Une macabre substitution

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65 pages
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Description

Marius PÉGOMAS, le célèbre détective marseillais, est chargé par une compagnie d’assurance de confirmer l’identité de la victime d’un accident de voiture avant de verser la prime aux bénéficiaires, les deux frères du défunt.


Mais si l’enquête permet d’établir que le comportement des résignataires est étrange, elle met surtout en lumière des détails immisçant le doute quant à l’aspect accidentel du décès...


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EAN13 9782373477153
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
***
EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
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***
UNE MACABRE SUBSTITUTION
De
Pierre YRONDY
***
**
*
CHAPITR EPREMIER
UN VOYAGE INTERROMPU
À Nantes, au restaurant le« Crocodile », deux clients s'étaient installés à une table. Aussitôt le personnel de la maison s'éta it empressé.
Mais, les deux nouveaux venus avaient repoussé les offres.
— Tout à l'heure, nous attendons quelqu'un ! déclar èrent-ils au maître d'hôtel.
— Vous pouvez même mettre deux autres couverts, en attendant, ajouta l'un d'eux.
Tandis que les serviteurs apportaient les deux couv erts et achevaient de dresser la table, les clients regardèrent l'heure.
Ils manifestèrent quelque surprise.
— Tout de même, Louis, ne trouves-tu pas que c'est inquiétant ?
— Mais non, Romain, calcule. Michel est parti ce ma tin pour Saint-Nazaire...
— Justement, il devrait être revenu...
Très normalement, Louis retraça l'emploi du temps p révu, afin de rassurer l'inquiet.
— Réfléchis donc, Romain. Notre frère nous a quitté s dans sa voiture, à huit heures. Il faut une heure une heure un quart pour a ller de Nantes à Saint-Nazaire. Donc, il est arrivé là-bas vers neuf heure s et demie.
— Et... à midi, il devrait être de retour depuis au moins une heure...
Louis Dalidaire eut un léger haussement d'épaules.
Il reprit :
— Tu ne calcules que le temps strictement nécessair e aux deux voyages aller et retour. Mais, tu sais bien que Michel alla it chez notre ami Jean Baratro, qu'il devait ramener ici, pour déjeuner avec nous.. . Admets que, peut-être, Jean n'était pas présent chez lui lors de l'arrivée de M ichel... Admets qu'il n'était pas prêt, qu'ils ont bavardé avant le départ, qu'un imp ortun est survenu ou que, peut-être aussi, une panne sans gravité les a immobilisé s en route...
— Toujours Romain Dalidaire.
est-il
— Attendons-le !...
que
Michel
n'est
pas
de
retour...
remarqua
Des minutes passèrent, sans que l'on vît apparaître les voyageurs attendus.
Malgré les explications rassurantes de Louis Dalida ire, Romain commençait de manifester une vive inquiétude.
À mesure que le temps passait, ses craintes semblai ent de plus en plus fondées. Et, en tout cas, les explications de Miche l devenaient insuffisantes.
Rien n'expliquait l'absence de Michel...
En admettant qu'il n'eût pas trouvé son ami Jean Ba ratro à Saint-Nazaire, ne pouvait-il pas avertir téléphoniquement ses frères et sœurs à Nantes. Ils avaient pris soin, tous les trois, de décider dans quel res taurant ils offriraient à déjeuner à Jean Baratro.
Dans ces conditions, Michel savait où il pourrait e ntrer en conversation avec ses frères.
— Au contraire, opposait Louis, s'il lui était arri vé quelque accident grave ou simplement sérieux, il nous aurait déjà prévenus ! C'est ce silence qui me fait croire à quelque incident sans la moindre importanc e ! S'il ne nous prévient pas, c'est qu'évidemment, il va arriver...
Que pouvait-on redouter pour Michel ?
Il conduisait très prudemment, sans faire d'excès d e vitesse !
Les trois frères n'avaient-ils pas quitté Montélima r où ils avaient une fabrique de nougats, pour se rendre en vacances, à Irún, et remonter toutes les côtes jusqu'à Nantes. Jamais le moindre incident n'était arrivé. Jamais l'auto n'avait eu la moindre défaillance. Sous la conduite de Michel, elle avait accompli ce long parcours dans les meilleures conditions.
Tout à coup, Romain Dalidaire bondit :
— Suis-je assez sot. Il y a un moyen très simple d'être renseigné...
— Lequel ?
— Téléphoner à Jean Baratro. Ainsi, nous saurons si Michel est arrivé chez lui...
— Oui...
Romain Dalidaire se rendit aussitôt à l'appareil té léphonique.
Il demanda la communication avec Saint-Nazaire.
Mais, au bout de quelque temps d'attente, il fut av isé par la poste de Nantes que le numéro appelé à Saint-Nazaire ne répondait p as.
— Tu vois ! conclut aussitôt Louis Dalidaire !... C ela signifie que Michel est bien arrivé chez Jean Baratro et qu'ils sont repartis ensemble, comme prévu !...
Cette supposition, à première vue, pouvait paraître logique.
Il était possible que les deux jeunes gens eussent été retardés au cours de leur voyage Saint-Nazaire-Nantes...
Pourtant, à une heure et demie, n'y tenant plus, et malgré les raisonnements de son frère, Romain décida de partir pour Saint-Na zaire, dans une auto de louage.
On se demandait, évidemment, quelle utilité pouvait avoir ce voyage.
Se porter au secours des disparus ?
C'était bien hasardeux. Romain pouvait parfaitement accomplir le parcours Nantes-Saint-Nazaire sans rencontrer son frère et s on camarade ! Il suffisait que la voiture fût en réparation dans quelque garage... et que les deux automobilistes attendissent dans un café la remise en état du véhicule pour que Romain ne s'aperçût de rien !
D'autre part, le retard de Romain Dalidaire n'était -il pas motivé par quelque détour imprévu décidé en cours de route ? Qui prouv ait qu'au retour, à l'instigation de Jean Baratro, un autre itinéraire n'avait pas été emprunté ?
— Tu as toutes les chances de faire un Louis Dalidaire !
voyage inuti le, remarqua
Mais, Romain, entêté et inquiet, persista dans son intention.
— Tu resteras ici ! S'ils arrivent, tu leur apprend ras mon départ ! Voilà tout !
À une heure et demie, Romain Dalidaire, qui avait t raité avec un garagiste de Nantes, partait à son tour sur la route de Saint-Nazaire.
L'impatience de Romain se traduisit par une rapide accélération. Et le parcours fut franchi dans les délais les plus court s. Malgré tout, Romain observait attentivement, à chaque village et cherch ait, sur la route, la moindre trace susceptible de le mettre sur la piste des dis parus. À plusieurs reprises, il s'arrêta dans des garages, donna le signalement de la voiture de son frère et tenta d'obtenir une indication concernant le passag e de l'auto.
Mais aucune indication ne lui fut fournie.
Le fait n'était pas anormal.
Michel avait fait le plein d'essence avant de quitt er Nantes. Donc, si nul incident n'était survenu, il n'avait aucun besoin d e s'arrêter dans un garage, ni à l'aller ni même au retour.
En arrivant à Saint-Nazaire, Romain Dalidaire remar qua qu'une certaine effervescence se manifestait.
Des petits groupes se formaient, commentant un évén ement.
Poussé par un pressentiment, Romain s'enquit du fai t qui motivait ces
commentaires.
Dès les premiers mots, il pâlit.
Une auto, à la suite de circonstances encore inconn ues, avait quitté la route entre Saint-Marc et Saint-Nazaire. Elle avait franc hi une courte prairie et était tombée d'une hauteur de quinze mètres sur les roche rs. Le véhicule s'était écrasé. L'homme qui la pilotait avait été tué dans la chute avant même que d'être noyé.
Aussitôt, Romain Dalidaire se rendit sur les lieux de l'accident.
Chemin faisant, il tenta de se rassurer.
Si Michel Dalidaire s'était rendu par le chemin normal de Nantes...