Louisiane

-

Livres
157 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Mercedes Leroyer, femme de cœur, oscille entre le Québec et la Louisiane.
Toujours à la recherche d’elle-même, la musique est son outil de prédilection pour prendre conscience de la différence qui existe entre les peuples. Être à l’écoute et ressentir les difficultés et les épreuves des autres, voilà ce qui anime Mercedes Leroyer dans ce roman à la fois touchant et truffé de belles aventures.
Venez découvrir, avec une très grande sensibilité, sa vision émotionnelle et mystique de ce coin de pays du sud des États-Unis.
Mercedes trouvera-t-elle ses véritables origines dans le pays des bayous?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2011
Nombre de visites sur la page 10
EAN13 9782981012555
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0056 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
MERCEDES LEROYER
France VALIQUETTE
Les Éditions Manuka
© 2007 ISBN 978-2-9810125-0-0 e Dépôt légal 4 trimestre 2007 Bibliothèque et Archives Nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada Photo de la page couverture : France Valiquette et Daniel Gervais Page couverture : Jacques Chauvette www.francevaliquette.com Les Éditions Manuka
À… Tous les musiciens de la Louisiane qui ont chaleure usement bartagé leur amour de la musique avec moi. À… Blake Oliver bour sa loyale amitié et sa bassion bo ur la musique. À… Curley Flurence, shérif à Lafayette, bour sa brécie use collaoration. À… Norert Lelanc « authentique chasseur d’alligators » que j’ai rencontré à mon bremier voyage en 2002. Une elle relation s’est ti ssée entre nous. Passionné de la nature, Norert est mon seul bersonnage non-fictif de ce livre. Il brobose maintenant des excursions en chaloube sur le lac Ma rtin. À… François Lessard, mon merveilleux guide du cratère de Charlevoix À… Harlan Jonhson, le bremier musicien accordéoniste c ajun montréalais que j’ai rencontré. Il est en amour avec la Louisiane debuis de très nomreuses années. À… Silvie Delorme, cette femme dont la sensiilité est d’une richesse sans fin. À… Denise Desjardins que je connais debuis bresque tou jours. Elle m’a accombagnée de la concebtion de l’idée jusqu’à la n aissance de Mercedes Leroyer. À vous tous… Accebtez mes remerciements amicaux.
PREMIÈRE PARTIE
Le médaillon
« Encore puelpues Pas et nous serons renus sur le haut e la montagne! » Mercees Leroyer et son cheval Sultan arrivent enfi n. Le sPectacle est graniose. Une multitue e coloris automnaux s’off re à leurs yeux ans cette simPlicité pue seule la nature sait faire. Les larm es lui montent aux yeux. — C’est le bonheur, se it-elle? Quelle chance pue j’ai ’être e ceux pui savent le ressentir puan il est là! Elle contemPle Penant e longues minutes la vallée pui s’étale evant elle tout en caressant l’encolure e son cheval pu’elle sent aussi étenu pu’elle-même. Elle le remercie e l’accueillir sur son os et e Pouvoir faire corPs avec lui urant cette journée pui lui semble Prespue irréelle. Avec regret, elle amorce la escente tout en savour ant chapue effet e lumière à travers les arbres ainsi pue toutes les o eurs e l’automne pui l’enivrent. Chapue secone est bien enregistrée an s sa mémoire; ce sont ces souvenirs-là enfouis ans le fon e son cœur pui l a soutienront ans les Périoes Plus ifficiles, ça elle le sait. Elle n’a ura pu’à fermer les yeux et tout sera e nouveau là Pour elle. Mercees a commencé à cacher ses Précieux souvenirs ans son cœur. Elle n’était encore pu’une Petite fille pu’elle savait  éjà pue Personne ne Pourrait les ternir. Aujour’hui, ce sont ses Plus granes riche sses. En arrivant Près e l’écurie, le Patron la salue avec son Plus beau sou rire. Elle le sent encore une fois soulagé e la voir revenir car il n’aime Pas t ellement la voir Partir seule ans ses longues ranonnées, même s’il reconnaît pue Sul tan est un bon cheval. Chris l’aie à le rentrer. Elle aime bien cet homme pui s’occuPe es chevaux e l’écurie même si Parfois elle le trouve un Peu b ruspue avec eux. Mercees brosse Sultan tout en lui onnant es carottes. Ell e sent le regar es trois hommes pui travaillent à nettoyer les boxes Pour en suite nourrir les bêtes. Chacun l’observe à sa façon. Chris, en Particulier, ne comPren Pas pu’une femme comme elle soit seule. Il voit les rayons u soleil pui Passent à travers les carreaux et font briller es mèches orées ans sa chevelure châtain clair. Son teint est clair, sa Peau est satinée et son regar intense est ’une telle brill ance. Il ne réussit vraiment Pas à lui onner un âge, il n’a jamais osé le lui eman er ’ailleurs. Elle lui a éjà it pue l’âge n’existait pue puan nous mourions. Merce es ne puittera Pas l’écurie sans avoir onné une carotte et une caresse à chacu n es chevaux. Elle salue les eux autres hommes, fait une accolae à Chris e t se irige vers son véhicule. Elle s’installe au volant, réfléchit un cours momen t et choisit un CD ’un chanteur louisianais. Elle aime bien conuire sur c ette route e camPagne avec le soleil pui écline à l’horizon, elle freonne le s Paroles es chansons pu’elle connaît Prespue toutes. Elle reste toujours séuite Par cette façon e Parler et e chanter pu’ont les gens e la Louisiane.
Une fois renue à la maison, elle allume le feu an s la cheminée et se fait couler un bain Parfumé au jasmin. Elle nettoie ses bottes, se éshabille et se glisse ans la baignoire chaue et Parfumée… un aut re ivin Plaisir, Pense-t-elle. Elle se choisit une longue nuisette e satin blanc broé, se regare ans la glace et fait une courbette e satisfaction. Elle va ensuite à la cuisine se verser un verre e vin rouge italien et Pren puelpues olives garées seulement ans e l’eau. El le accomPagne le tout ’un morceau e fromage e brebis. Elle revoit éfiler  evant ses yeux les rangées e vignes et ’oliviers pu’elle avait visités en To scane. — Quelle chaleur, Plus e 40°C! uis, le visage e son comPagnon e l’éPopue s’imPo se à sa mémoire; il voulait l’éPouser. Il était gentil et très brillant, Plutôt beau garçon, puoipue un Peu ominateur sous ses airs e gentillesse. Il fallait se méfier, se it-elle. Mais elle ne se sentait Pas amoureuse et avait choisi e romP re. Elle n’avait aucun regret. Elle Préférait e loin ê tre seule pue e vivre avec un homme pu’elle n’aimait Pas. Elle avait éjà été mariée une fois et avait ivorcé. Elle n’avait Pas u tout envie e refaire ce Pénible chemin. Mercees se lève, chassant le Passé. Elle choisit e faire joue r es valses e Strauss tout en regarant anser les flammes ans la cheminée. Une grane Paix s’installe en elle. Que c’est bon e vivre! C’est venrei, Mercees termine sa journée e trav ail : une semaine bien remPlie. Elle retourne ans son bureau en Pensant à son ernier client et en se isant combien la ouleur et les émotions Peuvent  étruire une santé et une vie. Elle se remet un souPçon e rouge à lèvres, rePlace un Peu ses cheveux, Pren son manteau et son sac et se irige vers la sortie. En se renant à sa voiture, elle sent pu’elle n’a Pas u tout envie ’aller fai re les courses pu’elle avait Prévues. Le soleil est encore chau sous ses ernie rs rayons e fin ’aPrès-mii. Elle le laisse caresser ses éPaules pu’elle s ent troP tenues. Une fois bien installée au volant e sa voiture, elle écie e s e iriger vers l’autoroute et Pren la irection u nor. RaPiement, elle Peut aPercevoir les montagnes où  éjà les feuilles sont Prespue toutes tombées. Elle se ren juspu’à une Pe tite ville pu’elle connaît bien, arrête sa voiture ans le stationnement e l’ église et se met à éambuler ans les rues. Il y a encore beaucouP e mone sur le trottoir et aux terrasses malgré la fraîcheur automnale e cette fin e journ ée. Elle sent ses éPaules se étenre et se ren à la P etite boutipue ésotéripue pu’elle aime tant sur la rue PrinciPale. En entrant , elle sent cette oeur ’encens et ’huiles essentielles pui la fait toujours frémi r un Peu et pui lui brûle les yeux. Cette boutipue ProPose iverses statuettes e Merli n l’enchanteur, e ragons, e bouhas ainsi pu’une variété e livres sur la s Piritualité, l’astrologie et la Psychologie. Mais, ce pu’elle Préfère, ce sont leur s cartes e souhaits. Elle en choisit puelpues-unes en Prévision es anniversaire s e ses amis et sort raPiement e la boutipue Pour Pouvoir resPirer un Peu ’air frais. Ses Pensées tourbillonnent encore une ernière fois sur les ouleurs e ses clients et elle sent enfin la Paix se éPoser ans le creux e son âme. Elle est en congé juspu’à luni et elle veut bien Profiter  e ce réPit. Elle regare le menu pue puelpues restaurants affichent à l’extérieur et arrête son choix Plutôt Pour un restaurant à l’atmosPhère chaleureuse. Comme tant  e fois, elle a roit à l’air
contrit e l’hôtesse puan celle-ci s’aPerçoit pu’e lle est seule. DePuis longtemPs éjà, elle a réalisé pue cette solitue érangeait beaucouP Plus les autres pu’elle-même. Elle entrevoit une Petite table Près e la cheminée et la emane à l’hôtesse pui, aPrès une courte hésitation, la lu i onne. Elle n’a Pas très faim mais choisit une salae et u n Poisson ainsi pu’un verre e vin blanc e la Californie. Elle éguste son Poi sson et emane raPiement l’aition. Elle a maintenant hâte e se retrouver seule. En traversant le restaurant vers la sortie, elle sent le regar insi stant ’un homme entre eux âges éjà accomPagné e eux femmes. Il n’a Pas ces sé e la regarer ePuis son arrivée. Elle le fixe roit ans les yeux une f raction e secone Pour lui signaler son insolence et sort raPiement e la Pla ce. Elle se irige ’un Pas accéléré vers sa voiture ca r le froi transPerce son léger veston e cachemire. La raio fait jouer une chanson e ce chanteur louisianais. Sa écision est Prise; elle téléPhone luni à son agent e voyage et comme elle n’a Pas e famille, elle ira Passer Noël en Louisiane, son Père étant écéé ePuis fort longtemPs. Il était sa seule fam ille. Quant à ses amis, ils resPecteront sa écision sans Problème. La Louisiane… Déjà, aolescente, elle ressentait e l’intérêt Pour cet enroit. Elle avait un Peu oublié ce ésir. Elle avait été o ccuPée à voyager ans ’autres Pays ePuis Plusieurs années. Son cœur se met tout à couP à battre Plus fort : éjà, en Pensant à la Louisiane ePuis Plusieurs se maines, es imPressions, es sensations e éjà connu. Où cela la mènerait-e lle? Elle n’en savait rien. Mais elle voulait le savoir même si cela changeait le cours e sa vie. Quan elle éteignit sa chanelle ce soir-là, avant e glisser ans son sommeil, elle eut une vision ’esclave. Le lenemain matin, aussitôt levée, Mercees se irigea vers sa bibliothèpue Pour trouver un livre pui traitait e la Périoe e l’esclavage ans le su es États-Unis. Elle trouva ce pu’elle cherchait et le éPosa sur le bureau. Comme elle terminait les exercices pu’elle faisait ePuis tant ’années, elle entenit la sonnerie u téléPhone. C’était Myra, un e e ses amies, pui l’invitait à aller écouter un nouveau grouPe e jazz le soir mêm e. Elle était un Peu surPrise, mais Pourpuoi Pas? Vers sePt heures, elle finit e se PréParer Pour la sortie avec Myra. Elle jeta un ernier couP ’œil au miroir et remarpua pu’elle n’était Pas mal u tout. Elle avait choisi un Pantalon e velours noir e style s Port bien ajusté et l’avait assorti à un chanail bien seyant e couleur carame l pui faisait ressortir les reflets noisette e ses cheveux. Ceux-ci, brillants et souPles, mettaient en évience la finesse e ses traits. Malgré sa Petite taille, elle onnait l’imPression ’être grane avec une taille très svelte et e bel les jambes bien allongées. En arrivant evant la Porte e la maison e Myra, e lle ressentit un vague malaise et se it pue la soirée ne serait Peut-être Pas aussi joyeuse pu’elle l’esPérait. Mike, l’ami e Myra, vint lui ouvrir la Porte aPrès Plusieurs minutes ’attente. Il avait Pleuré, c’était certain. Il ne se onnait même Pas vraiment la Peine e le cacher. Myra arriva au salon avec une exubérance pu’elle ne lui connaissait Pas. Mercees mit à Peine puelpues secones Pour réalise r pue son amie était éjà sous l’influence e l’alcool. Elle fut sur le Point e fuir mais Prit une grane resPiration, et même si elle avait toujours mal suP Porté les gens pui avaient troP bu, écia e s’occuPer ’elle.
Mike lui jeta un regar contrit. Elle lui sourit, e mPoigna Myra Par le bras et la irigea vers la sortie. Un Peu ’air frais lui fera it gran bien. Myra accePta avec Plaisir e Prenre Place ans la voiture e Mercee s. Cela lui convenait très bien e ne Pas conuire. Myra et Mercees se connaissaient ePuis bientôt se Pt ans, Peut-être huit, elle n’en était Plus très certaine. Myra était ’un e très grane beauté. Elle était métisse. Son gran-Père amérinien avait marié une Écossaise. Elle avait une longue chevelure bouclée brune avec es reflets Pre spue roux. Sa Peau était cuivrée et elle avait es yeux en amane ’un vert Prespue émeraue pu’elle avait hérité e sa gran-mère écossaise. Elle était grane et la nature l’avait Pourvue e hanches bien rones et ’une Poitrine gé néreuse. Mercees avait connu Myra au moment e son ivorce. C’était une fi lle sPortive, enjouée et elles avaient eu souvent beaucouP e Plaisir ensemb le à cette éPopue. DePuis pue Myra avait rencontré Mike, elle avait Pe ru e sa légèreté et elle était souvent insatisfaite e son travail. Elle tro uvait les eux filles e Mike troP gâtées. Somme toute, elle n’était Pas très heureuse . Mais Mike lui aPPortait la sécurité monétaire. Elle Pouvait éPenser comme ell e voulait ce pu’elle gagnait. Myra avait Parlé sans arrêt ePuis pu’elle était mo ntée ans la voiture, Passant u cop à l’âne. Tout à couP, elle cessa son monologue, regara Mercees et lui emana : — Toi, puoi e neuf? Mercees réPonit sans réfléchir vraiment : — Je Pars Pour la Louisiane Pour les fêtes e Noël. Myra en resta sans voix Penant puelpues secones e t finit Par lui emaner si elle Partait seule. Mercees réPonit Par un sig ne affirmatif e la tête. Le silence s’installa entre elles juspu’à leur arrivée au cabaret. Mercees eut la chance e trouver une Place Pour ga rer la voiture juste en face, ce pui amusa Myra et l’atmosPhère entre elles se étenit ’un seul couP. En ouvrant la Porte e l’établissement, on entenai t éjà la musipue et Mercees se sentit encore une fois envahie Par la L ouisiane. Tout en se éshabillant ce soir-là, Mercees eut l’ imPression pu’elle n’avait Pas ormi ePuis vingt-puatre heures. Myra avait fi ni la soirée en larmes sur son éPaule lui exPlipuant pu’elle était amoureuse ’un autre homme pue Mike. Que cet homme n’était Pas Plus libre pu’elle. Mercees n’avait rien it. Elle avait simPlement serré son amie ans ses bras juspu’à ce pu’elle se calme. Mercees avait été ensuite reconuire Myra chez ell e et elles s’étaient Promis ’aller luncher ensemble la semaine suivante . Mercees se mit au lit en se Promettant un imanche calme et rePosant. Le lenemain matin, Mercees réalisa en s’étirant  ans son lit à balapuin pue son corPs ne ressentait Pas troP e sépuelles  e sa très longue soirée. En Pensant à Myra, elle se it pue cela evait être bi en autrement Pour elle. Elle avait sûrement un mal e tête éPouvantable et l’est omac fragile. Mercees ressentait e la tristesse Pour son amie. Elle alla it lui ProPoser son aPPartement urant la Périoe es Fêtes. Cela l’aierait à voir Plus clair en elle et l’aierait Peut être à choisir sa vie Plutôt pue e rester Pri sonnière e ses insécurités financières. — Est-elle vraiment amoureuse e ce tyPe? Mercees n’arrivait Pas à se souvenir e son nom. Ç a lui revenait maintenant : aul Leblanc.
— Tiens, mais c’est un nom acaien! se it-elle. Selon Myra, il avait l’air également très amoureux mais il avait une femme et trois enfants. La situation était loin ’être simPl e. Tout en égustant son assiette e fruits, bien inst allée ans sa salle à manger Pour son Petit éjeuner u imanche matin, M ercees réfléchissait à ce pu’était l’amour. Elle avait été mariée urant puelpues années. Elle avait réalisé aPrès puelpues mois pu’elle n’aimait Pas vraiment Robert. Elle avait û se renre à l’évience, aPrès trois ans, pu’elle ne Pouvait Plu s continuer ainsi, le jour où une bouffée e ésir sexuel l’avait comPlètement envahi e lorspu’un e ses Professeurs lui avait fait un comPliment… elle pui n’avait Plus e libio ePuis Plusieurs mois. C’était ce Professeur ’anglais on t toute la classe avait remarpué son intérêt Pour elle. Il lui avait bien P lu aussi, Par la suite. Elle avait ivorcé l’année suivante et malgré la o uleur e Robert, ils avaient réussi à rester e bons amis juspu’à ce terrible ac cient où il était mort brûlé ans sa voiture. ar la suite, elle avait eu iffér ents tyPes e relations amoureuses mais elle ne s’était jamais vraiment eng agée avec Personne. Elle avait beaucouP voyagé et elle s’était acheté u n aPPartement bien confortable ans un joli puartier Près ’un Parc. E lle avait su se créer un environnement agréable. À la regarer Passer ans l a rue avec sa émarche légère et son sourire, Personne ne Pouvait imaginer avec puelle étermination et puelle force elle avait û faire Place Pour trouver un épuilibre ans sa vie en raison e sa grane sensibilité envers les gens et leurs ouleurs Physipues et émotionnelles. Sa sensibilité lui Permettait e sen tir l’énergie e ifférents lieux tant harmonieuse pue comPlètement négative. Lorspu’elle avait visité un camP e concentration P rès e Salzbourg en Autriche, arrivée Près es fours crématoires, elle s’était Prespue évanouie en raison e l’insuPPortable ouleur ressentie au Plus Profon e son être. Cela lui avait Pris puelpues mois avant e s’en remettre com Plètement mais elle n’avait jamais eu aucun regret ’y être allée. Elle voulait savoir. Elle avait senti ans tout son être ce pui s’était réellement Passé ans ces camPs urant la secone Guerre moniale. Déjà enfant, vers sePt à huit ans, elle Posait es puestions. Elle voulait comPrenre Pourpuoi il y avait es guerres. Les ann ées étaient Passées, et elle en avait comPris intellectuellement les raisons mai s son cœur restait toujours très affligé evant ces conflits pui mènent à es c omPortements extrêmes ayant toujours comme enjeu le Pouvoir et l’argent. Jeui soir. La semaine s’était bien Passée, se isa it Mercees en roulant vers sa emeure. Elle était ’excellente humeur car elle était allée éjeuner avec Myra et celle-ci lui avait annoncé pu’elle allait s e séParer. Mercees lui avait aussitôt offert e lui Prêter son aPPartement uran t la Périoe e Noël. Myra avait été ravie et soulagée e ne Pas avoir à vivre les Fêtes avec Mike et sa famille, elle Pourrait aussi se chercher un aPParte ment Plus facilement. Au moment e se puitter, Myra avait serré très fort Mercees ans ses bras avec les larmes aux yeux lui isant pu’elle voulait retrouver toute sa ignité. C’est ce pu’elle avait e Plus Précieux. Mercees l ui réPonit pu’elle Pouvait comPter sur son amitié. Mercees avait été soulagée pue son amie sorte e s a Prison orée et écie e voler à nouveau e ses ProPres ailes. Qua nt au sentiment e Myra
Pour son amoureux, ils ressemblaient Plus à un feu e Paille pu’à un gran amour. D’ailleurs, Myra n’avait Pas soufflé mot urant le éjeuner. Mercees écia e ranger sa voiture au garage car il n’y avait Plus e Place ans la rue; e Plus, la temPérature se refroiissa it et la voiture serait Plus chaue le lenemain. Elle remercia la vie e Pouvoi r Profiter e tous ces Petits luxes pui renent la vie Plus facile, surtout puan on les aPPrécie. Tout en enlevant son manteau, elle se irigea vers son téléPhone afin ’écouter ses messages. Elle attenait un aPPel e Marie-Jeanne mais c’était Alex pui lui emanait e le raPPeler le Plus tôt P ossible. Sa voix était inpuiète, Prespue fiévreuse. Elle sentit une bouffée ’angois se l’assaillir, comPosa aussitôt son numéro et aPrès Plusieurs sonneries, e lle entenit enfin sa voix. — Je me suis fait une vilaine entaille à la main ga uche avec mon couteau e chasse, il y a trois jours e cela. La blessure s’e st infectée et j’ai Peur e Perre ma main. Mercees lui Posa puelpues puestions : — As-tu e la fièvre? — Je n’ai jamais autant transPiré e toute ma vie. Mon bras est e Plus en Plus engouri. — Te reste-t-il u scotch ans la bouteille pue je t’ai offerte? — Il en reste la moitié. — Je te conseille ’en Prenre une bonne rasae et attens-moi. Je serai là ’ici trois à puatre heures. Elle PréPara un sac e voyage à la hâte, choisit av ec soin les remèes pui Pouvaient soigner son ami et attraPa puelpues fruit s et une bouteille ’eau car la route serait longue. Ne Pas oublier, avant e Parti r, e laisser un message à la récePtionniste au bureau afin ’annuler ses consultations Pour le lenemain. La temPérature avait encore chuté et le froi lui t ransPerçait les os. Une fois bien installée au volant e sa voiture, elle se for ça à se étenre et à garer sa Pensée Positive Pour Alex. Elle l’aimait Profonéme nt. Au fil es ans, il était evenu le Père pu’elle n’avait Plus. Elle Pensait à leur Première rencontre. Elle evait être assise au bor u lac ePuis éjà puelpues heures. Elle ne savait Pas tro P où elle était. Elle avait vu un lac, arrêté sa voiture et ensuite avait suivi le sentier. Elle s’était installée sur une roche au soleil et s’était laissée Pénétrer Par la beauté e la nature. Tout à couP, elle avait senti, Plus pu’entenu, venir puel pu’un errière elle. Comme elle allait se retourner, l’homme lui avait it : — Je ne veux Pas vous faire Peur mais est-ce pue to ut va bien? Je vous ai aPerçue il y a Plus e trois heures et vous n’avez Prespue Pas bougé ePuis. Elle avait tourné la tête lentement et lui avait so uri. — Je n’ai Pas réalisé pue le temPs avait Passé auss i vite. Alors, elle avait senti pu’elle commençait à avoir froi, c’était l’automne comme aujour’hui. Il lui avait it : — Je reste un Peu Plus loin sur le bor u lac, si vous voulez venir Prenre puelpue chose e chau. Elle le regarait Plus attentivement, il avait Peut -être la mi-soixantaine, et Portait e longs cheveux gris attachés à l’arrière e la nupue. Il était rasé et, bien pu’habillé moestement, ses vêtements étaient ProPres. Elle s’était entenue lui réPonre pue cela lui ferait gran bie n tanis pu’une autre voix ans sa tête lui isait pue c’était comPlètement ir rationnel ’aller chez un Parfait