Du bois bandé dans le chouchen

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98 pages
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Une invitation en Martinique pour Gwenn et Soazic, ça ne se refuse pas ! Des vacances au soleil, entre luxe, calme et volupté… et puis c’est l’occasion de rendre service à un skipper de passage à Sainte Marine. Là où ça devient moins drôle, c’est quand l’accueil se fait avec un fusil à canon scié… Dommage pour les truands, ils sont tombés sur un couple d’enfer qui, entre deux ti-punch, ne se laissera pas faire. Rira bien qui rira le dernier !


Bois bandé : Richeria grandis est une espèce d'un arbre de la famille des Euphorbiacées qui pousse dans les îles des Caraïbes. Son écorce est connue sous le nom de « bois bandé ».

Le chouchen (en breton : chouchenn ou mez, d'après les dictionnaires Catholicon de 1464 et An Here), historiquement proche mais pourtant différent de l'hydromel, est une boisson alcoolisée obtenue à partir de la fermentation du miel dans du jus de pomme, rejoignant ainsi la catégorie des œnomiels. Il se fabriquait autrefois plus particulièrement à partir de miel de sarrasin, jadis très présent en Bretagne, qui lui donnait sa couleur foncée et son goût prononcé.

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Date de parution 25 mai 2015
Nombre de visites sur la page 212
EAN13 9791094725566
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Uu bois banpé pans le chouchen
Alex Nicol
38, RUE DU POLAR
À Françoise Qui a eu la gentillesse de nous accueillir à Fort-de-France.
À Jo, officier de police, joueur de cornemuse et Martiniquais Pour ses précieuses informations.
À l’équipe des chantiers Structures de Combrit Ste Marine Pour la qualité de leur accueil et leurs conseils avisés sur les Pogo qu’ils construisent.
À la Martinique et aux Martiniquais Pour ces moments de partage sincères qu’ils nous ont offerts sur leur île.
Chapitre 1
Le mois de juin en Bretagne a ceci d’extraordinaire qu’il offre aux Bretons des moments de bonheur inégalés : les jours sont les pl us longs de l’année et organiser un barbecue à dix heures du soir ne pose aucun prob lème. La température est estivale, les T-shirts sont de mises pour les homme s, les robes à bretelles pour les femmes ; les touristes ne sont pas encore arrivés m ême si certains commencent à pointer le bout de leur nez. Il suffit de déambuler sur le port de Sainte Marine pour apprécier à sa juste valeur la qualité du temps qui passe. Gwenn et Soazic Rosmadec avaient quitté leur maison nette pour profiter de ce moment-là. Installés sur un banc sous la protection bienveillante d’un chêne plusieurs fois centenaire, ils regardaient, admirai ent plutôt, le captivant spectacle du ballet des navires sur l’eau. Niché au creux d’une anse de l’Odet, le port se tar guait de pouvoir abriter en permanence tous les amoureux du grand large le temp s d’une escale voire d’une saison, quelle que soit la taille de leur navire. C ela importait du reste peu, seul comptait l’amour de la navigation qui les unissait. La mer était d’huile, ou presque. Un léger friselis trousser une onde de dentelle bleu vert avant de rendre l’eau à sa forme naturell e, caressa au passage la tignasse rousse de l’écrivain public. Alignées comme à la pa rade, des barques de bois sommeillaient nonchalamment au bout d’un cordage, a marrées à des rangées de bouées blanches numérotées. Quelques navires de pêc he, les derniers à travailler à Sainte Marine, faisaient eux aussi relâche en atten dant de repartir traquer le bar, le Saint Pierre, la daurade ou la lotte. Sur l’autre r ive, la grosse vedette qui emmenait les touristes aux îles Glénan avait accosté au pont on de granit de Bénodet et l’équipage s’affairait à la rendre présentable pour une nouvelle sortie. De petits voiliers remontaient la rivière pour venir s’abrite r de part et d’autre en fonction des places disponibles. Parfois, un zodiac traçait un l it d’écume avant de disparaître sous le pont de Cornouaille. L’air charriait des pa rfums de sel, de goémon et d’aventure. Un peu plus loin, un peintre avait inst allé son trépied et s’efforçait de capter sur la toile cette étrange lumière que Gaugu in avait sublimée. Dans un mois, ils seraient une dizaine sur le quai. Gwenn était serein. Depuis qu’il avait abandonné so n métier de grand reporter pour s’installer en pays bigouden, il avait trouvé, grâce à son activité d’écrivain public, une forme de quiétude. Certes, les clients rencontrés lui avaient parfois donné du fil à retordre, car, bien malgré lui, il a vait conservé ses vieux réflexes de journaliste. Aussi ne pouvait-il pas s’empêcher de contrôler ce qu’on lui racontait, ce qui avait parfois pour effet de mettre à jour des t résors enfouis avec pour conséquence de le placer en situation délicate. Sa connaissance de l’âme humaine et son sens de la diplomatie avaient toujours permi s de faire face et de transformer une bouffée d’inquiétude en reconnaissance heureuse . Mais pour l’heure, Gwenn et Soazic contemplaient le large, des rêves plein la tête. — Tu te rends compte, mon minou, que dans une semai ne, nous serons là-bas, fit-elle en pointant l’horizon, tout là-bas, entre luxe, calme et volupté…