Le naufrage du « Sphynx »

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Le « Sphynx », un magnifique paquebot de croisière reliant Marseille à Alger, subit une avarie en pleine mer. Une voie d’eau est détectée. Les membres d’équipage ne réagissent pas assez rapidement, les dégâts sont trop importants, et le navire finit par couler emportant par le fond de nombreux passagers.


Marius PÉGOMAS, le célèbre détective, est mandaté par la compagnie d’assurances pour trouver les causes de ce naufrage. Dans le même temps, M. Laressi, marchand de cuivre, dont la cargaison était stockée dans les cales du bateau, fait également appel à l’enquêteur pour prouver que ses concurrents sont responsables de la catastrophe dans le but de lui faire du tort.


Marius PÉGOMAS se rend sur les lieux du drame et repêche, circonspect, plusieurs objets. Mais alors qu’il débarque à Collioure, il est arrêté par la douane et emprisonné, accusé, par les rivaux de Laressi, d’avoir provoqué les dommages qui causèrent la perte du « Sphynx »...


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EAN13 9782373472943
Langue Français

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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
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EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
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LE NAUFRAGE DU « SPHYNX »
De
Pierre YRONDY
***
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*
CHAPITR EPREMIER
UNE TRAVERSÉE MOUVEMENTÉE
Le dernier coup de sirène fit hâter les retardatair es vers la passerelle. Tous ceux qui avaient accompagné des passagers demeurère nt sur le quai.
Lentement, le« Sphynx »s'éloigna du bord...
L'espace grandit.
À l'arrière, l'hélice commença de battre l'eau.
Majestueusement, le paquebot quitta les appontement s de la« Joliette ». Sous la conduite de deux remorqueurs, il se dirigea vers le large.
Sur le quai, les mouchoirs prirent leur essor pour porter le dernier adieu, auquel répondaient les passagers.
Une fois de plus, sous la conduite d'un capitaine e xpérimenté qui ne comptait plus ses traversées, le« Sphynx »franchir la Méditerranée, de allait Marseille à Alger.
Court voyage !
Déjà le Château d'If s'estompait dans les brouillards du soir.
Les premières étoiles commençaient de clignoter dan s un ciel sans nuage.
De chaque côté de la coque du navire, de petites va gues clapotaient.
De l'avis des hommes d'équipage, c'était une magnif ique traversée qui s'annonçait.
Après avoir vu Marseille et N.-D. de la Garde s'eff ondrer dans le lointain, les passagers avaient gagné leurs cabines et s'occupaie nt de faire leurs aménagements, en attendant l'heure du repas.
Déjà, ceux qui, plus expérimentés, avaient terminé leur installation, commençaient de se promener sur les ponts, profitan t du magnifique spectacle, et engageaient des conversations.
Le dîner fut servi. Tous les passagers tinrent à y faire honneur.
Après, ce furent d'autres promenades. On voyait, de place en place, les feux qu'allumaient les cigares et les cigarettes. Des rê veries s'envolaient. Des entretiens se poursuivaient.
Par cette belle nuit, nul ne se hâtait de regagner sa cabine.
Cependant, le vent fraîchit.
De petites vagues, plus serrées, plus drues, se pri rent à fouetter la coque du vaisseau, qui n'en poursuivit pas moins sa marche r égulière sous l'impulsion de ses puissantes machines dont on entendait la respiration calme.
Peu à peu, les ponts et les promenades se vidèrent.
Vers le milieu de la nuit, il ne resta plus que les hommes de quart qui assuraient leur service et quelques passagers qui, ayant maintes fois fait la traversée, sacrifiaient volontiers une nuit de somm eil.
Le silence régnait à bord.
On entendait seulement le choc ininterrompu des vag ues qui battaient les flancs du« Sphynx » et le ronflement monotone des machines lancées à p lein rendement.
Soudain un cri retentit, poussé par un homme de qua rt.
Aussitôt, de multiples sonnettes tintèrent, appelan t le personnel du bateau.
Les officiers se concertèrent rapidement. Des ordre s furent aussitôt donnés, qui furent immédiatement exécutés.
— Une voie d'eau ! Une importante voie d'eau. Jusqu 'à présent, il n'y a aucun danger, murmura le commandant, qui se rendit immédiatement sur les lieux.
En effet, un matelot venait de signaler qu'une très importante avarie s'était déclarée noyant les cales, en dessous de la ligne d e flottaison.
Les instructions avaient été données pour tenter de circonscrire le danger.
L'équipage s'employait de son mieux à cette tâche. Mais, malgré les efforts ininterrompus, l'eau continuait d'inonder les cales . Les pompes mises en batterie n'arrivaient pas à empêcher l'envahissement. Elles en retardaient seulement l'effet. Malgré tout, le niveau continuait de monte r, envahissant, peu à peu, le navire qui commença de peiner sous cette charge sup plémentaire.
Jusqu'à présent, cette grave avarie n'avait pas été signalée aux passagers qui, pour la plupart, continuaient de sommeiller da ns leurs cabines.
Les officiers du bord conférèrent en vue des précau tions à prendre. D'un côté, ne valait-il pas mieux éviter les scènes d'af folement qui ne manqueraient pas de se produire si l'alarme était donnée ? Mais, d'autre part, au cas où, pour une raison inconnue, l'avarie s'aggraverait, n'étai t-il pas indispensable de prévoir l'évacuation ?
Les instructions furent immédiatement données par l e commandant du
navire.
Les passagers furent prévenus. Il leur fut annoncé que le paquebot avait une grave avarie, et, qu'en conséquence, ils devaie nt se tenir prêts à toute éventualité, encore que la situation ne fût nulleme nt inquiétante.
Durant quelques instants, on crut triompher du sini stre.
Malgré le travail de toutes les pompes mises en bat terie, l'eau continuait d'envahir lentement les cales.
Mais, les cloisons étanches résistaient.
On pouvait donc espérer que le« Sphynx », marche ralentie par l'énorme surcharge que lui imposait cet envahissement des ea ux, pourrait mettre le cap sur un port de la côte espagnole et arriver à ralli er ce refuge par ses propres moyens.
Soudain, pendant que l'équipage redoublait d'effort s pour lutter contre le sinistre, une houle agita la Méditerranée.
Ces coups de vent sont fréquents dans la région où se trouvait le navire.
Les flots se gonflèrent.
L e« Sphynx », déséquilibré par l'eau qui alourdissait ses cales , tangua dangereusement.
Un coup de mer plus fort secoua le navire.
Sous la pression de l'eau, une cloison étanche crev a. Les flots se précipitèrent, noyant le tableau de machinerie élec trique.
En une seconde, le navire fut plongé dans l'obscuri té la plus absolue.
Dès lors, la confusion commença de gagner parmi les passagers.
Des scènes horribles se déroulèrent. Des femmes aff olées. Hurlements. Appels au secours. Tentatives pour atteindre les em barcations.
Avant que l'équipage eût pu fournir des explication s et maîtriser cette panique, une épaisse fumée commença de se dégager d e l'arrière du navire.
Bientôt, des flammes parurent.
L'eau, en envahissant la machinerie électrique, ava it déterminé un court-circuit.
En quelques minutes, le navire tout entier était la proie des flammes.
Le feu, poussé par la brise, avait gagné le milieu, puis l'avant, avant que l'on eût pu tenter quoi que ce fût pour en ralentir la m arche.
C'était le sinistre !
En peu d'instants, la situation fut jugée désespéré e.
En hâte, les ordres furent donnés pour tenter d'éva cuer le bateau qui, maintenant, sur les flots agités, était semblable à une torche gigantesque.
La panique était indescriptible.
Craignant d'être atteints par les flammes avant d'a voir eu le temps de prendre place dans les canots, des passagers se jetaient à la mer.
D'autres, au mépris de tout règlement, envahissaien t les embarcations.
L e« Sphynx » s'enfonçait lentement, et donnait de la bande, ce qui rendait les opérations de sauvetage plus difficiles.
En effet, par suite de l'inclinaison du navire, il était impossible de mettre à la mer les canots de sauvetage de tribord.
Dès le court-circuit, le poste de T.S.F. avait été mis hors d'usage. Il était donc impossible d'espérer le moindre secours effica ce, dans ce coin de Méditerranée pourtant assez fréquenté par les ligne s de navigation.
Une seule chance de salut pouvait subsister.
Mais, elle était si mince.
Peut-être la lueur de l'incendie serait-elle aperçu e par quelque paquebot ?
Mais, même dans ce cas, les secours arriveraient-il s à temps ?
La chaleur qui se dégageait du foyer d'incendie éta it absolument intolérable. Le vent soufflait, jetant partout des flammes. Les passagers hurlaient de terreur.
Les chaloupes surchargées commençaient de s'éloigne r du navire en feu. Plusieurs d'entre elles chavirèrent.
Scènes...