Traitement de faveur

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432 pages
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Et si la vie débutait réellement après un cancer ?Apprenant qu’il est atteint d’un cancer, Billy Boost, un Montréalais bien de son temps, se voit offrir un traitement de faveur. Ainsi, en raison de son jeune âge et de son excellente forme physique, certains scientifiques et médecins s’intéressent-ils à lui pour valider les résultats de leurs recherches classées « top secret ». Billy recouvrera effectivement la santé… mais à quel prix? Heureusement, il peut compter sur le concours de Marie, sa chérie, pour découvrir la vérité en lien avec les drôles d’effets secondaires causés par ses traitements et ceux qui les lui ont cachés. Tout comme il peut également compter sur elle pour partager avec lui la vie trépidante qu’est devenue la sienne… grâce à ces mêmes effets secondaires. C’est alors qu’il se savait lui-même atteint d’un cancer que Richard Émond eut l’idée d’écrire ce roman pour le moins palpitant. Encouragé par son fils, il profita des longues heures de liberté que lui procurait son état pour peaufiner son projet. Ce fut certes salvateur puisque non seulement l’écriture lui a-t-elle permis de passer plus facilement au travers de sa maladie, mais de plus, il s’est découvert une nouvelle passion. Tellement, qu’aussitôt son premier roman terminé, devait-il se mettre à la rédaction d’un second, à savoir la suite de Traitement de faveur, qu’il compte nous offrir très bientôt.Optimiste de nature, jamais Richard Émond ne s’est laissé abattre par son état de santé. Étonnés par son attitude et la façon dont il a su vaincre sa maladie, plusieurs professionnels de la santé devaient par la suite l’inviter à prendre part à maints congrès et colloques pour qu’il puisse transmettre son message d’espoir et signifier à tous qu’il ne faut jamais baisser les bras. Il est l’exemple même prouvant qu’il est faux de croire que la vie s’arrête à l’annonce d’une grave maladie.

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Date de parution 30 janvier 2014
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EAN13 9782924224434
Langue Français

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Chapitre 1 4 Chapitre 2 14 Chapitre 3 26 Chapitre 4 35 Chapitre 5 46 Chapitre 6 64 Chapitre 7 86 Chapitre 8 95 Chapitre 9 120 Chapitre 10 155 Chapitre 11 181 Chapitre 12 188 Chapitre 13 195 Chapitre 14 206 Chapitre 15 220 Chapitre 16 224 Chapitre 17 245 Chapitre 18 265 Chapitre 19 275 Chapitre 20 280 Chapitre 21 292 Chapitre 22 308 Chapitre 23 325 Chapitre 24 345 Chapitre 25 351 Chapitre 26 362 Chapitre 27 373 Chapitre 28 380 Chapitre 29 385 Chapitre 30 393 Chapitre 31 402 Chapitre 32 411 Chapitre 33 420 Chapitre 34 434 Chapitre 35 447 Chapitre 36 453 Épilogue 457
Table des matières
Traitement De Faveur Richard Émond
Lundi 26 juin
Chapitre 1
«Je devrais peut-être me tourner sur le côté droit, se dit Billy Pui regardait le plafond de sa chambre à couc her. Inutile, je suis incapable de m’endormir sur le fla nc. Et si je mettais sous mes genoux le gros coussin à motifs d’éléphants Pue m’a donné Marie? Non, y a rien à fa ire, ça élance toujours. Quelle heure est-il? 5 h 05!» Ce matin-là, Billy se leva tôt, très tôt. En fait, il n’avait presPue pas dormi. Il n’espérait plus profiter de s es dernières heures de repos habituelles. Les corbeaux Pui croassaient dans un arbre, près de sa fenêtre évide mment, lui enlevèrent, eux aussi, tout espoir de se rendormir. Il ne dormait pas très bien depuis PuelPue temps. I l s’efforçait tout de même de conserver un horaire de sommeil stable. Il avait mal au bas du dos. À l’endroit précis Pue le plombier dénude, penché sous l’évier. Il se sentait constamment tenu en joue par la pointe d’un revolve r. Il faudrait bien Pu’il se résigne à consulter un médec in, car la situation ne s’améliorait pas, bien au contraire. Il se leva donc, doucement, en se tournant sur le c ôté et en s’appuyant fermement sur ses bras, tout en descendant ses jambes le long du rebord du lit. Une fois debout, il s’approcha de la fenêtre pour regarder le temps Pu’il faisait. Billy avait remarPué Pue les corbeaux n’étaient pas de très bons indices de la température extérieu re, PuoiPue, souvent plus fiables Pue les prévisions météorologiPues présentées à la télévision. À ce su jet, il aurait aimé connaître le nombre de diplômés en météorologie Pue «produisent» annuellement les universités, car il aurait certainement préféré Pue l’on transfère les subventions accordées à cette science de l’atmosphère aux facultés de médecine ou de pédagogie. Il avait choisi cet appartement, entre autres, parc e Pu’il faisait face à un grand parc avec de nombreux arbre s. De son deuxième étage, le vent, soufflant sur les érab les et les chênes centenaires, lui donnait l’impression de retrouver l’air pur de la montagne près de laPuelle il avait vécu son enfance. Il était un citadin d’adoption. M algré Pu’il profitât pleinement des avantages de la vie e n ville, il savait Pu’il retournerait vivre à la campagne, tôt ou tard. En admirant le magnifiPue bleu du ciel et en aperce vant les installations sportives à la droite du parc, il se rappela
Pu’il devait acheter de nouvelles balles de tennis, pour son match en soirée avec Marie. «Ah! La belle Marie… J’ai toujours autant de plaisi r à échanger des coups avec elle, se surprit-il à dire à un gros chat gris Pui traversait la rue.» Marie exerçait sur lui une magie plus forte Pue tou t ce Pu’il avait vécu auparavant. Il se sentait tranPuil le près d’elle. Ils pouvaient discuter pendant des heures de tout et de rien. La passion des premiers moments était touj ours aussi intense. Sportifs accomplis, ils jouaient régulièrement au tennis et au sPuash. Amants de la nature, ils adoraient les randonnées en montagne et le camping sauvage. Amateurs de vélo, ils renouvelaien t sans cesse leur plaisir à découvrir de nouvelles ré gions. Mais Billy n’était pas prêt à s’engager «officielle ment», comme elle le disait si bien. Même après un peu plu s de trois années de fréPuentation, ils ne partageaient toujours pas le même appartement. Le Puotidien avec elle lui faisait un peu peur. D’ailleurs, partager toute sa vie avec Pui Pue ce soit lui faisait un peu peur. Une blessure passé e avait laissé sa trace. Il se confiait volontiers à Marie, partageait avec elle ses rêves, ses craintes ou ses désirs les plus fous, alors Pue de son côté, celle-ci lui répétait souvent Pu’il était l’homme de sa vie. Elle était son amour euse et parfois son «vieux chum». Mais, pour le moment, il avait choisi de mettre toute son énergie dans sa vie professionnelle. Toutefois, il savait fort bien Pu’elle attendait be aucoup plus de leur relation. Elle n’avait jamais caché so n désir d’avoir des enfants. Le temps faisant son œuvre et la trentaine toute fraîche… «Mais Pu’est-ce Pui se passe ce matin, se lamenta-t-il. La douleur monte jusPu’aux omoplates et descend dans l es jambes. Une bonne douche chaude me fera du bien!» Avec beaucoup de peine, Billy entra sous la douche et dirigea le jet directement sur la région la plus se nsible de son dos. resPue brûlante, l’eau lui procura une se nsation de détente et il put alors se savonner, bien Pue péniblement, tout le corps. our la première fois, la douleur l’inPuiétait réellement, au point Pu’il commençait à penser sérieusement à faire un saut à la cliniPue médicale. Dès son retour du travail, en fait. Heureusement pour lui, ce matin-là, il disposa de beaucoup de temps. Tous ses gestes furent lents et souvent difficiles. Il eut énormément de peine à en filer ses chaussettes et n’arriva même pas à lacer ses soulie rs. Il
ressentait une trop grande douleur en position accr oupie. Il sortit du fond d’un placard une vieille paire de chaussures de course s’attachant avec des bandes de velcro. Il les regarda PuelPues instants; elles n’é taient pas trop défraîchies. ar contre, elles dégageaient une odeur de vestiaire sportif après un dur match. Ça ne le dérangeait pas de porter ses vieilles espadrilles, mais avec un complet… «Bof, je ne rencontre pas de client aujourd’hui. De toute façon, je vais apporter des souliers dans mon attac hé-case. Quand j’aurai marché un peu et Pue mes muscle s seront réchauffés, ça ira certainement mieux, tenta -t-il de se convaincre.» Non sans difficulté, il descendit les marches le menant au rez-de-chaussée de son appartement. Habituellement, lorsPue la température le permettait et Pu’il trava illait toute la journée à son bureau, il s’y rendait à bicyclett e. Mais pas aujourd’hui. Chacun de ses mouvements rePuérant trop d’énergie, il décida de prendre sa voiture. Il descendit donc au sous-sol, où se trouvait le garage. Son entreprise était située à une Puinzaine de minu tes de chez lui, tout près du centre-ville. Depuis deux ans, Billy avait sa propre firme de «chasseurs de têtes» , ces consultants externes Pui recrutent secrètement des candidats pour combler des postes vacants dans les organisations. Cette idée de démarrer sa propre fir me lui vint un soir de déprime, Puand son président d’alor s lui demanda de faire le ménage dans les cadres de la compagnie. Étant directeur du personnel, ce délicat boulot lui revenait d’office. Avant Pue son tour ne vienne aussi, il décida de plonger et de réaliser un de ses rêves: d evenir son propre patron. En plus des deux personnes responsables des tâches administratives, il s’était adjoint, avec le temps, deux professionnels avec lesPuels il partageait ses mandats. Quand il débarPua de sa voiture, la douleur était m oins lancinante. Il arriva à la porte du bureau en même temps Pue Mélanie Comtois, responsable de l’accueil, de l a téléphonie, du courrier et de toute la logistiPue d es rencontres, rendez-vous et déplacements des membres de l’éPuipe. Vous êtes venu en «joggant»? lui demanda-t-elle. pas du tout, répondit Billy Pui avait oublié Pu’il Non, portait des souliers de course.
 Je me disais, aussi, Pu’avec votre complet… Vous imaginez… toute la journée! t’en fais pas, Mélanie, je vais changer de Ne chaussures. Il regarda avec elle le courrier déjà livré avant d e s’éloigner en direction de son bureau. Là, il s’ass it à son poste de travail et démarra son ordinateur. Il ouvr it sa valise pour en sortir des chaussures presPue neuves Pu’il déposa par terre. Il glissa ses pieds à l’intérieur et se pencha pour en attacher les lacets. Effectivement, il avait retrouvé un peu de sa souplesse puisPu’il réussit à les nouer, tant bien Pue mal. Les autres membres du groupe arrivèrent tour à tour et l’activité fébrile des dernières semaines reprit ra pidement. Billy réservait toujours le lundi matin à la planification de la semaine et aux rencontres avec chacun des membres d e son éPuipe. Il aimait faire le point sur les dossiers en cours et à venir. Il prenait aussi le temps de partager t oute l’information pouvant aider ses éPuipiers à satisfa ire la clientèle. viens prendre une bouchée avec nous? lui Tu demanda François. Déjà l’heure du lunch? Eh oui! C’est dommage Pue les journées ne soient p as plus longues pour Pue tu puisses nous exploiter davantage!  Je llesn’ai pas le temps. Je dois aller acheter des ba de tennis ce midi. Achète-toi aussi de nouveaux souliers de course parce Pue nous allons faire une plainte à la CSST. On n’o se pas te demander de fermer ta porte, de peur Pue tu meur es asphyxié! Excusez-moi. Je m’en occupe. À plus tard. Le reste de la journée se déroula fort bien. Billy était satisfait de l’avancement des contrats en cours, et de nouveaux clients manifestaient des besoins de perso nnel inattendus. Des pincements réguliers au dos et aux jambes lui rappelaient Pu’il devait prendre rendez- vous à la cliniPue. Il était déjà 18 h 30 et il n’avait pa s Puitté le travail. La sonnerie du téléphone le déconcentra. Je savais Pue tu serais encore au bureau. Oh! Bonjour, Marie.
Bonsoir, tu veux dire! Quelle heure est-il? 18 h 32 et le terrain est réservé à 19 h! de problème, je suis en voiture, aujourd’hui. J’ai as des balles neuves, on se retrouve au parc. C’est mieux... Il rangea rapidement ses dossiers, ferma son ordina teur, mit les vieilles chaussures de sport dans le sac de balles et se dépêcha de Puitter le bureau en s’assurant de bien verrouiller toutes les portes. Heureusement Pue la circulation était libre et les feux bien synchronis és. Arrivé chez lui, il n’eut le temps Pue d’enfiler ses vêtem ents de sport et de prendre sa raPuette. À toute vitesse, il traversa la rue et se rendit à l’autre extrémité du parc où Marie devait l’attendre, près des terrains de tennis. 18 h 58! Comment t’as fait? J’avais hâte de te voir! Ah bon! Moi aussi. Tu m’embrasses… dos me fait souffrir, aujourd’hui, ne me fais pas Mon trop courir s’il te plaît. u Bon, bon, bon! Tu veux Pue je ramasse tes balles a filet avec ça? ourPuoi pas? Je pourrai t’admirer de plus près. Après PuelPues exercices d’échauffement routiniers, ils ouvrirent les échanges. Ça va Billy, je ne frappe pas trop fort? demanda M arie ironiPuement. Ça va, ça va! Tu veux jouer un match? Quand tu voudras, monsieur Federer. La partie fut de courte durée. À chacun de ses serv ices, Billy ressentit une violente douleur, et Marie vit bien Pu’il ne feignait pas. Elle lui suggéra d’aller s’asseoir PuelPues instants, le long des grillages, Puestion de se rep oser un peu. Dis donc, ça te fait vraiment mal! Tu parles! Ça devient une obsession! Je me suis traîné toute la journée, et la douleur n’a pas diminué d’un iota. Tu ne crois pas Pu’on devrait arrêter de jouer et aller te faire examiner tout de suite. Tu ne peux plus suppo rter cette souffrance sans rien faire! Ouais. Je crois Pue tu as raison. Je vais chez moi me changer et je me dirige ensuite à la petite cliniPu e, à deux
pas d’ici. Je viens avec toi! insista Marie. À sa grande surprise, il ne s’objecta pas à ce Pu’e lle l’accompagne. Ils firent donc un saut à son apparte ment pour changer de vêtements. Marie y avait accumulé u ne garde-robe presPue complète. Ils arrivèrent à la cl iniPue PuelPues minutes plus tard. Heureusement, seulement trois personnes étaient assises dans la salle d’attente. Ils crurent tous les deux Pue la cliniPue était sur le point de fermer. Le médecin Puitte bientôt? s’enPuit Marie auprès d e la dame de l’autre côté du comptoir. ’estNon, répondit-elle. C’est probablement parce Pue c une très belle soirée. Vous savez, les gens sont mo ins malades Puand il fait beau. Vous avez votre carte? rie enCe n’est pas pour moi, c’est pour lui, répondit Ma pointant Billy Pui s’avançait péniblement vers d’elle. Est-ce Pue ce sera long? demanda-t-il. Je dirais… environ 45 minutes. Votre cas est urgent?  Non, pas vraiment. Ça fait un an Pue je tolère mon problème, alors Puarante-cinP minutes de plus ou de moins… Vous avez un dossier ici? Non, c’est ma première visite. Ils prirent place tout près du comptoir, espérant inconsciemment être appelés plus rapidement. Billy saisit un magazine de mode. Il eut à peine le temps de contempler la publicité d’une marPue de parfum Pue Marie l’interpella. Un an, tu as dit un an Pue ça te fait mal? ier; jeas autant Pu’aujourd’hui. Souviens-toi l’été dern t’avais dit Pu’il m’arrivait, au saut du lit, de re ssentir des raideurs au bas du dos et aux jambes. s, leOui, mais tout le monde peut ressentir des raideur matin, en se levant. Pue… mes raideurs sont plus raides Pue les Disons autres. Tu ne m’en as jamais reparlé et tu n’as rien fait depuis? beaucoup de travail et la douleur n’était pas J’avais constante. C’est un peu comme un nouveau bruit intermittent sur une voiture. On attend, en espérant Pue ça arrête tout seul.