre savon… Dresser les chiens, c’est une affaire d’hommes ! T’as pas à t’occuper de ce qui ne te regarde pas. — Tu es bien toujours la même, Sa Mère. Avec des idées comme celles-là, les femmes resteront toujours les servantes de tout le monde. — Tu es bien insolente, Alexie, de me répondre de même. On n’est domestique de personne. On travaille pour ceux qu’on aime. Penses-tu que le travail des hommes est 2 plus facile ? Faire la terre , abattre les arbres, transporter les troncs et essoucher, c’est pas plus facile. J’sais pas ce qu’on va faire de toi ! Tu contestes tout. Va donc aider les hommes à essoucher notre terre. Tu verras que c’est pas plus facile !
2 Défricher la forêt afin de créer la terre agricole.
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