Le secret du laboratoire

-

Livres
34 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Alors que le détective Yves MICHELOT enquête sur la disparition de deux jeunes femmes, son instinct le guide vers un étrange savant menant d’extravagantes expériences et possesseur d’un énorme orang-outan.


Très rapidement, les soupçons se portent sur le professeur et Yves MICHELOT décide de mettre en place un piège avec, pour appât, sa collaboratrice Germaine Léger...


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 5
EAN13 9782373478815
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Yves MICHELOT,
Détective
LE SECRET DU LABORATOIRE
Roman policier
par Claude ASCAIN
CHAPITRE PREMIER
DEUX DISPARITIONS
— Tu as trouvé des empreintes ?
— Heu... Bien faibles... Mais enfin elles sont visibles.
Le fameux détective Michelot, grimpé sur une échell e, examinait le rebord d'une fenêtre. C'était dans une bourgade de provinc e. On l'avait appelé en hâte.
Deux disparitions étranges en peu de temps. Des jeu nes filles. Elles appartenaient à des catégories sociales très différ entes. L'inspecteur de la Sûreté, le brave Dumoulin, après huit jours de rech erches infructueuses s'était décidé à demander l'assistance de Michelot.
Ce dernier redescendit l'échelle et tendit son peti t appareil très perfectionné à son collaborateur Claudin :
— Il faudrait filer tout de suite chez un photograp he pour faire développer mes clichés. Dis donc, y en a-t-il un, dans le bourg même ?
— Non. Il faudrait aller jusqu'à Vierzon. Une heure en voiture.
— Ennuyeux ça. Je voudrais avoir mes photos le plus vite possible.
L'inspecteur réfléchit, puis fit un mouvement vague .
— Il y a bien le professeur Richard qui habite dans la campagne...
— Le professeur Richard ? Le savant ? Le chercheur ?
— Oui. Tu le connais cet hurluberlu ?
Certes, Michelot avait entendu parler de cet homme qui s'était retiré dans la solitude pour s'adonner à toutes sortes d'expérienc es que les uns jugeaient insensées et les autres qualifiaient de géniales, d e prodigieuses...
Il s'était spécialisé dans les choses médicales. Pl us d'une fois, les revues illustrées avaient reproduit sa photographie. Il av ait l'aspect d'un savant tel qu'on le représente, parfois, à la scène ou sur l'écran.. . Un étourdi poursuivant des chimères et n'hésitant pas à dépenser parfois des s ommes énormes, en pure perte.
— Lui confier mes clichés ? s'exclama Michelot. Il serait capable de les gâcher !
Claudin partit immédiatement pour Vierzon pendant q ue Michelot et l'inspecteur déambulaient sur la route et sortaient de la bourgade de Guervines.
Dumoulin était déjà fort optimiste. Il se persuadai t que son ami allait bientôt
dénouer le mystère.
— Doucement... le calma le détective, je ne suis pa s un faiseur de miracles. Attendons !
Ils se séparèrent. Michelot continua de marcher. Il ralentit, il réfléchissait au problème. Il prit un petit sentier au hasard et, so udain, s'aperçut qu'il s'était égaré.
L'endroit était solitaire.
Devant lui, un portail de bois, prolongé, à droite et à gauche, par une haie vive. Un paysan se trouvait à l'intérieur de la pro priété et le regardait curieusement.
Michelot demanda son chemin. Puis, mû par une impul sion soudaine :
— À qui appartient cette propriété ?
— Ici ? C'est chez le professeur Richard...
— Ah ? Cela tombe bien... J'ai justement un renseig nement à lui demander. Voulez-vous m'ouvrir ?
En réalité, Michelot n'avait aucun motif réel d'entrer. C'était son instinct qui le poussait. Lui-même étudiait beaucoup les sciences. Dans son petit laboratoire, à Paris, il se livrait souvent à des expériences fort précieuses pour sa profession.
Il trouverait bien un prétexte pour entrer en conta ct avec le professeur.
Après avoir contourné un massif d'arbustes, il se t rouva devant la maison dont la porte vitrée de haut en bas donnait, de pla in-pied, sur un espace bétonné.
Il fut reçu par une vieille femme coiffée d'un bonn et du siècle dernier, il entra dans une salle à manger, longue et basse, rustiquem ent meublée. Il n'eut pas longtemps à attendre.
Une porte s'ouvrit au fond de la pièce. Il vit appa raître un homme de haute stature, très maigre, les cheveux en désordre, un r egard de feu, un sourire un peu fixe.
— Vous avez demandé à me parler, monsieur ? Vous n' êtes pas journaliste au moins ? J'ai horreur des interviews.
— Non, non. Permettez-moi de me présenter.
Il déclina son nom, affirma toute son admiration po ur le professeur.
— Je voulais vous demander l'honneur d'un conseil.
— Yves Michelot ? Enchanté, monsieur, votre nom ne m'est pas inconnu. De quoi s'agit-il ? Mais venez donc... Passons dans mo n laboratoire.
Le détective entama aussitôt une théorie sur le pre mier sujet qui lui passa par la tête. En l'espèce, une étude sur les molécul es sanguines. Le savant s'arrêta net :
— Hein ? fit-il. Mais... comment pouvez-vous savoir que ?...
Il n'en dit pas davantage, il scrutait le détective d'un regard inquisiteur.
Mais le policier avait tourné la tête et sursauté. Puis, il recula d'un mouvement instinctif. Dans ce couloir sombre, il av ait entendu un grondement sauvage.
— Hé là ! s'exclama-t-il, il y a donc un fauve ici ?
Le professeur éclata d'un rire de crécelle et allum a l'électricité. Alors, Michelot vit une grande cage.
Dans cette cage, un énorme orang-outan. Le quadruma ne avait passé un bras entre les barreaux comme s'il cherchait à agri pper quelqu'un.
— Allons, Bimbo ! ordonna le professeur. Reste tran quille. Tu veux une poignée de main ? Voilà.
Et le savant secoua la main velue du singe, qui ret roussa les babines dans un rictus. Michelot regardait ces doigts longs et n oueux... Il se ressaisit :
— Venez donc, cher monsieur, disait le professeur. En général, voyez-vous...