Escroc international

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Le directeur d’un journal fait appel au détective Yves MICHELOT afin de retrouver son caricaturiste vedette qui a mystérieusement disparu depuis plusieurs jours.


En se rendant dans un café où le dessinateur a ses habitudes, l’enquêteur privé découvre que ce dernier a été vu en compagnie d’un étrange individu dont il a crayonné un portrait sur un bout de papier.


Un des indics d’Yves MICHELOT lui apprend que le type du dessin n’est autre que l’homme de main d’un redoutable escroc international...


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EAN13 9782373478952
Langue Français

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Yves MICHELOT,
Détective
ESCROC INTERNATIONAL
Roman policier
par Claude ASCAIN
CHAPITRE PREMIER
OÙ EST BIKO ?
La sonnerie du téléphone retentit, et, avant même d e décrocher, le jeune Claudin s'exclama :
— Je parie que c'est encore l'inspecteur Breloque...
— Décroche, commanda Michelot, et on verra bien... Mais tu as perdu ton pari d'avance.
Une voix creuse se fit entendre dans le récepteur :
— Allô... Je voudrais parler à M. Michelot...
Claudin mit la main sur le micro, regarda son patro n d'un air piteux :
— Ce n'est pas Breloque... Mais comment saviez-vous ?
— Je te le dirai après... Passe-moi l'appareil.
Le fameux détective reconnut immédiatement son inte rlocuteur :
— Bonjour, mon cher Corson. De quoi s'agit-il ?
Marcel Corson était le directeur général du quotidi enLe Soleil, l'une des innombrables relations de Michelot qui en comptait tant...
— Heu, fit Corson, une petite besogne pas très palp itante, mais qui me rendrait bien service. Êtes-vous très occupé actuel lement ?
Michelot répondit instantanément :
— En principe, je le suis toujours... Mais voyons c e que c'est.
— Bien. Vous connaissez, sans doute, Biko, notre ca ricaturiste attitré ?
— Je connais et je savoure beaucoup ses dessins ple ins d'esprit, mais je ne l'ai jamais vu personnellement. C'est de lui qu'il s'agit ?
— Oui. Un homme précieux. Quantité de nos lecteurs achètent le journal de préférence à d'autres, rien que pour lui. Vous comp renez que j'y tienne...
— Oui... Et que lui est-il arrivé ? Il a des ennuis ?
— Il a disparu.
— Disparu ?... répéta Michelot en écho.
— Oui. Je ne sais ce qu'il est devenu, je suis très ennuyé. J'ai du travail livré par lui pour une quinzaine, pas davantage. Il faut le retrouver avant huit jours. Pouvez-vous passer me voir à mon bureau ?
— J'arrive tout de suite. Dites... Au fait, quel es t son nom véritable ? Je suppose que Biko est un pseudonyme ?
— Évidemment. Il s'appelle Jean Lemaire. Je me dema nde ce qui se passe. Un garçon si sérieux d'habitude...
Michelot raccrocha. Claudin en profita pour demande r :
— Pourquoi étiez-vous si sûr, patron, que ce n'étai t pas l'inspecteur Breloque qui téléphonait ?
Le détective partit d'un grand rire moqueur.
— Parce que, nigaud, Breloque est depuis deux jours à la pêche, en vacances, du côté de Vernon. Ha ! Ha ! Ha !... Je file maintenant.
La première chose que le détective demanda au direc teur du journal fut l'adresse de Lemaire et une photo.
— Je n'en ai pas, dit Corson, mais je peux vous don ner ceci.
Corson tendit une caricature de Biko faite par lui- même. Michelot considéra cette face longue, chevaline, aux traits empreints d'une étrange mélancolie.
— Vous trouverez chez lui, ajouta Corson, son homme à tout faire, Clarget. De grâce, faites diligence, j'ai besoin de Biko d'ici huit jours.
Ce fut un homme à cheveux gris taillés en brosse qu i ouvrit au détective. Ce dernier plongea au cœur de l'affaire :
— Depuis quand a-t-il disparu ?
— Depuis quatre jours. Il m'avait dit : « Je commen ce à en avoir assez, mon vieux Clarget. Pourquoi ne suis-je pas né dans la p eau d'un millionnaire ? » Il ajouta qu'il allait faire un tour. Et c'est tout. I l lui arrive, parfois, de s'absenter, mais pas si longtemps. Je suis bien heureux qu'on s 'occupe de le retrouver !
Dix minutes plus tard, Michelot était au café de la Couronne. On y connaissait très bien le caricaturiste qui était un habitué de l'endroit. Le patron confirma :
— M. Biko ? Oui, je l'ai vu, il était en grande con versation avec un personnage au teint cuivré qui était arrivé dans un e petite voiture à deux places.
— Vous pouvez me décrire ce dernier ?
— Un drôle de type, un métèque... Quant à la voiture, je n'ai pas remarqué le numéro, mais la carrosserie était jaune, j'ai pensé que c'était assorti à son teint !
— Écoutez... M. Biko a disparu... Je suis le détective Michelot. J'ai besoin de tous les renseignements possibles.
— Disparu ?... Par exemple !... Attendez !... Eh, Georges !
Le garçon interpellé apparut aussitôt.
— C'est vous qui avez servi M. Biko, l'autre soir, pendant qu'il était attablé avec un homme au teint jaunâtre ?
Quand il apprit ce qui se passait, ledit Georges mo ntra une attention soutenue et déclara spontanément :
— J'ai le portrait de cet homme... Dessiné par m'sieur Biko.
— Épatant !... Comment l'avez-vous obtenu ?
— M'sieur Biko a la manie de crayonner sur un tas d e bouts de papier. Moi, je le sais et je collectionne ses caricatures, ça v aut de l'argent, s'pas ?
Georges disparut et revint peu après avec un morcea u de carton qu'il tendit au policier. Le dessin représentait un individu à l 'expression louche. Le caricaturiste avait remarquablement saisi les traits saillants du personnage.
— Comment était-il vêtu ?
— Trop bien, à mon avis. Costume de flanelle grise à rayures...