Corps battu, coeur battant

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238 pages
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Une vie rangée, sans accroc, du moins en apparence. Jusqu'à ce qu'on la retrouve à moitié morte un soir de février sur le bord d'une route du Plateau de Lautagne, à Valence. Et si l'homme qui l'a découverte et appelé une ambulance avait quelque chose à cacher? Et si la pauvre Perline n'était que la partie cachée de l'iceberg? Une double enquête aux airs de thriller, que Julien Hacharmet conte toutefois à hauteur d'homme. Alliant la chronique sociale et l'étude de moeurs, privilégiant l'humain aux artifices scénaristiques, son "Corps battu, coeur battant" entremêle lumière et noirceur pour donner naissance à un polar aussi sensible qu'entraînant.

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Date de parution 18 juillet 2013
Nombre de visites sur la page 79
EAN13 9782342009613
Langue Français

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Corps battu, cœur battant
Julien Hacharmet Corps battu, cœur battant
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0118672.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013
À Magali, pour son soutien, son amour et sa complicité lors de notre virée valentinoise.
Chapitre 1 Le commissaire de police, Virgile Deromelaere, seul dans son bureau du centre-ville de Valence, ne cessait de consulter sa montre ; il attendait impatiemment le retour de la patrouille, appelée en urgence sur le chemin du Pla-teau de Lautagne, où une inconnue avait été découverte inconsciente au bord de la chaussée. La victime devait déjà se trouver sur la route du princi-pal hôpital de la ville, car d’après le peu d’informations qu’il tenait de son collaborateur, l’inspecteur Fabien Rouard, la jeune femme était, selon ses dires, « en très mauvais état ». Le commissaire Deromelaere était une référence au sein de la police criminelle. Cet homme de stature imposante, froid, distant, secret, méticuleux, était craint de ses subordonnés et le regard perçant de ses yeux noirs désarmait la plupart de ceux qui l’approchaient ou le côtoyaient au quotidien. Il était sur le point d’hériter d’une énième affaire et rongeait son frein, car il exécrait ces moments d’attente précédant l’ouverture d’un dossier en-core vide. Homme de terrain, il regrettait de n’avoir pu se rendre en personne sur les lieux de ce que les gazettes appellent « faits divers » et qu’elles ne manqueraient pas de relater dans la rubrique du même nom. Telle une bourrasque, l’inspecteur fit enfin son entrée dans le bureau de son supérieur sans prendre le temps de frapper à sa porte. Il semblait aussi excité que penaud, mais se justifia sans tarder : — On n’a pas grand-chose, chef !
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— Eh bien, ça commence on ne peut mieux ! Et à quoi se résume ce « pas grand-chose » ? — Aucune trace de pneus, pas de papiers d’identité sur la victime, rien… — Son signalement ? — Une femme d’une trentaine d’années, vraisembla-blement métisse, 1,60 mètre, cheveux clairs et bouclés. La fille a été salement amochée… Les ambulanciers du SA-MU l’ont prise en charge et transférée à l’hôpital. Selon moi, elle a été passée à tabac puis jetée au bord de la route, comme un vulgaire sac-poubelle… — Sous-entendrais-tu que l’agression n’aurait pas eu lieu au Plateau de Lautagne ? — Tout porte à le croire. Si tel avait été le cas, nous au-rions trouvé sur place des traces de lutte, du sang, des morceaux de vêtements… — Avec cette pluie qui n’en finit pas de tomber, les in-dices disparaissent aussi vite que des poules devant un renard… — J’ai demandé à la personne, qui a découvert la vic-time et qui a appelé les secours, de m’accompagner ; il attend dans le couloir. Voulez-vous l’entendre ? — Et comment ! Fais-le entrer… Tu prendras sa dépo-sition. Deromelaere reprit place dans son fauteuil et entreprit de torturer nerveusement un trombone. L’inspecteur revint quelques instants plus tard, suivi par un homme d’une petite quarantaine d’années, blond, de taille moyenne, mais d’allure athlétique, dont les vête-ments et les cheveux courts transpiraient encore d’humidité. Le visage du nouveau venu ne semblait pas étranger au commissaire qui abrégea les politesses d’usage et entra immédiatement dans le vif du sujet. — J’ai le sentiment de vous connaître. Déclinez votre identité, je vous prie.
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