Jours de neige

-

Livres
9 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description


Histoire tranchante d’une femme criminelle au désespoir de l’hiver des sentiments...


« ...elle laisse la porte grand ouverte pour profiter de la clarté de la lune. Le panier de bûches est prêt, ainsi qu’elle l’a demandé à Raymond. La hache ne dépasse pas, comme elle le lui a recommandé. Elle se penche pour en éprouver le tranchant, qu’elle devine à peine entre les rondins de charme. Sa main rencontre la lame et elle pousse un petit cri. Son pouce est légèrement entaillé et elle le porte à sa bouche pour aspirer la goutte de sang qui y perle. Elle est satisfaite, la besogne se fera facilement. »


C’est âpre, froid, désespéré. Terrible tableau brossé avec talent par Etel, que ce destin de femme criminelle s’étant délivrée de son insupportable condition.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 2
EAN13 9791023404968
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Étel Jours de neige
Nouvelle CollectionNoire sœur
L’angélus sonne au clocher du village.La nuit est tombée depuis deux heures déjà. Albert somnole, attablé devant son verre d’Oberlin. C’est son plaisir du soir, après toute une journée à charrier des sacs de charbon, à les monter sur la carriole et à les descendre dans la cave des clients. Pendant que Germaine prépare le souper, il s’installe le long de la cuisinière et boit le vin de la vigne de sa sœur, une boisson puissante et âpre qui lui râpe la gorge tout en lui faisant oublier le travail et les soucis. Pour la deuxième fois, les sept coups retentissent en provenance du bourg. Germaine sort de la cuisine mal éclairée et se retrouve dans le froid saisissant de la nuit. Elle lève les yeux au ciel. La pleine lune occulte la plupart des étoiles mais la grande ourse reste bien visible, là vers le nord. Elle resserre autour d’elle la vieille cape en laine et enfonce plus profondément son bonnet sur ses oreilles. Il a neigé pendant plusieurs heures et la cour est maintenant toute blanche. Ses sabots crissent dans la poudreuse et e lle se cramponne au mur du bûcher pour ne pas glisser. Une fois à l’intérieur, elle laisse la porte grand ouverte pour...