Rémoras

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344 pages
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Description

« Seuls les petits secrets ont besoin d'être protégés; les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique ». Marshall McLuhan
Trois anciens membres d’une cellule très spéciale des services de renseignement français décident de reprendre du service après une retraite de huit ans, afin d'échapper au « nettoyage » lancé par leurs anciens employeurs.
Dans leur sillage, ils entraîneront un cataclysme mondial qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel que vous le connaissez.
Qui sont vraiment ces trois « repentis » et peuvent-ils combattre le Cercle, ce groupe d’hommes discrets qui semble être aux commandes de la planète ?
« Rémoras » concrétise la mise en commun de deux approches complémentaires du thriller de politique-fiction, la plume se mettant au service d’une histoire inspirée de faits réels qui flirte constamment avec l’actualité.
Saurez-vous même distinguer la réalité de la fiction ?
Découpage des 60 chapitres du roman (422 pages en version papier) :
- Prologue
- 1 : "Ouverture"
- 2 : "Développement"
- 3 : "Attaque Priape"
- 4 : "Attaque Carpette"
- 5 : "Attaque Vulcain"
- 6 : "Echec"
- 7 : "Zugzwang"
- 8 : "Mat"
- Épilogue
Préface de John Bastardi Daumont, auteur de « Décryptage du mensonge et de la manipulation » (Editions La Martinière).

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Date de parution 07 octobre 2014
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Langue Français

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RÉMORAS
M.I.A
© M.I.A, février 2012. Tous droits réservés. Éditions Hélène Jacob, septembre 2012. CollectionThrillers. ISBN : 979-10-91325-03-5
Préface
Lorsque « Missing In Action », M.I.A, ma proposé de préfacer RÉMORAS, un honneur ressenti, uneémotion tangible m’ont envahi. D’une part, car l’ouvrage en question est dune qualité narrative exceptionnelle. Ceux qui le liront auront limpression immédiate dassister à un des meilleurs films despionnage que le cinéma contemporain peut produire. D’autre part, et cest à ce niveau que je fus le plus touché, car cest un roman à clefs. Et, malheureusement pour ce qui pouvait me rester de naïveté et de confiance en lÉtat, je connais les clefs dont il est question. Ce sont justement ces « clefs », que je vous laisse découvrir par vous-même, qui ont à la fois séduit et dissuadé plusieurs maisons déditions françaises contactées pour la publication de cet ouvrage. Séduites, elles furent, car les rebondissements sont présents quasiment toutes les quatre pages. Pendant toute l’histoire, et dès la première scène. Captivées, également, par les personnages, extrêmement charismatiques. Vandercarmere, spécialisé dans le retournement psychologique, Giraud, agent « Roméo » nouvelle génération, et Balard, plus imprévisible dans sa violence, constituent ce trio de choc utilisé pour les pires bassesses gouvernementales, tels des instruments, qui décide, un jour, de se retourner contre ses maîtres. Dissuasion elles ressentirent, car il est impossible décrire un roman despionnage avec autant de précision et de sous-entendus particulièrement éclairants pour le lecteur désireux den savoir plus sur le mystérieux monde des barbouzes, sans en avoir fait soi-même partie. Ce qui est le cas. À travers RÉMORAS, M.I.A n’écrit pas seulement un roman pour divertir le public. L’histoire de RÉMORAS est le miroir brisé d’une histoire réelle, reposant sur une trahison ignoble de l’État français à l’encontre d’une douzaine de soldats d’élite envoyés au suicide lors d’une mission où le soutien militaire opérationnel qui devait encadrer leur action a répondu, au dernier moment : « absent ». La plupart de ces soldats furent tués. Dautres survécurent en nageant des heures entières sous les rafales de tirs ennemis. Ceci à cause d’un motEt les poissons, cesabsent ». : « Rémoras, durent nager…M.I.A na pas oublié cette trahison. Mais a décidé de transformer les balles en fleurs en
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vous offrant la possibilité de lire cette charmante allégorie de secrets étatiques. Ils auraient pu agir autrement. Très facilement. Ils auraient pu utiliser les mêmes méthodes pour lesquelles ils ont été formés afin daller rappeler physiquement à leurs commanditaires si versatiles, installés dans un salon parisien devant un thé tiède, le sens du mot « honneur ». Ils ont réagi avec sagesse et ne lont pas fait. Ce que je peux comprendre. Néanmoins, cest une bien belle revanche de faire frissonner le Tout-Paris dans le secret des affaires uniquement avec du texte, une histoire, sans avoir besoin de sortir la moindre arme. Cest également une bien belle revanche que de voir lédition classique faire dans sa vêture ce qui lui reste de courage et de regarder, paisiblement, RÉMORAS côtoyer sur le marché numérique des auteurs comme Harlan Coben ou Stieg Larsson. Et devenir classé, en tant qu’e-book, au même rang que ces géants, toutes références confondues. Ce constat vous donnera une petite idée de la qualité du scénario qui vous attend. Car RÉMORAS a déjà, en quelques semaines à peine, réussi à dominer totalement le marché du e-book, jusqu’à rivaliser avec les plus grands auteurs d’espionnage, qui eux, éditent encore sur papier. Derrière chaque allusion se cache une histoire vécue. Dégustez-les bien. John Bastardi Daumont Avocat Major Master Sécurité intérieurepromotion 2005 Major Master Sciences criminellespromotion 2004 Auteur de «Décryptage du mensonge et de la manipulation» (Éditions La Martinière)
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Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants.Woodrow Wilson, président des États-Unis1913-1921 Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. David Rockefeller, Commission Trilatérale1991
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Prologue 21 décembre 2012
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«Alors que je m’adresse à la planète entière, de cette belle ville de Jérusalem qui fut le berceau des trois grandes religions qui nous ont guidés au cours des siècles… je me réjouis! Huit mois après la mort des trois terroristes qui ont détruit tellement de vies à travers le monde, et qui en menaçaient tant d’autres, je suis heureux de pouvoir vous dire que le chaos a cédé la place à la reconstruction. Ces hommes ont tenté de détruire les fondements de notre société, ils ont essayé de saccager le modèle capitaliste qui nous soutient, ils ont tout fait pour semer le doute dans vos esprits… et ils ont échoué! Devant vous, devant les chefs d’État assis derrière moi, je veux donc remercier ces hommes…Les remercier d’avoir involontairement permis de resserrer les liens qui unissent nos pays et leurs citoyens ; Les remercier d’avoir, bien malgré eux, permis à toutes les nations du monde volontaires d’intégrer l’Agence Internationale de Transition; Enfin, je veux les remercier d’avoir accéléré la mise en place du gouvernement mondial dont je suis aujourd’hui l’heureux président. Je suis heureux,car l’avenir s’annonce prospère! Nous tournons enfin le dos à une ère de divisions et de conflits sans fin, et nous voulons croire que ce changement sera durable. Et je pense que les présidents des états membres, qui sont aujourd’hui à mes côtés, seront d’accord avec moi pour saluer ce nouveau monde qui avance désormais sur un seul chemin.Et à ceux qui doutent encore, à ceux qui refusent d’ouvrir les yeux et d’accueillir l’avenir qui s’offre à nous, je ne dirai qu’une chose… une citation tirée de la Bible, mais qui trouvera un écho universel dans le cœur de chaque homme et femme de bonne volonté vivant sur cette planète…Méditez les mots que Paul adressa aux Thessaloniciens…Car vous savez très bien vous-mêmes que le jour du Seigneur vient ainsi quun voleur pendant la nuit. Quand les hommes diront :Paix et sûreté !, cest alors quune ruine soudaine fondra sur eux comme la douleur sur la femme qui doit enfanter, et ils ny échapperont point. Mais vous, frères, vous nêtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. Oui, vous êtes tous enfants de lumière et enfants du jour ; nous ne sommes pas de la nuit, ni des ténèbres.
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Ces mots nous parlent à travers les siècles, et nous disent que nous sommes enfin prêts à accueillir une nouvelle ère ! Une ère de prospérité et d’abondance! Une ère de paix et de sécurité pour tous ! Une ère de lumière qui nous éclairera pour les siècles à venir ! Alors… encore une fois, merci à ces hommes qui ont tenté sans succès de nous repousser dans les ténèbres…Car en échouant, ils ont fait jaillir du monde les fondations d’un ordre nouveau!…».
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1OUVERTURE
Seuls les petits secrets ont besoin d; les plus gros sont gardés parêtre protégés lincrédulité publique. Marshall McLuhan
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Chapitre 111 septembre 2001
Assis sur un canapé à moitié défoncé, les quatre hommes fixaient l’écran de la télévision sans parvenir à détacher leur regard des images irréelles qui défilaient en boucle devant leurs yeux. Depuis plus de vingt minutes, ils écoutaient sans y croire les commentaires presque hystériques des reporters qui couvraient l’effondrement des tours du World Trade Center à New York et avaient la sensation déplaisante de baigner en plein cauchemar. L’un des hommes, visiblement plus affecté que ses compagnons, se leva soudainement en dépliant sa longue silhouette, renversa au passage la table basse placée devant lui, et se retourna vers les trois autres. Mais c’est quoi ce bordel? Ce n’était pas du tout prévu comme ça ! L’un de ses compagnons, un homme petit et corpulent qui semblait imperturbable malgré les images qu’il venait de voir, le regarda d’un air peu ému.Nous ne savions pas ce qu’ils feraient exactement et maintenant nous sommes au courant, voilà tout. C’est le résultat de l’opération de préparation. Nous nous étions juste trompés en pensant qu’ils s’en serviraient au Pakistan.merde, ils ont fait sauter leurs propres citoyens ! Des civils, des touristes, des Mais types qui se trouvaient dans ces tours,mais qui n’avaient rien à foutre dans cette histoire! Les deux autres hommes les écoutaient sans rien dire, encore trop choqués pour réagir. ne sert à rien que tu réagisses comme un amateur. Nous avons accompli notre Ça mission, nous avons permis à Atta et ses collègues de mener leurs tests, et on peut dire que nous avons bien bossé, quand on voit qu’ils ont réussi à faire s’effondrer deux bâtiments de cette taille d’un seul coup.Comment tu peux rester assis tranquillement, en me disant que c’estjuste un foutu ajustement de cible? Bon sang, ils nous ont embauchés pour préparer un crime d’État ! Nous sommes complices dans une attaque contre les citoyens américains, putain de merde ! Parce que tu aurais eu meilleure conscience si les cibles avaient été des pauvres cons de Pakistanais? Voir les attaques se produire dans un pays situé suffisamment loin d’ici t’aurait causé moins de soucis? C’est la mission, et c’est comme ça! Le troisième homme décida de se joindre au débat et leva les mains en signe d’apaisement.
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