On a tué le docteur

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Le réputé docteur Dhorme a été retrouvé dans son bureau, une balle dans le cœur.


Le détective Yves MICHELOT, ami du médecin, bien décidé à débusquer l’assassin, décide d’appeler le Baron de Carrier, un paralytique noté comme dernier rendez-vous du défunt.


Mais, alors que le notable s’apprête à parler dans l’appareil, à l’autre bout du fil, se fait entendre une détonation...


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EAN13 9782373478754
Langue Français

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Yves MICHELOT,
Détective
ON A TUÉ LE DOCTEUR !...
Roman policier
par Claude ASCAIN
CHAPITRE PREMIER
INCOMPRÉHENSIBLE...
— Chauffeur... Vite... Rue d'Astorg !...
— Diable, il a l'air pressé, le client !
En effet, Yves Michelot était très pressé. Un coup de téléphone venait de le prévenir que son ami, le fameux, docteur Pierre Dho rme avait été découvert dans son cabinet de consultation, la poitrine troué e d'une balle.
Michelot trouva l'inspecteur Rodier, de la P. J., p enché sur le corps inanimé, se livrant à des constatations.
— Un assassinat, dit l'inspecteur en se redressant. On n'a pas retrouvé l'arme. Il n'y a pas longtemps qu'on l'a tué, le ma lheureux est encore tiède.
Du premier coup d'œil, Michelot comprit que l'homme de la P. J. ne se trompait pas. Il remarqua la position du corps. On avait tiré au moment où le docteur s'était levé pour quitter son fauteuil.
— Qui a découvert le crime ?
— C'est le concierge... expliqua Rodier, qui ajouta :
— Habituellement, le docteur quittait son cabinet à six heures. Son infirmière était toujours partie. Comme il était sept heures e t quart, ledit concierge s'est étonné. Il est venu frapper à la porte. Sans répons e, il a hésité un instant, il a écouté...
— Et il est entré, finalement ?
— Oui. Avec l'aide de son passe-partout.
— Où est-il, en ce moment, ce concierge ?
— Chez lui. Sa femme s'était trouvée mal en apprena nt le drame, je lui ai permis de la soigner.
— Je voudrais bien le voir tout de suite, fit le gr and détective privé, d'un ton quelque peu impératif.
C'était Rodier qui l'avait fait appeler, il travail lait fort souvent avec Michelot dont les conseils étaient précieux.
Le concierge, mandé, apparut. Il avait l'air boulev ersé, il évitait de regarder le cadavre. Michelot l'interrogea :
— Est-ce que le docteur a reçu une visite vers... v oyons... sept heures ?
— Je ne sais pas... Oh !... Attendez... Oui, il me semble avoir entendu la
sonnerie électrique de sa porte d'entrée.
— Vous n'avez donc pas vu le client ?
— Non. J'étais dans la cour, de l'autre côté.
Michelot se mit à rechercher quelque chose sur le b ureau. Il ne trouva pas sans doute, car il ouvrit un tiroir. Sa main ramena un petit registre sur lequel on lisait : « Rendez-vous. »
Entre temps, le médecin légiste avait fait son appa rition. Rodier continuait d'interroger le concierge et Michelot feuilletait l e registre d'un doigt impatient.
— Il a été tué d'une balle dans le cœur, articula le médecin.
Michelot le savait déjà. Il s'adressa à Rodier :
— Regarde ceci... Intéressant...
L'inspecteur lut tout haut :
— Baron de Carrier... château de Pillette, par Char tres (Eure-et-Loir). Paralysie.
Il interrogea le détective d'un ton perplexe :
— Oui... Et alors ? Qu'en déduis-tu ?
— Tu n'as pas remarqué le jour et l'heure ? Ici, da ns la marge.
Rodier fit entendre un petit sifflotement.
— Ah !... ajouta-t-il. En effet... Aujourd'hui àsept heures...tu crois que... Et Voyons, Michelot... Un paralytique...
— Il faut téléphoner tout de suite au château de Pillette...
— Mais pourquoi ?
— Parce que, dans un cas de paralysie, surtout lors qu'il s'agit d'un homme aussi riche que le baron – dont j'ai déjà entendu p arler – c'est le docteur qui se dérange...
— Ma foi... Mais, écoute, il y a quelque chose qui cloche... À sept heures, le docteur était encore ici... Il a même reçu un clien t !
Les photographes et spécialistes des empreintes dig itales firent leur apparition. On les laissa travailler.
Dans la pièce voisine, Michelot parla d'un ton conc entré :
— Rodier... Tu n'ignores pas que le docteur Dhorme était une gloire de la science. De plus, j'éprouvais une profonde amitié p our lui, et il me la rendait. Je veux le venger... Sa mort me peine énormément... Et c'est une perte irréparable pour la société.
Michelot prit l'appareil téléphonique, il attendait la communication avec le château. Il songeait aux recherches scientifiques d u docteur, à cette découverte sensationnelle et qu'il tenait encore secrète, au s ujet des paralysies considérées, jusqu'alors, comme incurables...
— Allô... Allô... Le château de Pillette ?... Je dé sire parler au baron de Carrier... Vous dites ? Ah ! c'est vous-même ? Parf ait. Je voulais vous demander, baron, si...
Michelot eut l'impression que le récepteur lui écla tait à l'oreille. Une détonation assourdissante venait de retentir. Une e xclamation d'angoisse suivit...
Puis, plus rien. Le détective attendit vainement. I l contracta la mâchoire, reposa le récepteur :
— Un drame aux deux extrémités de la ligne !... gro nda-t-il.
Rodier écouta, confondu, le résumé des faits. Miche lot ajouta :
— C'est certainement un coup de revolver que j'ai e ntendu. J'ai le pressentiment que l'assassinat du docteur et ce qui vient de se passer là-bas ont un lien étroit !
Il prit son chapeau, allait s'élancer. Rodier le re tint :
— Où vas-tu ? Explique-moi !
— Plus tard, les explications... Quant à savoir où je vais, c'est très simple... Au château... Sans tarder... Je passerai chez moi p rendre mon assistant Claudin.
Rodier, abasourdi, tenta de placer encore quelques mots, mais le détective avait déjà disparu.
* * *
L'auto de Michelot franchit un portail imposant, el le s'engagea entre...